• Doullens (Dorlens/Durlens)

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    • édification par la charte communale acquise en 1202 par le comte Guillaume de Ponthieu, confirmée en l'année 1221 par le roi Philippe-Auguste
    • construit en : 
      • 1275 : première mention d'un beffroi à Doullens, à l'angle des rues du Pont-Maurice et du Pont-à-l'avoine
      • 1286 : le seigneur de Beauval et châtelain de Doullens fait élever son hôtel avec donjon dans la rue du Bourg, siège de la châtellenie, cette tour est alors plus élevée que le beffroi communal
      • 1363 : les bourgeois de Doullens achète la tour de Beauval pour en faire son beffroi
      • 1386-1406 : installation d'un chapelle. Une prison s'y trouve également
      • XVe et XVIe siècles : destruction partielle (la dernière en 1595 lors de l’incendie de la ville par les Espagnols) et reconstruction, la dernière en 1613, seule la salle du rez-de-chaussée voûtée en croisée d'ogive date du XVe siècle (restaurée en 1970)
      • 1736 : la fonction de guetteur disparaît
      • 1781 : la porte supérieure est reconstruite et destruction importante de la structure interne
      • 1790 : murage des fenêtres du premier étage
      • 1861 : installation de l'horloge
      • 1898 : construction de l'Hôtel de Ville par l'architecte Anatole Bienaimé
    • architecte : commande du seigneur de Beauval, châtelain de Doullens
    • style : régional typique de l'époque d'Henri IV et Louis XIII
    • matières : briques rouges, pierre à pointe de diamant dites aussi à losange ou à bossage
    • hauteur : 28 mètres (81 marches) et 4 étages :
      • 1er étage : système des poids permettant le mécanisme de l'horloge
      • 2e étage : l'horloge du Beffroi 
      • 3e étage : 3 coches dont "Jeanne d'Auxi"
      • 4e étage : poutre centrale située au dernier étage (portant l'inscription : BELFFROI FAIT PAR ALEXIS BASLÉE ET CHARLE ANTOINE DAVELÜ ET PAR CF. JOSEPH DAVELÜ) et la charpente en bois du dôme, et les vitraux
    • lieu : ancienne Maison Communale (échevinage) - 69, rue du Bourg - 80600 Doullens
    • renferme : 
      • anciennement maison communale ou échevinage, avec magasin pour les troupes par la porte centrale, prison, chapelle, salle de la prévôté royale, salle de l'élection, salle de la justice, grenier à sel
      • actuellement porte de gauche corps de garde, porte de droite prison (aujourd'hui Office du Tourisme), porte centrale s'ouvre sur un vestibule voûté (restauré en 1970)
    • visitable : non. Cf. ici des photos de l'intérieur de la tour
    • inscrit : 
      • Monument Historique en 1862 et à l'inventaire supplémentaire le 18 mai 1996
      • en 2005 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO
    • cloches : 3 cloches, dont le bourdon Jeanne (fondue en 1541), volée par les Espagnols en 1653 à Auxi-le-Château, récupérée par les Doullennais puis acheté aux Auxilois qui la réclamaient et firent deux procès. Elle a été refondue en 1774
    • légende / anecdote :
      • Doullens (sans prononcer le 's') se trouvait parfois aussi écrit Dourlens dans les documents anciens, et son origine est inconnu : entre étymologie celtique (Dol (Dolen) se traduisant en français par méandre, Doullens est arrosée par l'Authie), suffixe germanique -ing sur nom de personne (Thorellus suivi du sufixe -ing-os), ou nom de personne gaulois Donnos... On trouve Donincum en 931, Dorlens en 1075 et Dourleng en 1147, Durlenz  au XIIe siècle
      • une trappe permettait aux prisonniers de suivre la messe se déroulant dans la chapelle, contiguë à la prison
      • le campanile du beffroi est penché vers l'avant et la tour se trouve un peu sur la gauche par rapport au centre de la façade de la maison communale
      • on doit remonter à la main les poids de l'horloge du XIXe siècle deux fois par semaine
      • le cardinal de Rochelieu le visita pendant le siège d'Arras en 1640, et Louis XIV et le dauphin y auraient dormi en 1678
    • Carnaval : Si la ville tente de renouer avec son passé historique de ville frontalière (Association visant à la préservation du site de la Citadelle et organisant des visites), elle a relancé à la mi-mars 2007 une animation urbaine de parade du géant local, Florimond Long Minton, tombée en désuétude. À cette fin, et puisque les deux exemplaires antérieurs (structure rigide en osier) furent successivement détruits par la guerre (bombardement de 1944) et le temps, une troisième version (gigantesque marionnette articulée) fut créée (wikipedia).

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