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  • The Belfry of Bruges
    Henry Wadsworth Longfellow, 1807-1882



    IN the market-place of Bruges stands the belfry old and brown ;
    Thrice consumed and thrice rebuilded, still it watches o'er the town.

    As the summer morn was breaking, on that lofty tower I stood,
    And the world threw off the darkness, like the weeds of widowhood.

    Thick with towns and hamlets studded, and with streams and vapours gray,
    Like a shield embossed with silver, round and vast the landscape lay.

    At my feet the city slumbered. From its chimneys, here and there.
    Wreaths of snow-white smoke ascending, vanished, ghost-like, into air.

    Not a sound rose from the city at that early morning hour,
    But I heard a heart of iron beating in the ancient tower.

    From their nests beneath the rafters sang the swallows wild and high ;
    And the world, beneath me sleeping, seemed more distant than the sky.

    Then most musical and solemn, bringing back the olden times,
    With their strange, unearthly changes rang the melancholy chimes.

    Like the psalms from some old cloister, when the nuns sing in the choir ;
    And the great bell tolled among them, like the chanting of a friar.

    Visions of the days departed, shadowy phantoms filled my brain ;
    They who live in history only seemed to walk the earth again ;

    All the Foresters of Flanders, — mighty Baldwin Bras de Fer,
    Lyderick du Bucq and Cressy, Philip, Guy de Dampierre.

    I beheld the pageants splendid, that adorned those days of old ;
    Stately dames, like queens attended, knights who bore the Fleece of Gold ;

    Lombard and Venetian merchants with deep-laden argosies ;
    Ministers from twenty nations; more than royal pomp and ease.

    I beheld proud Maximilian, kneeling humbly on the ground ;
    I beheld the gentle Mary, hunting with her hawk and hound ;

    And her lighted bridal chamber, where a duke slept with the queen,
    And the armed guard around them, and the sword unsheathed between.

    I beheld the Flemish weavers, with Namur and Juliers bold,
    Marching homeward from the bloody battle of the Spurs of Gold ;

    Saw the fight at Minnewater, saw the White Hoods moving west,
    Saw great Artevelde victorious scale the Golden Dragon's nest.

    And again the whiskered Spaniard all the land with terror smote ;
    And again the wild alarum sounded from the tocsin's throat ;

    Till the bell of Ghent responded o'er lagoon and dike of sand,
    '' I am Roland! I am Roland! there is victory in the land ! ''

    Then the sound of drums aroused me. The awakened city's roar
    Chased the phantoms I had summoned back into their graves once more.

    Hours had passed away like minutes; and, before I was aware,
    Lo ! the shadow of the belfry crossed the sun-illumined square.


    Henry Wadsworth Longfellow, The belfry of Bruges and other poems (1846) (archive.org)


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  • En picard :
    Abbeville / Adville
    Albert (anciennement Encre, nom de la rivière qui la traverse) / Inke ou Albètte
    Amiens / Anmien
    Armentières / Armintîre
    Arras / Aro
    Avesnes-sur-Helpe / Avinne-su-Helpe
    Béthune / Betheune ou Béthinne
    Bohain-in-Vermandois / Bohain-in-Vérmindos
    Boulogne / Boulonne
    Bruay-la-Buissière / Brouay-l'Bussière
    Calais / Calé
    Cambrai / Kimbré
    Cateau-Cambrésis / Catiau-Kimbrésis
    Charleroi / Carleroé
    Comines / Cômâne
    Compiègne / Compiène
    Douai / Doué
    Doullens / Dourlin
    Dunkerque / Dunkèque
    Le Portel / L’Porté
    Le Quesnoy / Tchénoy ou Tchénoè
    Le Touquet / Ech Toutchet
    Leuze-en-Hainaut / Leûze-in-Hénau
    Liévin / Lévin
    Moreuil / Moreul ou Moéreul
    Mons / Mon
    Montdidier / Montdidji
    Montreuil-sur-Mer / Montreu
    Noyon / Noéyon
    Roye / Roé
    Saint-Omer / Saint-Omé
    Saint-Pol-sur-Mer / Saint-Po-dsu-Mér
    Saint-Pol-sur-Ternoise §/ Saint-Po-su-Térnoèse
    Saint-Quentin / Saint-Quintin
    Saint-Riquier / Saint-Ritchier
    Tourcoing / Tourco, ou Tourtchuin
    Tournai / Tournè ou Tornè
    Valenciennes / Valinchiéne
    Warneton / Varnetån

    En wallon :
    Charleroi / Chârlèrwè
    Courcelles / Coûrcèle
    Gembloux / Djiblou
    Jemeppe-sur-Meuse / Gnmèpe
    Huy / Hu
    Monceau-sur-Sambre / Au Moncha
    Namur / Nameur
    Trazegnies / Trèjnî


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  • Ombres picardes
    par M. Michel-Ossart


    A L'OMBRE DU BEFFROI

    Lorsque le temps présent appesantit sur nous
    Les lois et les rigueurs d'un siècle de machines,
    Quand le ciel s'obscurcit sur les noires usines,
    Et quand les flots humains agitent leurs remous,
    Il est bon de parfois se tourner en arrière

    Vers cet autre horizon qu'est le lointain passé
    Le sillon des aïeux ne s'est point effacé

    Et leur âme est en nous, toujours vibrante et fière.
    C'est pourquoi j'aime tant, ô vieux beffroi picard,
    Quand j'ai le front penché sous les désespérances,
    Ecouter le réveil des lourdes résonnances

    Tombant de ton sommet dans l'air plein de brouillard.
    Les carillons joyeux, qu'on les laisse à la Flandre
    Car le dessin massif dont tu coupes le ciel

    Veut que ton bronze aussi demeure solennel
    C'est une austère voix que tudois faire entendre.
    Quand le doute m'étreint, je me tourne vers toi,
    Vers toi qui t'es levé comme une sentinelle

    Montant de siècle en siècle une garde éternelle
    Et voici ma prière écoute, ô vieux beffroi

    Ton cœur ne bat-il plus sous tes murailles grises,
    Donjon que fit jaillir tout un peuple vainqueur
    Pour t'opposer, vivant, au donjon du seigneur ?
    N'es-tu plus le dépôt des libertés conquises ?

    Ne sens-tu plus en toi bouillonner le ferment
    Dont on scella tes murs pour défendre le pacte ?
    N'entends-tu plus les cris de la foule compacte
    Monter autour de toi vers le grand firmament ?

    Connais-tu nos tourments et nos soucis sans nombre a
    Connais-tu l'âpre effort et le pesant labeur
    Des humains d'aujourd'hui vers un destin meilleur ?
    Et sais-tu ce qui gronde à l'abri de ton ombre ?

    Attends-tu, patient, la fin des longs combats
    Que nous devons livrer sans relâche et sans trêve
    Pour que soit accompli ton grand et noble rêve
    Et pour que le vilain soit heureux ici-bas ?

    Ne reconnais-tu pas dans la clameur immense,
    Les farouches appels des « jurés » d'autrefois ?
    C'est le même désir qui vibre dans nos voix
    Et c'est le même élan vers plus d'indépendance !
    ...................................................................................
    Quand nous te saluons, ô témoin de ces âges
    Où tu sus rassurer maïeurs et échevins,
    Laisse-nous oublier tout ce que tu devins
    Après avoir subi tant de chocs et d'orages,

    Car pour sonner l'assaut, toi qui n'es que prison,
    Tu gardes en ta tour, ta volée encor prête
    Et ta « cloque d'effroy » sera cloche de fête
    Lorsque la Liberté couvrira l'horizon !

    Je ne suis pas de ceux qui, reniant leur race,
    Contre leurs grands aïeux, cherchent à s'insurger
    Et demandent l'espoir à l'esprit étranger
    Pour s'écarter en vain de l'ancestrale trace ;

    Mais je me fie en toi, ô vieux beffroi picard,
    Pour parler clair et haut, plus que le meneur pâle ;
    Je crois que s'il nous faut un guide ferme et mâle.
    C'est sur toi quesedoit porter notre regard...
    ..................................................................................
    ...Et quand la nuit étend son ombre et son mystère
    Sur ta tour que grandit encor l'obscurité,
    J'évoque tout là-haut, – veillant sur la cité –,
    Le fantôme anxieux du « guetteur » solitaire...


    Bulletin de la Société d'émulation d'Abbeville
    (gallica)


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