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Georges Rodenbach - Le miroir du ciel natal

15 Décembre 2011, 12:07pm

Publié par Guil1

VIII


Le Beffroi, durant la journée,
Porte avec orgueil son cadran clair ;
C’est sa médaille de roi du tir,
C’est son scapulaire brodé,
C’est sa croix pectorale
D’évêque qui domine un vaste diocèse.

Quand le jour va finir,
Debout dans l’air,
Le Beffroi se souvient du passé et s’exalte !
<pb n=051>
À d’autres la mémoire est lourde et les ans pèsent !
Il est toujours lui-même ;
Et, dans son armure de briques,
Il se rêve héroïque.

Le crépuscule devient blême ;
L’ombre peu à peu s’accroît
Et s’attaque au Beffroi ;
Mais lui se défend, songe
À ses fastes célèbres.
Il lutte contre l’assaut des ténèbres
Et l’or vaste de son cadran,
Parmi les pierres trop dociles s’encadrant,
Est un bouclier grâce auquel il se prolonge !

Mais l’ombre triomphe !
La nuit règne ; et le Beffroi sent
Sur ses pierres, qui sont nocturnes
Comme le firmament,
Son cadran luire pâlement
Comme un globe mort, comme une autre lune.

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Lille. Année Du Beffroi. 1982 (timbre)

15 Décembre 2011, 11:52am

Publié par Guil1

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Le Beffroi. Art et littérature modernes.1900 (revue littéraire)

15 Décembre 2011, 11:51am

Publié par Guil1

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Les Beffrois d'Artois et des Flandres (cachet 1961)

15 Décembre 2011, 11:51am

Publié par Guil1

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Henry Wadsworth Longfellow - The belfry of Bruges (1846)

15 Décembre 2011, 11:50am

Publié par Guil1

The Belfry of Bruges
Henry Wadsworth Longfellow, 1807-1882



IN the market-place of Bruges stands the belfry old and brown ;
Thrice consumed and thrice rebuilded, still it watches o'er the town.

As the summer morn was breaking, on that lofty tower I stood,
And the world threw off the darkness, like the weeds of widowhood.

Thick with towns and hamlets studded, and with streams and vapours gray,
Like a shield embossed with silver, round and vast the landscape lay.

At my feet the city slumbered. From its chimneys, here and there.
Wreaths of snow-white smoke ascending, vanished, ghost-like, into air.

Not a sound rose from the city at that early morning hour,
But I heard a heart of iron beating in the ancient tower.

From their nests beneath the rafters sang the swallows wild and high ;
And the world, beneath me sleeping, seemed more distant than the sky.

Then most musical and solemn, bringing back the olden times,
With their strange, unearthly changes rang the melancholy chimes.

Like the psalms from some old cloister, when the nuns sing in the choir ;
And the great bell tolled among them, like the chanting of a friar.

Visions of the days departed, shadowy phantoms filled my brain ;
They who live in history only seemed to walk the earth again ;

All the Foresters of Flanders, — mighty Baldwin Bras de Fer,
Lyderick du Bucq and Cressy, Philip, Guy de Dampierre.

I beheld the pageants splendid, that adorned those days of old ;
Stately dames, like queens attended, knights who bore the Fleece of Gold ;

Lombard and Venetian merchants with deep-laden argosies ;
Ministers from twenty nations; more than royal pomp and ease.

I beheld proud Maximilian, kneeling humbly on the ground ;
I beheld the gentle Mary, hunting with her hawk and hound ;

And her lighted bridal chamber, where a duke slept with the queen,
And the armed guard around them, and the sword unsheathed between.

I beheld the Flemish weavers, with Namur and Juliers bold,
Marching homeward from the bloody battle of the Spurs of Gold ;

Saw the fight at Minnewater, saw the White Hoods moving west,
Saw great Artevelde victorious scale the Golden Dragon's nest.

And again the whiskered Spaniard all the land with terror smote ;
And again the wild alarum sounded from the tocsin's throat ;

Till the bell of Ghent responded o'er lagoon and dike of sand,
'' I am Roland! I am Roland! there is victory in the land ! ''

Then the sound of drums aroused me. The awakened city's roar
Chased the phantoms I had summoned back into their graves once more.

Hours had passed away like minutes; and, before I was aware,
Lo ! the shadow of the belfry crossed the sun-illumined square.


Henry Wadsworth Longfellow, The belfry of Bruges and other poems (1846) (archive.org)

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Beffrois et Hôtels de Ville de la Somme

15 Décembre 2011, 11:47am

Publié par Guil1

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Noms de villes en wallon et picard

14 Décembre 2011, 13:47pm

Publié par Guil1

En picard :
Abbeville / Adville
Albert (anciennement Encre, nom de la rivière qui la traverse) / Inke ou Albètte
Amiens / Anmien
Armentières / Armintîre
Arras / Aro
Avesnes-sur-Helpe / Avinne-su-Helpe
Béthune / Betheune ou Béthinne
Bohain-in-Vermandois / Bohain-in-Vérmindos
Boulogne / Boulonne
Bruay-la-Buissière / Brouay-l'Bussière
Calais / Calé
Cambrai / Kimbré
Cateau-Cambrésis / Catiau-Kimbrésis
Charleroi / Carleroé
Comines / Cômâne
Compiègne / Compiène
Douai / Doué
Doullens / Dourlin
Dunkerque / Dunkèque
Le Portel / L’Porté
Le Quesnoy / Tchénoy ou Tchénoè
Le Touquet / Ech Toutchet
Leuze-en-Hainaut / Leûze-in-Hénau
Liévin / Lévin
Moreuil / Moreul ou Moéreul
Mons / Mon
Montdidier / Montdidji
Montreuil-sur-Mer / Montreu
Noyon / Noéyon
Roye / Roé
Saint-Omer / Saint-Omé
Saint-Pol-sur-Mer / Saint-Po-dsu-Mér
Saint-Pol-sur-Ternoise §/ Saint-Po-su-Térnoèse
Saint-Quentin / Saint-Quintin
Saint-Riquier / Saint-Ritchier
Tourcoing / Tourco, ou Tourtchuin
Tournai / Tournè ou Tornè
Valenciennes / Valinchiéne
Warneton / Varnetån

En wallon :
Charleroi / Chârlèrwè
Courcelles / Coûrcèle
Gembloux / Djiblou
Jemeppe-sur-Meuse / Gnmèpe
Huy / Hu
Monceau-sur-Sambre / Au Moncha
Namur / Nameur
Trazegnies / Trèjnî

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Michel-Ossart - A l'ombre du beffroi (Ombres picardes)

9 Décembre 2011, 13:20pm

Publié par Guil1

Ombres picardes
par M. Michel-Ossart


A L'OMBRE DU BEFFROI

Lorsque le temps présent appesantit sur nous
Les lois et les rigueurs d'un siècle de machines,
Quand le ciel s'obscurcit sur les noires usines,
Et quand les flots humains agitent leurs remous,
Il est bon de parfois se tourner en arrière

Vers cet autre horizon qu'est le lointain passé
Le sillon des aïeux ne s'est point effacé

Et leur âme est en nous, toujours vibrante et fière.
C'est pourquoi j'aime tant, ô vieux beffroi picard,
Quand j'ai le front penché sous les désespérances,
Ecouter le réveil des lourdes résonnances

Tombant de ton sommet dans l'air plein de brouillard.
Les carillons joyeux, qu'on les laisse à la Flandre
Car le dessin massif dont tu coupes le ciel

Veut que ton bronze aussi demeure solennel
C'est une austère voix que tudois faire entendre.
Quand le doute m'étreint, je me tourne vers toi,
Vers toi qui t'es levé comme une sentinelle

Montant de siècle en siècle une garde éternelle
Et voici ma prière écoute, ô vieux beffroi

Ton cœur ne bat-il plus sous tes murailles grises,
Donjon que fit jaillir tout un peuple vainqueur
Pour t'opposer, vivant, au donjon du seigneur ?
N'es-tu plus le dépôt des libertés conquises ?

Ne sens-tu plus en toi bouillonner le ferment
Dont on scella tes murs pour défendre le pacte ?
N'entends-tu plus les cris de la foule compacte
Monter autour de toi vers le grand firmament ?

Connais-tu nos tourments et nos soucis sans nombre a
Connais-tu l'âpre effort et le pesant labeur
Des humains d'aujourd'hui vers un destin meilleur ?
Et sais-tu ce qui gronde à l'abri de ton ombre ?

Attends-tu, patient, la fin des longs combats
Que nous devons livrer sans relâche et sans trêve
Pour que soit accompli ton grand et noble rêve
Et pour que le vilain soit heureux ici-bas ?

Ne reconnais-tu pas dans la clameur immense,
Les farouches appels des « jurés » d'autrefois ?
C'est le même désir qui vibre dans nos voix
Et c'est le même élan vers plus d'indépendance !
...................................................................................
Quand nous te saluons, ô témoin de ces âges
Où tu sus rassurer maïeurs et échevins,
Laisse-nous oublier tout ce que tu devins
Après avoir subi tant de chocs et d'orages,

Car pour sonner l'assaut, toi qui n'es que prison,
Tu gardes en ta tour, ta volée encor prête
Et ta « cloque d'effroy » sera cloche de fête
Lorsque la Liberté couvrira l'horizon !

Je ne suis pas de ceux qui, reniant leur race,
Contre leurs grands aïeux, cherchent à s'insurger
Et demandent l'espoir à l'esprit étranger
Pour s'écarter en vain de l'ancestrale trace ;

Mais je me fie en toi, ô vieux beffroi picard,
Pour parler clair et haut, plus que le meneur pâle ;
Je crois que s'il nous faut un guide ferme et mâle.
C'est sur toi quesedoit porter notre regard...
..................................................................................
...Et quand la nuit étend son ombre et son mystère
Sur ta tour que grandit encor l'obscurité,
J'évoque tout là-haut, – veillant sur la cité –,
Le fantôme anxieux du « guetteur » solitaire...


Bulletin de la Société d'émulation d'Abbeville
(gallica)

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Ernest Sébille - Projet de beffroi, coupe sur l'axe, vers 1869

8 Décembre 2011, 17:34pm

Publié par Guil1

source : rmn.fr

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Vieille Flandre - les halles et beffroi, Exposition universelle et internationale (en 1913 à Gand/Gent)

8 Décembre 2011, 17:34pm

Publié par Guil1

source : ugent.be

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