• Ban (un)

    [bã]

    n.m.

    Proclamation officielle d'un jugement des échevins. On prévenait de cette proclamation, faite à la bretèche par la bancloque.

    L'expression est resté de nos jours pour la proclamation officielle d'un mariage à l'église.

    cf. Bancloque (une)  

    Ex. de ban de 1259 :

    BAN CONTRE CELUI QUI REFUSENT D'OBSERVER LA LOI DE LA VILLE.

    Et si fait on a savoir que sil est home u feme ki escondisse (refuse) dore en avant a faire le loy de le vile ke il perdera tous les offices de le vile et avoec (en outre) si en avoit besoigne en alcun tans on ne le recevroit en nule maison de le vile. En lan LIXième le deluns apres le behordich (premier dimanche de carême).

    Archives de Douai, cartulaire L, fe X.

     

    ban de janvier 1263

    BAN QUI DEFEND D'ENCOMBRER LES RUES.

    On fait le ban kil ne soit nus ni hardis hom u feme des hui en avant ki laist touniel (tonneau) ne keuwe (cuve) de touniel de vin wint (vide)
    en le rue u devant se maison quil ne lait fait oster dedens le tierc
    jour kil i sera mis. Et se cils a qui li touniaus seroit, ne le
    faisoit, u faire ensi il kieroit ou forfait de C s. (100 sols) et si perderoit le touniel u le keuwe con i trouveroit. Le samedi apres le vintime jor dou Noel lan LXIIIième.

    Archives de Douai, cartulaire L, fe LIII.