• Lens

    en haut à gauche : Album de Croy-1569-1648)
    au milieu à gauche : de 1908 à 1912 avec annexe
    en bas à gauche : de 1913 à 1917
    en haut à droite : 1926 à 1942
    en bas à droite : reproduction sur le socle de la statue de Basly (maire et architecte)
    en bas au milieu : Hôtel de Ville depuis 1966


    La « Maison de Ville » se trouve a peu près à l’emplacement de l’actuel Hôtel de Ville. Il faudrait remonter aux temps anciens pour trouver l’origine de la municipalité de Lens. On trouve trace d’échevins dès 1255 qui étaient à la fois juges et administrateurs. Les échevins, parmis lesquels était désigné le Maire, étaient nommés par le Comte et l’envoyé du Roi. A l’aube du 16ème siècle, les échevins nommaient eux même leur successeur.

          En 1756, l’échevinage exercait encore la haute, moyenne et basse justice. Le lieu de justice se trouvait à l’extérieur du bourg en direction de Pont à Vendin. On apperçoit sur la peinture la « justice à trois piliers » (au dessus du chiffre 10) à l’orée du Bois de Lens.

         Près de la Maison de Ville avec la même architecture, sur la gauche de la peinture, on apperçoit la Halle dont la construction remonte au 13ème siècle.  Certains jours de la semaine, on y exposait en vente toute sorte de marchandises. Sous Louis XI, les marchands n’avaient pas le droit de négicier à moins de deux lieues du bourg s’ils n’avaient pas exposé leurs marchandises pendant trois jours sous halle !  Bien plus tard, une halle aux grains sera construite à l’emplacement du chateau.

         Sur la droite de la Maison de Ville, on distingue un édifice nom répertorié en légende. Il est rouge donc construit en briques et muni d’une tourelle avec un toit en pointe. Il semble que ce soit le Baillage de Lens. Le baillage de Lens, dont l’origine est fort ancienne, était l’un des plus importants de l’Artois. Le baillage, qui jugait et prononçait sentence au nom du Grand Bailly de Lens, était nommé par le Roi. La prison se trouvait dans les dépendences du chateau. Une anecdote : en 1378, le baillage de Lens condamna à mort un criminel, François Bochet. Celui ci fut pendu la nuit même au bois de Lens. Mais le criminel était clerc et le’évèque d’Arras décida, en représailles, d’excommunier le bailli de Lens, le lieutenant et les officiers du baillage. D’autres histoires comme celle-ci sont relatées dans Le Dictionnaire historique et archéologique du Pas de Calais de 1879, tome 3. Le premier bailly de Lens en 1277 se nommait Huon de Saint Omer et le dernier, en 1780, Lefevre de Lassure (ou de Lessus).

    source : http://lelensoisnormand.unblog.fr/2010/12/01/lens-avant-la-revolution-francaise/


    L'hôtel de ville

    L’hôtel de ville a été construit en 1822 à l’emplacement de la maison de ville de l’Ancien Régime. Auparavant, on peut dénombrer au moins deux édifices. Le premier apparaît dans le dénombrement des bâtiments de la ville datant de 1569 et a été probablement détruit aux alentours de 1648 suite au siège de la ville par les Espagnols et au démentellement des fortifications sur ordre de Louis XIV.

    Sur son toit, il y avait une cloche destinée à sonner le tocsin, dans la tradition de la bancloque de l’Ancien Regime.

    L’escalier du péron, composé de 12 marches, était glissant et sans balustrade. Il a été remplacé en 1896, pour laisser place à un escalier en grès moins dangereux, doté d’une rampe (une somme de 1090 francs avait été débloquée pour les travaux à la fin de l’année 1895). Le 29 août 1908, il fut à nouveau remplacé pour un autre, en granit de Soignies avec une grande balustrade. Les plans de ces escaliers ont été dressés par l’architecte Jean Goniaux de Douai.

    Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, on ajoute à l’hôtel de ville une annexe sur son flanc gauche (du coté de l’église Saint Léger), sur l’emplacement de la ferme Charles Roussel, dit Berdalot(1). Cette annexe abritait, entre autre, les services de l’Etat civil et des travaux.

    En 1912, la ville de Lens, devenue capitale du pays minier a décidé de se doter d’un nouvel hôtel de ville, digne de son importance. Le précédent fut donc abattu et laissa la place à un bâtiment plus grand et d’une grande richesse architecturale. C’est Emile Basly, alors maire de Lens, qui en a dressé les plans avec l’architecte Jean Goniaux de Douai. La première pierre a été posée le 27 mai 1913. Pour l’anecdote, cette première pierre contenait une boîte métallique renfermant des objets et des photographies de l’ancienne mairie. Détruit pendant la Grande Guerre, il fut reconstruit à l’identique et inaugurée en 1926(2). Sur les trumeaux du vestibules d’honneur, on pouvait y voir 22 panneaux de marbre blanc, où étaient inscrits les noms des 15.000 lensois, civils et militaires, morts pendant la guerre.

    Bombardée en 1944, l’hôtel de ville est fortement endommagé. Rasé en 1956, il a été remplacé par un bâtiment plus moderne qui fut inauguré le 14 février 1965 par Jean Tomasi, prefet du Pas-de-calais, en présence du député-maire Ernest Schaffner(3). Celui-ci a été agrandi dans les années 80 avec la construction de l’aile sud sur 4 niveaux.


    (1) ce fermier a vendu sa ferme pour partir en Amérique. Il était populaire à cause de sa force herculéenne.
    (2) après la destruction de la Mairie, les services municipaux s’installèrent dans l’ancien presbytère derrière l’église, puis dans les caves de la Banque de France. Après l’évacuation de la ville et jusqu’au 9 août 1919, ils s’installèrent 6 rue du Hanovre à Paris. Puis, jusqu’à l’inauguration de la nouvelle Mairie, ils utilisèrent des baraquements érigés sur la place du Cantin.
    (3) Après la guerre, l’immeuble a été partiellement réparé et les services municipaux continuaient à y travailler. Après sa démolition en 1956, les services se sont installés dans un baraquement du ministère de la Reconstruction (situé à l’emplacement de l’actuel gymnase du lycée Condorcet) et dans l’immeuble de la Société Générale (place Jean Jaurès) pour l’Etat civil. Les services installés dans le barraquement du ministère de la Reconstruction, ont déménagés dans les bâtiments de la Gare Sainte Elisabeth (actuellement parking de la Médiathèque) après la destruction de ces derniers, nécessaire à la construction du gymnase Condorcet. En 1963, les Houillières deviennent propriétaires de la gare et l’ensemble des services se retrouve dans le bâtiment de la Société Générale jusqu’en 1965.

    auteur(s): - Mémoire de Lens -
    Dernières modifications le 20 février 2008 à 13h02
    source : http://www.memoiredelens.info/hotel_de_ville.html


    La gare Sainte Elisabeth fut construite dans les années 1920 et se trouvait face aux Grands Bureaux, rue Edouard Bollaert. Le bâtiment était légèrement surélevé, pour y accéder, il fallait monter quelques marches. C’était une bâtisse construite tout en hauteur avec une grande porte qui donnait sur un hall d’entrée. Elle fut pendant un temps le local de l’admisnistration de la ville de Lens jusqu’à la construction de la nouvelle mairie en 1966.

    source : http://lelensoisnormand.unblog.fr/2010/08/06/les-chemins-de-fer-des-mines-de-lens-4/


  • Commentaires

    1
    Mercredi 8 Février 2012 à 12:21
    Emprunt
    Bonjour, D'abord, bravo pour ce blog qui nous fait découvrir plein de choses sur notre région. Je ne suis pas contre le fait que vous utilisiez des passages de mes articles, surtout quand il s'agit de parler de notre histoire. Je regrette seulement que vous ne m'en ayez pas prévenu. Bonne continuation.
    2
    Jeudi 9 Février 2012 à 11:41
    Emprunt
    merci pour le compliment. J'ai pour habitude de citer toujours mes sources (ce qui est déjà presque une exception dans les blogs). Mais désolé de ne pas avoir demandé l'autorisation. Puisque vous n'êtes pas contre et que vous voilà prévenu, j'espère pouvoir laisser l'article tel que. Bonne continuation.
    3
    Jeudi 9 Février 2012 à 11:55
    Emprunt
    merci pour le compliment. J'ai pour habitude de citer toujours mes sources (ce qui est déjà presque une exception dans les blogs). Mais désolé de ne pas avoir demandé l'autorisation. Puisque vous n'êtes pas contre et que vous voilà prévenu, j'espère pouvoir laisser l'article tel que. Bonne continuation.
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