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Amiens. Urbs fortissima in Picardia sita est - Francesco Valegio (1625)

15 Décembre 2011, 14:42pm

Publié par Guil1

source : geoweb

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Amiens au Moyen Age

15 Décembre 2011, 14:41pm

Publié par Guil1

source : morel.anc.co.free.fr

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Amiens (Le Livre des proprietes des choses, par Bartholomaeus Anglicus (1447)

15 Décembre 2011, 14:41pm

Publié par Guil1

source : Base Enluminures

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Amiens - U

15 Décembre 2011, 14:34pm

Publié par Guil1

  • Cliquez sur l'image pour accéder à l'albumédification par la charte communale acquise en 1113 par le Comte d'Amiens, Enguerrand de Boves, seigneur de Coucy, renouvelé en 1117 par le comte Raoul Ier. En 1190, le roi Philippe-Auguste confirme la commune d'Amiens. La charte de 1185 dit : "Li maires et li esquevin nomment par leur sermens, III. personnes de leur esquevinage ou de dehors leur esquevinage, pour faire maïeur de le chité de l'un de ches III. Li maïeur de banièrez font XII. esquevins et maires nouviaus, et chil douze esquevins en font XII. autres." (Ancien coutumier de Picardie du XIVe siècle). Cf. aussi les Coustumes generalles du baillage damiens de 1507 et de 1535.
  • construit en :
    • 1117 : on détruit le castillon seigneurial, en conservant le Castillon
    • 1244 : construction du beffroi ou conversion du donjon seigneurial
    • 1274 : le beffroi est rebâti
    • 1335 : le roi Philippe VI permet aux magistrats municipaux d'Amiens de suspendre une 4e cloche supplémentaire au Beffroi, pour annoncer l'ouverture et la clôture des ateliers, une cloche qu'ils pourraient faire sonner quand bon leur sembleraient
      • 13 sols 1 denier d'amende pour qui travaille après que la "clocque au Beffroy" ait sonnée.
      • 24. Derekief, il convient que li cheppiers qui warde le beffroi soit mis ou serviche par conseil dez esquevins et en plain esquevinage, et qu'il soit homs de boine renommée.
      • 25. Derekief, il convient que li maistres carpentiers et machonz de le ville, qui font les oeuvres de le ville, soient mis en leur serviche par esquavinage, et que che soient personnes créaules. (Augustin Thierry, Recueil des monuments inédits de l'histoire du Tiers Etat . Première série, Chartes, coutumes, actes municipaux, statuts des corporations d'arts et métiers des villes et communes de France, région du Nord. Tome premier, contenant les pièces relatives à l'histoire de la ville d'Amiens, depuis le XVe siècle jusqu'au XVIIe siècle. p.160)
    • 1387 : on installe l'horloge à quatre cadrans, et on augmente à 16 le nombre de cachots (ceux-ci sont encore décorés des graffitis des détenus, notamment d'Australiens venus cuver leur vin pendant la Première Guerre mondiale ici)
    • 1406 : le beffroi s'effondre après un incendie
    • 1409 : réédification du beffroi (la base du beffroi est toujours la même)
    • 1562 : prend feu de nouveau : le guetteur pris au piège réclama sa mort du haut de la tour ne voulant pas mourir comme sur un bûcher.
    • 1742 : la flèche conique prend feu
    • 1748 : reconstruction de la flèche, la population la qualifie de "Seringue de Gargantua". Un bourdon de 11 tonnes selon la légende y est suspendu, on perça des oculi dans la voûte pour le monter au sommet, il est nommé Marie-Firmine, ou la Forte Chanteuse ; on agrandit sur le sud le corps du bâtiment
    • 1940 : le bourdon disparaît avec la destruction de la flèche
    • 1969 : début de la restauration de la tour
    • 1977 : réfection du gros œuvre terminée
    • 1988 : reprise des travaux de la flèche identique à celle de Beffara
    • 1990 : la Nouvelle Renommée est montée comme girouette lors de l'inauguration
    • 2001 : on ajoute un carillon de 30 cloches
  • architectes : Hue Poulette en 1406 ; Hector Quignon en 1562 ; Louis Beffara de 1742 à 1753
  • style : médiéval et défensif, baroque pour la flèche
  • matières : pierres de taille blanches
  • hauteur : 52m (?? marches / 3 ou 4 étages) : la Face Nord dispose de 4 niveaux du XVe s. et la Face Sud de 3 étages du XVIIIe s.
    • sous-sols : cachots
    • rez-de-chaussée :  cuisine pour les gardiens et les prisonniers
    • 1e étage : salle des échevins ou salle du tribunal, salle de torture et chapelle
    • 2e étage : cachots
    • 3e étage : salle d'archives, de magasin d'armes 
    • plateforme qui servait de promenade aux prisonniers ou aux joueurs municipaux lors de festivités chrétiennes
  • lieu : Beffroi autonome - Place au Fil - 80000 Amiens
  • renferme : anciennement prison municipale et pour les délits politiques jusqu'en 1932
  • visitable : lors des Journée du Patrimoine et le dimanche à 10 h 30 : Direction du Patrimoine d'Amiens Métropole Tél. 03 22 22 58 90
  • inscrit : 1926, inscrit Monument Historique
    • en 2005 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO

  • jacquemart : non
  • girouette : un bonnet de maire ou d'échevin (pendant un temps). Une Renommée (femme ailée)
  • cloches : à l'origine
    • 1e, l'Effroy, pour les incendies, les processions, l'élection et le serment des maires, pour les victoires et les naissances des princes ;
    • 2e pour la retraite des soldats, la fermeture et l'ouverture des portes ;
    • 3e, l'Appelé-ekevins, pour appeler les échevins et le peuple aux assemblées municipales.
    • le clocque aux ouvriers qui sonne au Beffroy sonnera quatre fois le jour : le matin, lorsque les ouvriers iront à l'ouvrage, puis à l'heure de leur dîner, quand ils reprendront le travail, enfin au moment de la fermeture des ateliers.
    • En 2001 : 30 cloches
  • carillon (mélodies) :
    • à l'heure : Mon petit oiseau
    • à midi : Belleville-Ménilmontant (Air des Cabotans d'Amiens, le théâtre picard de marionnettes)
    • à 19h : Race Picardie, que Dieu te garde
  • anecdote : surnommé "Bedouf" par les habitants : beffroi d'Amiens, qui, avant la guerre de 1940, servait d'abri momentané aux petits délinquants et aux ivrognes qu'on y envoyait cuver leur vin, Pis o croéyez : min ferlapier d'honme 'l-o coére 'tè joutcher à ch'Bédouf! (Et vous croyez [vous savez] : mon brigand de mari est encore allé coucher au beffroi !). En picard d'Amiens "beffroi" se dit beffroé ; en picard de Lille "beffro".

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Joris-Karl Huysmans - Là-bas

15 Décembre 2011, 12:11pm

Publié par Guil1

Joris-Karl Huysmans. Là-bas (1930).
p.115 (Bibliothèque Gallica)

 Je suis obligé de confier mes cloches à un aide qui ne vaut rien. Ah ! Si vous l' entendiez sonner ! Moi, ça me donne des frissons, ça me crispe...
- Ne te fais donc pas ainsi du mauvais sang, dit la femme ; dans deux jours, tu pourras les sonner, toi-même, tes cloches !
Mais il poursuivait ses plaintes.
- Vous ne savez pas, vous autres ; voilà des cloches qui ont l' habitude d' être bien traitées ; c' est comme les bêtes, ces instruments-là, ça n' obéit qu' à son maître. Maintenant elles déraisonnent, elles brimballent, elles sonnent la gouille ; c' est tout juste si d' ici je reconnais leurs voix !
- Que lisez-vous ? Fit Durtal qui voulait détourner la conversation d' un sujet qu' il sentait pénible.
- Mais des volumes écrits sur elles ! Ah ! Tenez, monsieur Durtal, j' ai là des inscriptions qui sont d' une beauté vraiment rare. Ecoutez, reprit-il, en ouvrant un livre traversé par des signets, écoutez cette phrase écrite en relief sur la robe de bronze de la grosse cloche de Schaffouse : " j' appelle les vivants, je pleure les morts, je romps la foudre ". Et cette autre donc qui figurait sur une vieille cloche du beffroi de Gand : " mon nom est Rolande ; quand je tinte, c' est l' incendie ; quand je sonne, c' est la tempête dans les Flandres " .
- Oui, celle-là ne manque pas d' une certaine allure, approuva Durtal.
- Eh bien ! C' est encore fichu ! Maintenant les richards font inscrire leurs noms et leurs qualités sur les clochent dont ils dotent les églises ; mais ils ont tant de qualités et de titres qu' il ne reste plus de place pour la devise. L' on manque véritablement d' humilité, dans ce temps-ci !

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Georges Rodenbach - Le miroir du ciel natal

15 Décembre 2011, 12:07pm

Publié par Guil1

VIII


Le Beffroi, durant la journée,
Porte avec orgueil son cadran clair ;
C’est sa médaille de roi du tir,
C’est son scapulaire brodé,
C’est sa croix pectorale
D’évêque qui domine un vaste diocèse.

Quand le jour va finir,
Debout dans l’air,
Le Beffroi se souvient du passé et s’exalte !
<pb n=051>
À d’autres la mémoire est lourde et les ans pèsent !
Il est toujours lui-même ;
Et, dans son armure de briques,
Il se rêve héroïque.

Le crépuscule devient blême ;
L’ombre peu à peu s’accroît
Et s’attaque au Beffroi ;
Mais lui se défend, songe
À ses fastes célèbres.
Il lutte contre l’assaut des ténèbres
Et l’or vaste de son cadran,
Parmi les pierres trop dociles s’encadrant,
Est un bouclier grâce auquel il se prolonge !

Mais l’ombre triomphe !
La nuit règne ; et le Beffroi sent
Sur ses pierres, qui sont nocturnes
Comme le firmament,
Son cadran luire pâlement
Comme un globe mort, comme une autre lune.

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Lille. Année Du Beffroi. 1982 (timbre)

15 Décembre 2011, 11:52am

Publié par Guil1

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Le Beffroi. Art et littérature modernes.1900 (revue littéraire)

15 Décembre 2011, 11:51am

Publié par Guil1

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Les Beffrois d'Artois et des Flandres (cachet 1961)

15 Décembre 2011, 11:51am

Publié par Guil1

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Henry Wadsworth Longfellow - The belfry of Bruges (1846)

15 Décembre 2011, 11:50am

Publié par Guil1

The Belfry of Bruges
Henry Wadsworth Longfellow, 1807-1882



IN the market-place of Bruges stands the belfry old and brown ;
Thrice consumed and thrice rebuilded, still it watches o'er the town.

As the summer morn was breaking, on that lofty tower I stood,
And the world threw off the darkness, like the weeds of widowhood.

Thick with towns and hamlets studded, and with streams and vapours gray,
Like a shield embossed with silver, round and vast the landscape lay.

At my feet the city slumbered. From its chimneys, here and there.
Wreaths of snow-white smoke ascending, vanished, ghost-like, into air.

Not a sound rose from the city at that early morning hour,
But I heard a heart of iron beating in the ancient tower.

From their nests beneath the rafters sang the swallows wild and high ;
And the world, beneath me sleeping, seemed more distant than the sky.

Then most musical and solemn, bringing back the olden times,
With their strange, unearthly changes rang the melancholy chimes.

Like the psalms from some old cloister, when the nuns sing in the choir ;
And the great bell tolled among them, like the chanting of a friar.

Visions of the days departed, shadowy phantoms filled my brain ;
They who live in history only seemed to walk the earth again ;

All the Foresters of Flanders, — mighty Baldwin Bras de Fer,
Lyderick du Bucq and Cressy, Philip, Guy de Dampierre.

I beheld the pageants splendid, that adorned those days of old ;
Stately dames, like queens attended, knights who bore the Fleece of Gold ;

Lombard and Venetian merchants with deep-laden argosies ;
Ministers from twenty nations; more than royal pomp and ease.

I beheld proud Maximilian, kneeling humbly on the ground ;
I beheld the gentle Mary, hunting with her hawk and hound ;

And her lighted bridal chamber, where a duke slept with the queen,
And the armed guard around them, and the sword unsheathed between.

I beheld the Flemish weavers, with Namur and Juliers bold,
Marching homeward from the bloody battle of the Spurs of Gold ;

Saw the fight at Minnewater, saw the White Hoods moving west,
Saw great Artevelde victorious scale the Golden Dragon's nest.

And again the whiskered Spaniard all the land with terror smote ;
And again the wild alarum sounded from the tocsin's throat ;

Till the bell of Ghent responded o'er lagoon and dike of sand,
'' I am Roland! I am Roland! there is victory in the land ! ''

Then the sound of drums aroused me. The awakened city's roar
Chased the phantoms I had summoned back into their graves once more.

Hours had passed away like minutes; and, before I was aware,
Lo ! the shadow of the belfry crossed the sun-illumined square.


Henry Wadsworth Longfellow, The belfry of Bruges and other poems (1846) (archive.org)

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