Alex Will, Heurs et malheurs du Palais-Rihour (L'Egalité de Roubaix-Tourcoing, 19 Mai 1913)(bn-r.fr)


Lille, Palais Rihour, Beffroi (Le Beffroi démoli)(bm-lille.fr)
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Complainte d’un guetteu su’ l’démolition du beffroi
Quand j’ai vu défair’pièche à pièche Min pauv’ beffro, j’étos saisi. Mais faut-i’ l’ dire ? veyant cheull’ brèche Faite à no’ vill’, tout l’mond a ri. Pourtant (quoiqu’ ch’est bien assez drôle) D’ vir un homm’ querre , on est joyeux… Mais quand i’ s’a démis l’épaule, On dit, du moins, ch’est malheureux Mais min beffro, ch’est triste à dire, N’a mêm’ point cheull consolation. Malgré s’culbute, on n’cess’ de rire, On n’fait qu’vanter s’démolition. L’un dit : « Ch’ n’étot qu’un grand mont d’briques ! » Un aut’ tariar ajout’ viv’ mint : « Les plus vilains ballots d’fabriques Sont aussi beaux que ch’ monumint ! |
Complainte d’un guetteur sur la démolition du beffroi
Quand j’ai vu défaire pièce à pièce Mon pauvre beffroi, j’étais saisi Mais faut-il le dire ? Voyant cette destruction Faite à notre ville, tout le monde a ri. Pourtant, c'est assez drôle de voir un homme tomber Mais quand il se démet l’épaule On dit, du moins, c'est malheureux Mais mon beffroi, c’est triste à dire, N’a même pas cette consolation Malgré sa culbute, on ne cesse de rire, On ne fait que vanter sa démolition L’un dit : « ce n’était qu’un grand mont de briques ! » Un autre moqueur ajoute vivement « Les plus vilaines cheminées d’usines Sont aussi belles que ce monument » |
Alexandre Desrousseaux, Chansons et pasquilles lilloises.
Troisième volume, Lille, Les amis de Lille, 1938, p. 80
source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ancien_beffroi_de_Lille_(1826-1857)