• [bã]

    n.m.

    Proclamation officielle d'un jugement des échevins. On prévenait de cette proclamation, faite à la bretèche par la bancloque.

    L'expression est resté de nos jours pour la proclamation officielle d'un mariage à l'église.

    cf. Bancloque (une)  

    Ex. de ban de 1259 :

    BAN CONTRE CELUI QUI REFUSENT D'OBSERVER LA LOI DE LA VILLE.

    Et si fait on a savoir que sil est home u feme ki escondisse (refuse) dore en avant a faire le loy de le vile ke il perdera tous les offices de le vile et avoec (en outre) si en avoit besoigne en alcun tans on ne le recevroit en nule maison de le vile. En lan LIXième le deluns apres le behordich (premier dimanche de carême).

    Archives de Douai, cartulaire L, fe X.

     

    ban de janvier 1263

    BAN QUI DEFEND D'ENCOMBRER LES RUES.

    On fait le ban kil ne soit nus ni hardis hom u feme des hui en avant ki laist touniel (tonneau) ne keuwe (cuve) de touniel de vin wint (vide)
    en le rue u devant se maison quil ne lait fait oster dedens le tierc
    jour kil i sera mis. Et se cils a qui li touniaus seroit, ne le
    faisoit, u faire ensi il kieroit ou forfait de C s. (100 sols) et si perderoit le touniel u le keuwe con i trouveroit. Le samedi apres le vintime jor dou Noel lan LXIIIième.

    Archives de Douai, cartulaire L, fe LIII.


  • Armes de Valenciennesdu XVIIe siècleIl faut assigner aux communes au moins six origines ou causes distinctes ; ce sont :
    1° Les traditions du régime municipal romain ;
    2° Les insurrections des bourgeois ;
    3° Les concessions royales et seigneuriales ;
    4° La combinaison des institutions de paix avec les libertés locales ;
    5° La confirmation des libertés originelles dont jouissaient les villes de Flandre ;
    6° Dans quelques localités, la réunion en une seule commune de plusieurs ghildes ou petites associations industrielles juxtaposées.
    Ce n'est pas toutefois que l'action de chacune de ces causes ait été régulière et individuelle. Presque partout les divers éléments qui produisirent les communes se mélangèrent ou se confondirent.

    Recueil d'actes des XIIe et XIIIe siècle en langue romane wallonne du Nord de la France, M.Tailliar, Douai, 1849
    p.CLVIII

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    Pour les villes du nord de la France, le moyen de renaissance civile, le ressort révolutionnaire, si l'on peut s'exprimer ainsi, fut l'association jurée, la ghilde provenant des moeurs germaniques, et employée dans le cours du XIe siècle comme instrument de paix publique, sous l'inspiration religieuse et l'autorité de l'Eglise. L'application de cette puissance à l'organisation municipale eut cela de nouveau, qu'elle fut toute politique. En outre, son objet fut non seulement d'établir la paix dans les villes, mais d'y reconstituer la société par sa base, fonder une assurance mutuelle pour tous les intérêts et tous les droits, de faire sortir de l'association des citoyens une puissance Zakenzegel (sceau) van de stad Brugge (vers 1430)publique s'exerçant pour eux et par eux. Telle est, dans les documents du XIIe siècle, le sens des mots conjuration et commune ; c'est la garantie réciproque organisée sous la foi du serment, dans un but de réforme sociale et de rénovation constitutionnelle. Les membres de la cité formée en commune prenaient tous collectivement, et l'un à l'égard de l'autre, le nom de jurés, et parfois ce nom s'appliquait aussi d'une manière spéciale aux magistrats municipaux ; à cause du serment particulier qu'ils prêtaient après leur élection.
    La constitution communale renfermaient et garantisaient trois espèces de droits :
    1° le droit politique, droit de tout nouveau pour le fond et la forme, sauf d'anciens titres d'offices conservés ou rétablis, tels que ceux d'échevins et de maire ;
    2° le droit civil, droit ancien fondé sur la coutume local ;
    3° le droit criminel, en partie ancien et résultant de la coutume, en partie renouvelé dans la prévision de délits provenant du nouvel ordre de choses, tel que le crime de lèse-commune.


    Thierry, Augustin (1795-1856). Recueil des monuments inédits de l'histoire du Tiers Etat . Première série, Chartes, coutumes, actes municipaux, statuts des corporations d'arts et métiers des villes et communes de France, région du Nord. Tome premier, contenant les pièces relatives à l'histoire de la ville.
    p.26-27

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    un hurlu (gardien de la cité) du beffroi de Tournai
    La commune urbaine a sept attributs caractéristiques qui sont :
    1° une charte communale ;
    2° des magistrats pris parmi les bourgeois ;
    3° une juridiction qui lui est propre ;
    4° une milice bourgeoise et des travaux de défense ;
    5° un beffroi, une cloche, un hôtel-de-ville ;
    6° un sceau distinct pour la commune ;
    7° le droit de battre monnaie.

    Recueil d'actes des XIIe et XIIIe siècle en langue romane wallonne du Nord de la France, M.Tailliar, Douai, 1849
    p.CLXIV

     

    En néerlandais : gemeente ou anciennement keure ou chore


  • raadskelder de Gand[ra:dskelder]

    n.m.

    Cave du Conseil en français, qui renfermait la salle de restaurant des échevins. Cette tradition ne se rencontre que dans les pays germaniques : Menin, Gand, Roulers, Sluis, en Belgique, et Hagen, Witten... en Allemagne.

    De nos jours, les caves peuvent toujours servir de restaurant, mais pour toute la population.


  • larges merlons du beffroi de Béthune

    n.m.

    La partie haute du parapet, entre chaque créneau, protégeant les défenseurs et guetteurs de la tour.

    cf. Parapet


  • parapet des échauguettes du beffroi de Nieuport

     

     

     

    n.m.

    La partie haute d'une tour, protégeant les défenseurs et guetteurs de la tour contre les assaillants.

    cf. Créneau et Merlon