Abbaye de Saint-Amand - Généalogie des rois de France (vers 1500)
source : Base Enluminure
source : Base Enluminure
édification par : la charte communale acquise en 1336 par Louis de Mâle, comte de Flandre, rédigée en flamand. Cette keure est une des plus anciennes pièces des Archives de la ville.
en haut à gauche : Album de Croy-1569-1648)
au milieu à gauche : de 1908 à 1912 avec annexe
en bas à gauche : de 1913 à 1917
en haut à droite : 1926 à 1942
en bas à droite : reproduction sur le socle de la statue de Basly (maire et architecte)
en bas au milieu : Hôtel de Ville depuis 1966
La « Maison de Ville » se trouve à peu près à l’emplacement de l’actuel Hôtel de Ville. Il faudrait remonter aux temps anciens pour trouver l’origine de la municipalité de Lens. On trouve trace d’échevins dès 1255 qui étaient à la fois juges et administrateurs. Les échevins, parmi lesquels était désigné le Maire, étaient nommés par le Comte et l’envoyé du Roi. A l’aube du 16ème siècle, les échevins nommaient eux-même leur successeur.
En 1756, l’échevinage exerçait encore la haute, moyenne et basse justice. Le lieu de justice se trouvait à l’extérieur du bourg en direction de Pont à Vendin. On aperçoit sur la peinture la « justice à trois piliers » (au-dessus du chiffre 10) à l’orée du Bois de Lens.
Près de la Maison de Ville avec la même architecture, sur la gauche de la peinture, on aperçoit la Halle dont la construction remonte au 13ème siècle. Certains jours de la semaine, on y exposait en vente toutes sortes de marchandises. Sous Louis XI, les marchands n’avaient pas le droit de négocier à moins de deux lieues du bourg s’ils n’avaient pas exposé leurs marchandises pendant trois jours sous halle ! Bien plus tard, une halle aux grains sera construite à l’emplacement du château.
Sur la droite de la Maison de Ville, on distingue un édifice non répertorié en légende. Il est rouge donc construit en briques et muni d’une tourelle avec un toit en pointe. Il semble que ce soit le Baillage de Lens. Le baillage de Lens, dont l’origine est fort ancienne, était l’un des plus importants de l’Artois. Le baillage, qui jugeait et prononçait sentence au nom du Grand Bailly de Lens, était nommé par le Roi. La prison se trouvait dans les dépendances du château. Une anecdote : en 1378, le baillage de Lens condamna à mort un criminel, François Bochet. Celui-ci fut pendu la nuit même au bois de Lens. Mais le criminel était clerc et l’évêque d’Arras décida, en représailles, d’excommunier le bailli de Lens, le lieutenant et les officiers du baillage. D’autres histoires comme celle-ci sont relatées dans Le Dictionnaire historique et archéologique du Pas de Calais de 1879, tome 3. Le premier bailly de Lens en 1277 se nommait Huon de Saint Omer et le dernier, en 1780, Lefevre de Lassure (ou de Lessus).
source : http://lelensoisnormand.unblog.fr/2010/12/01/lens-avant-la-revolution-francaise/
L'hôtel de ville
L’hôtel de ville a été construit en 1822 à l’emplacement de la maison de ville de l’Ancien Régime. Auparavant, on peut dénombrer au moins deux édifices. Le premier apparaît dans le dénombrement des bâtiments de la ville datant de 1569 et a été probablement détruit aux alentours de 1648 suite au siège de la ville par les Espagnols et au démantèlement des fortifications sur ordre de Louis XIV.
Sur son toit, il y avait une cloche destinée à sonner le tocsin, dans la tradition de la bancloque de l’Ancien Régime.
L’escalier du perron, composé de 12 marches, était glissant et sans balustrade. Il a été remplacé en 1896, pour laisser place à un escalier en grès moins dangereux, doté d’une rampe (une somme de 1090 francs avait été débloquée pour les travaux à la fin de l’année 1895). Le 29 août 1908, il fut à nouveau remplacé pour un autre, en granit de Soignies avec une grande balustrade. Les plans de ces escaliers ont été dressés par l’architecte Jean Goniaux de Douai.
Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, on ajoute à l’hôtel de ville une annexe sur son flanc gauche (du côté de l’église Saint-Léger), sur l’emplacement de la ferme Charles Roussel, dit Berdalot(1). Cette annexe abritait, entre autres, les services de l’Etat civil et des travaux.
En 1912, la ville de Lens, devenue capitale du pays minier a décidé de se doter d’un nouvel hôtel de ville, digne de son importance. Le précédent fut donc abattu et laissa la place à un bâtiment plus grand et d’une grande richesse architecturale. C’est Emile Basly, alors maire de Lens, qui en a dressé les plans avec l’architecte Jean Goniaux de Douai. La première pierre a été posée le 27 mai 1913. Pour l’anecdote, cette première pierre contenait une boîte métallique renfermant des objets et des photographies de l’ancienne mairie. Détruit pendant la Grande Guerre, l'hôtel de ville fut reconstruit à l’identique et inauguré en 1926(2). Sur les trumeaux du vestibule d’honneur, on pouvait y voir 22 panneaux de marbre blanc, où étaient inscrits les noms des 15.000 Lensois, civils et militaires, morts pendant la guerre.
Bombardée en 1944, l’hôtel de ville est fortement endommagé. Rasé en 1956, il a été remplacé par un bâtiment plus moderne qui fut inauguré le 14 février 1965 par Jean Tomasi, préfet du Pas-de-calais, en présence du député-maire Ernest Schaffner(3). Celui-ci a été agrandi dans les années 80 avec la construction de l’aile sud sur 4 niveaux.
(1) ce fermier a vendu sa ferme pour partir en Amérique. Il était populaire à cause de sa force herculéenne.
(2) après la destruction de la Mairie, les services municipaux s’installèrent dans l’ancien presbytère derrière l’église, puis dans les caves de la Banque de France. Après l’évacuation de la ville et jusqu’au 9 août 1919, ils s’installèrent 6 rue du Hanovre à Paris. Puis, jusqu’à l’inauguration de la nouvelle Mairie, ils utilisèrent des baraquements érigés sur la place du Cantin.
(3) Après la guerre, l’immeuble a été partiellement réparé et les services municipaux continuaient à y travailler. Après sa démolition en 1956, les services se sont installés dans un baraquement du ministère de la Reconstruction (situé à l’emplacement de l’actuel gymnase du lycée Condorcet) et dans l’immeuble de la Société Générale (place Jean Jaurès) pour l’Etat civil. Les services installés dans le baraquement du ministère de la Reconstruction, ont déménagé dans les bâtiments de la Gare Sainte Elisabeth (actuellement parking de la Médiathèque) après la destruction de ces derniers, nécessaire à la construction du gymnase Condorcet. En 1963, les Houillères deviennent propriétaires de la gare et l’ensemble des services se retrouve dans le bâtiment de la Société Générale jusqu’en 1965.
auteur(s): - Mémoire de Lens -
Dernières modifications le 20 février 2008 à 13h02
source : http://www.memoiredelens.info/hotel_de_ville.html
La gare Sainte-Elisabeth fut construite dans les années 1920 et se trouvait face aux Grands Bureaux, rue Edouard Bollaert. Le bâtiment était légèrement surélevé, pour y accéder, il fallait monter quelques marches. C’était une bâtisse construite tout en hauteur avec une grande porte qui donnait sur un hall d’entrée. Elle fut pendant un temps le local de l’administration de la ville de Lens jusqu’à la construction de la nouvelle mairie en 1966.
source : http://lelensoisnormand.unblog.fr/2010/08/06/les-chemins-de-fer-des-mines-de-lens-4/

1 : vue par Claude Chastillon, vers 1589
2 : vue par Clarkson Frederick Stanfield, vers 1850
3 : actuellement (ici vers 1910)
Hôtel de Ville
Si le pont de Dinant a acquis, après le XIème siècle, une importance considérable, c'est entre autres raisons, parce qu'il abrite au cours du XIIIème siècle, ce qui fut vraisemblablement la première maison communale.
A cette époque, en effet, fut érigée en son milieu, la tour dite des Échevins. Elle était le lieu de réunion de ces derniers, mais également la demeure du magistrat, ce qui, semblent indiquer les archives locales, ne laissa pas de provoquer quelques heurts entre les autorités pendant cette période de coexistence forcée. Quoi qu'il en fut, la crue de la Meuse de 1572 mit tout le monde d'accord ; il fallut acquérir un autre local, les eaux ayant emportés le premier. Le bâtiment acheté était situé dans la rue dessous Meuse (Tour Maire), qui disparut en majeure partie au XVIIème siècle.
La ville de Dinant faisait partie, au milieu de XVIIIème siècle, de la Principauté de Liège, et le Prince-Evêque, trouvant au creux de notre vallée bienveillante en repos salutaire, mais soucieux tout autant d'avoir un œil indiscret sur le Comté de Namur tout proche, fit construire un palais. Cette demeure privée vint ensuite enrichir le patrimoine de la ville qui chargea ses lieux d'abriter, jusqu'à nos jours, les services municipaux.
Comment se présentait le bâtiment initial ? A en croire Edouard GERARD, " il ne présentait rien d'intéressant, sinon sa façade sur la Meuse, que caractérisait un avant-corps octogonal en encorbellement avec une toiture à la Mansard, ayant sur sa droite une tour trapue surmontée d'un clocher bulbeux ". Ce clocher dont nous parle l'auteur ressemble étrangement à… mais trouvez vous-même la ressemblance!!!
A cette tour est attenante la Porte Saint Martin (ou porte Salmier, du nom d'un ancien bourgmestre) ; elle vit le jour au XVIIème siècle, et le chronogramme gravé sur une plaque de marbre noir se traduit du latin par " la paix et le salut seront donné à ceux qui servent la neutralité ".
Celle-ci vit du reste, l'incendie de l'Hôtel de ville demeuré intact jusque-là, mais n'échappa point à l'armée ennemie, hormis la façade de Meuse. Cette destruction occasionna pour la seconde fois la perte des archives les plus importantes de Dinant ; les premiers documents s'étaient perdus lors de la crue de 1572. Voilà pourquoi la ville est relativement peu fournie en manuscrits antérieurs à 1466.
L'édifice actuel occupe donc l'emplacement de la résidence du Prince-Evêque Joseph-Clément de Bavière qui s'articulait autour d'une cour intérieure. Après sa mort en 1723, le magistrat de la ville occupe les locaux pour y tenir ses séances. Finalement, il rachète le palais en 1783.
Après qu'il eut brûlé en août 1914, la reconstruction de l'hôtel de ville, relativement fidèle à la construction originaire, fut menée entre 1924 et 1925 par les architectes Monaert et Petit. L’édifice se compose de deux ailes à deux niveaux dans l’angle desquelles se niche, en oblique, l’entrée monumentale en pierre de taille. La façade de droite comporte neuf travées de baies encadrées de pierres dans un parement de brique. La façade de droite n’en comporte que six seulement. Le long du fleuve, la façade a été reconstruite à « l’identique », à l’exception de la substitution de la toiture originelle à la Mansart par une bâtière à croupes. Des arcs en plein cintre bordent une avancée centrale aux pans coupés limités par un boudin supportant (l’ancienne chapelle du palais épiscopal ?).
L'hôtel de ville abrite plusieurs œuvres d'art, entre autres des paysages mosans de STANFIELD, KINDERMANS, BARON, des bustes d'Adolphe SAX, inventeur dinantais du saxophone, HUYBRECHTS, musicien dinantais.
Il contient également une cloche de bronze de 1566, provenant de l'église de Dinant, un canon espagnol du XVIème siècle trouvé en Meuse et pesant plus de 100 kgs.
Il est étonnant de constater que nombres d'artistes, ayant fait carrière au-delà de nos frontières, et ce, de tout temps, son originaires de notre vieille ville. Henri BLES, peintre dinantais depuis… la fusion des deux communes, Antoine WIERTZ, Joachim LE PATENIER. Que de noms illustres, que d'œuvres immortelles mais trop peu connues des dinantais eux-mêmes… mais nul n'est prophète en son pays, n'est-il pas vrai ?
source : http://www.dinant.be/index.htm?lg=1&m1=5&m2=15&m3=292