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Lille (Rijsel) - Palais Rihour - détruit

8 Février 2021, 11:56am

Publié par Guil1

Palais Rihour :Lille (Rijsel) - Palais Rihour

  • 1220 : on inclut l'îlot de Rihoult dans l'enceinte que l'on reconstruit malgré l'interdiction du roi, Blanche de Castille restant clémente à ce sujet
  • 1248 : Bérard de Rihout donne son manoir et ses terres à l'hôpital Comtesse
  • 1430 : Philippe-le-Bon élève les jardins du Palais sur l'emplacement actuel de la rue du Palais
  • 1450 : Philippe le Bon engage des négociations avec la ville pour obtenir des subventions pour la construction d'un nouveau palais, le magistrat promit de lui donner 6000 livres en quatre ans : les marchands qui tiraient de grands profits du séjour de la cour, auraient à payer la plus grande partie de la somme.
  • 1453 : achat de l'ancienne manse de Rihout (ou Rioult ou Rihoult), îlot marécageux enserré par les bras de la Deûle et de bâtiments aux environs
  • 1454-1473 : construction par Philippe le Bon (il y réside en 1463, 1464 et 1466, il meurt en 1467) et son fils Charles le Téméraire, ducs de Bourgogne. L'architecte est Evrard de Mazières. On l'appelle la Cour de l'Empereur

Le Palais Rihour du XVe au XIXe siècle se développe autour d'une cour fermée. A chaque côté du quadrilatère correspond un bâtiment ou un ensemble de corps de bâtiments dont les volumes et le parti d'élévation varient. L'aile nord, la plus haute, renferme la Grande Salle. Chacune des ailes peut être désignée selon son affectation :
- aile ouest dite aile du duc (dans la perspective de la rue du Palais), avec la Chapelle qui subsiste de nos jours sur un côté
- aile sud dite aile des dames
- aile est dite aile de la galerie (ouvrant sur la place Rihour)
- aile nord dite aile de la Gouvernance.
Elles sont desservies par trois escaliers en vis et par un escalier d'honneur placé dans des tours hors d'oeuvre, à chaque angle. L'ensemble de l'édifice offre une sobre apparence, à peine tempérée par l'usage de matériaux de couleur et d'aspect différents (la brique et la pierre) et, surtout, par le parti décoratif choisi. Celui-ci privilégie les motifs d'amortissement. Garde-corps, lucarnes, souches de cheminées, pinacles et girouettes se hissent fièrement au-dessus des toits.
Le Palais Rihour et ses vitraux, Itinéraires du patrimoine. La Voix du Nord, avec le concours de l'Association Christophe Dieudonné et de la ville de Lille, 1999. p.4

On peut se rendre compte de l'importance de l'hôtel, par l'énumération des chambres : d'abord le local du concierge, la chambre à coucher et la cuisine ; puis l'épicerie, la chambre des dames, le grenier sur la garde-robe de Monseigneur, la chambre des couturiers et des cordonniers ; la chambre de l'armoyrie, la chambre au-dessus de celle des finances ; la garde-robe de Monseigneur, la chambre sous la chapelle, la chapelle (le Conclave qui existe encore), la salle de l'oratoire (également), avec un tableau de la Passion, la chambre du chapelain, la chambre du barbier, la grande salle, la chambre de la tour carrée, la grande chambre de feu Monseigneur Philippe, la petite chambre de Monseigneur, etc. L'ensemble des bâtiments, construits en pierre et en brique, enfermait une cour carrée. La façade principale donnait du côté du marché. Elle était du style gothique de la dernière période.
Saint-Léger, Alexandre de. Lille sous la domination des Ducs de Bourgogne. Lille, G. Dubar, 1909. p.54

  • XVIe siècle : les plaids des hommes de fief de la Gouvernance s'y réunissent
  • 1664 : acheté par le Magistrat de la ville à Philippe IV, roi d'Espagne pour environ 100 000 florins.
  • début du XVIIIe siècle : Le magistrat se réunit dans la Salle du Conclave, au 1er étage, jusqu'à la Révolution (la Place de Rihour s’appellera alors la Place de la République). On l'orne de magnifiques boiseries en chêne et de grandes toiles peintes par Arnould de Vuez (conservées maintenant au musée de l'Hospice Comtesse).
Conclave vient du latin médiéval conclave, du latin conclave, pièce fermée à clé, de clavis, clé, et désigne plutôt le lieu et par métonymie l'assemblée des cardinaux élisant un nouveau pape. Cependant le Littré cite : Le disner fait, se retrairent les chevaliers en la chambre de leur conclave ; et là n'entra nul, s'il n'estoit chevalier portant l'ordre et les quatre officiers dessus nommés, O. DE LA MARCHE, Mém. liv. I, p. 263, dans LACURNE. Le Trésor de la Langue Française indique un sens par extension : assemblée délibérante
  • 1700 : incendie dans la nuit du 17 au 18 novembre, l'horloge est détruite, deux de tourelles et la fameuse salle de l'aile Nord (l'aile de la Gouvernance sur le Contour de l'Hôtel de Ville) où les Ducs tenaient leur cour plénière, et où Philippe-le-Bon célébra son festin du faisan. L'incendie commença dans la salle du spectacle (située sur la rue de la Comédie). "Au mois de novembre entre onze et douze heures de la nuit la maison de ville de Lille a été presque brûlée du côté du conclave. Cette perte a été regardée comme fort considérable tant pare que cet édifice était l'ancien séjour des ducs de Bourgogne et des empereurs qui les ont suivis que pour l'horloge qui était en haut du frontispice que l'on estimoit la chose la plus rare qu'il y eut à Lille".
  • 1729 : on reconstruit l'aile droite, et on y réaménage l'administration municipale et le Tribunal de première instance. L'escalier d'honneur mène au cabinet d'histoire naturelle, et aux salons de la société des arts, des sciences et de l'agriculture. Le Musée céramique se trouve dans la salle du Conclave. Les Archives occupent les combles.
  • 1736 : nouvel incendie de petite envergure
  • 1756 : 6 novembre, incendie qui ravage l'aile ouest, l'aile du Duc, du côté du jardin (l'actuelle rue du Palais). On restaure l'ensemble dans le style Louis XIV
  • 1759 : la façade est encore resplendissante de rouge vif
  • 1767 : une tour est démolie, le jardin intérieur est pavé

La Maison commune excite toute la curiosité d'un voyageur, par l'antiquité de sa structure et par les souvenirs qu'elle rappelle. C'était en partie le palais même des comtes de Flandre, et entre autres de ce Philippe-le-Bon si célèbre dans nos déplorables histoires, qui le fit bâtir en 1430.
Ce palais avait servi aux Souverains de Flandre jusqu'au temps où les Pays-Bas passèrent sous la maison d'Autriche, qui établit sa cour à Bruxelles.
On entre d'abord dans une vaste cour quarrée, flanquée de murailles épaisses, et entièrement de brique : dans les quatre angles s'élèvent quatre tourelles octogones qui dépassent de bien haut les murailles dont elles s'appuient. Deux de ces tourelles ont été détruites par un incendie de 1700, ainsi que cette fameuse salle où les Ducs tenaient leur cour plénière, et où Philippe-le-Bon célébra son festin du faisan. Ce corps-de-logis a été reconstruit avec plus de dignité par Louis XIV ; c'est là que se tiennent les assemblées municipales, celles de quelques autorités judiciaires : l'on y trouve des salles spacieuses où se dispose fort à l'aise tout l'étalage d'une fête publique, avant de se développer à l'extérieur.
Sur l'un des côtés de cette même cour, s'ouvre un escalier qui conduit aux seuls restes des appartements accessoires des anciens Ducs. Le plafond de cet escalier est sculpté en faisceaux arqués, et dans le vieux genre gothique. Là sont des chambres très-vastes et d'une grande hauteur, mais sans décoration : la chapelle des Ducs se trouvait de ce côté ; c'est où siège actuellement le tribunal correctionnel.
Cliquez sur l'image pour accéder à l'album Ce palais, à le considérer en masse, paraît avoir servi de forteresse. Dans les combles, près la chapelle, l'on a découvert dernièrement certains cabinets disposés de manière à faire croire que c'étaient des prisons d'Etat, où l'on suppliciait les Flamands rebelles.

Barbault-Royer, Paul-François. Voyage dans les pays du Nord, de la Lys, de l'Escaut, etc. (1800), pp.69-70

  • 1826 : construction d'un beffroi de 22m par l'architecte Leplus, sur l'aile droite, face à la rue du Palais Rihour, menant sur la Grand'Place. On utilise pour cela les débris de la façade de Saint Maurice qu'on décide de refaire sur les plans de Philippe Cannissié, architecte de la ville (1849-1867). La cloche dite Joseph, fondue pour Saint Maurice y est accrochée. Une représentation de la tour existait sur la tombe de Louis Lecomte, doyen des guetteurs. Des maisons y sont accolées sur la gauche. On parle de "cacophonie architecturale" pour le définir tellement il est constitué d'éléments disparates
  • 1845 : reconstruction générale sur les plans de Charles-César Benvignat, le beffroi est démoli en 1857, ainsi que ce qui restait du Palais Rihour. Le guetteur trouvait sa place à l'Eglise Saint Catherine (dans le Vieux-Lille). Reste la chambre sous la chapelle, la chapelle et la salle de l'oratoire et l'escalier d'honneur qui est déplacé de l'intérieur de la cour à la rue du Palais, à côté de la chapelle. Tout le premier étage est consacré à la collection du Musée des Beaux-Arts. La Bibliothèque déménage de l'église des Récollets détruite vers l'Hôtel de Ville jusqu'en 1854 : la salle des fêtes est devenue salle de lecture, la prison abrite les magasins

Les services multiples de la municipalité réclamaient des bureaux bien agencés : il fallait des salles spacieuses pour les musées obscurément confinés dans la vieille église des Récollets qu'on allait jeter par terre pour édifier le nouveau lycée ; il fallait des magasins de dépôt pour l'octroi, de vastes salons pour les fêtes publiques. L'antique palais de Rihour fut condamné à disparaître. Sa façade, œuvre de diverses époques, offrait des contrastes bizarres ; sa distribution intérieure réunissait les services les plus opposés : la prison, le tribunal de commerce, le salon du maire et le secrétariat, les bureaux de l'état-major de la place, ceux de l'état-civil, le conseil des prud'hommes, le musée d'histoire naturelle, le tribunal civil, les archives de la ville et du tabellion, les bureaux d'octroi et de police, etc., etc. Dans l'édifice du nouvel hôtel-de-ville, l'architecte, M. Benvignat, sut concilier les aménagements les plus commodes avec les limites budgétaires, et dissimuler, sous le style de la Renaissance, l'emploi judicieux des matériaux de la localité.
Si la démolition du grotesque beffroy construit en 1826 pour les guetteurs au feu laisse peu de regrets, les vrais Lillois ont vu avec chagrin disparaître le vieux monument historique, élevé par Jean-sans-Peur, habité par Charles-Quint et Louis XIV, le siège du repas du Faisan, la salle de la municipalité de 1792, où fut signée la fière réponse aux sommations d'Albert de Saxe. Mais grande a été la satisfaction des archéologues de pouvoir encore admirer l'escalier de Philippe-le-Bon, transporté de toutes pièces près de la salle du Conclave, cette relique précieuse du passé, ce sanctuaire de la justice des échevins et de l'indépendance du Magistrat.

Descamps, Ange. Lille - un coup d’œil sur son agrandissement, ses institutions, ses industries. Lille : Impr. L. Danel, 1878. p.10

  • 1855 : la collection du Musée d'Histoire Naturelle prend place dans la Faculté des Sciences, elles seront transportées en 1894 dans l'Institut des Sciences naturelles nouvellement construit.
  • 1885-1892 : construction du Palais des Beaux-Arts de la République : la majeure partie des œuvres est sauvegardée de l'incendie de la Première Guerre. Déjà le passage des cheminées rend possibles des incendies et les crevasses dues au tassement des maçonneries sur le sol tourbeux des Molfonds, principalement dans les parties du bâtiment où l'on n'a pas utilisé les anciennes fondations menacent le bâtiment.

Ce vaste monument, d'une superficie bâtie de 4.012 m² a été construit en 1847 et 1859 par l'architecte Benvignat, hormis l'aile droite qui date du XVIIIe siècle et le pavillon de droite, qui est le dernier vestige de l'ancien palais des Ducs de Bourgnes.
La partie ancienne est celle qui présent le plus d'intérêts. Salle des gardes au rez-de-chaussée, admirable escalier de pierre à paliers, Salle du Conclave (ancienne chapelle), tourelle à escalier. L'ancien Palais Rihour, dont cette partie est le seul vestige, avait été bâti au commencement du XVe siècle, par les ordres de Philippe-le-Bon, Duc de Bourgogne.
Cet édifice est actuellement occupé par l'administration municipale et les différents services qui s'y rattachent. La bibliothèque commune très importante, se trouve placée dans l'aile gauche du bâtiment au 1er étage.
Les bâtiments sont pourvue de l'éclairage électrique et d'un chauffage central à vapeur à basse pression.
Ce monument peut être évalué à 2.000.000 francs.
Le Commissariat central et les services d'octroi sont installés dans des immeubles voisins, sans importance au point de vue architectural.

Association française pour l'avancement des sciences. Congrès. Lille et la région du nord en 1909. (volume 1). Lille : imp. l. Danel, 1909.

  • 1916 (fin avril) : incendie et démolition, ne subsiste que la Salle du Conclave et la Salle des Gardes, de l'époque de Philippe le Bon. Les services municipaux emménagent alors Boulevard de la Liberté et à la Préfecture puis, en avril 1918, rue Gambetta et également dans les locaux d'un établissement d'enseignement catholique parvis de la Treille. Tout sera regroupé dans le nouvel hôtel de ville inauguré en 1932 dans le quartier Saint Sauveur.Lille (Rijsel) - premiers beffrois
  • 1924 : le syndicat d'initiative "Les Amis de Lille" qui déjà pendant l'occupation, avait travaillé sur le thème de l'aménagement urbain, suggère de ne reconstruire que la salle du Conclave pour laisser la circulation libre sur la Place Rihour. La municipalité socialiste de Gustave Delory décide de déplacer la mairie dans le quartier St-Sauveur et de ne pas reconstruire l'ancien bâtiment édilitaire. Seule la chapelle du palais Rihour encore debout, est conservée et, en 1924, le conseil municipal décide d'y implanter le monument aux morts et lance un concours. Le 27 décembre 1924, le projet Melancolia présenté par l'architecte Jacques Alleman et le sculpteur Edgar Boutry est adopté, après quelques modifications.
  • On commence le déblaiement des ruines de l'Hôtel de Ville en 1922. En 1927, le Monument pour la Paix est accolé là où était attaché l'ancien Hôtel de Ville (inauguré le 22 mai). La bibliothèque et la Recette Principale (dite aussi ancien pavillon des finances) restent sur la place en regard du Palais Rihour (Salle du Conclave) jusque fin des années 70. Ce n'est que dans les années 50 qu'on végétalise le mur qui était accolé à l'aile nord de l'Hôtel de Ville. Ce qu'on nomme toujours le Palais Rihour abrite maintenant l'Office du Tourisme.

 

Lille (Rijsel) - Palais Rihour

 

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Hôtel de Ville :

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  • 1792 : première rénovation du quartier Saint-Sauveur, jugé insalubre par ses alignements de taudis, de courées et caves
  • 1846 : la rue Wicar perce les quartiers malsains de Saint-Sauveur, et une place, ornée d'une fontaine publique, était venue répandre l'air et la vie au milieu de cette multitude condensée (Ange Descamps). En 1850, 953 caves de Lille sont habitées par 3687 personnes
  • 1860 : l'avenue Kennedy, alors appelée rue de la Rénovation, est percée
  • 1920 environ : 272 maisons du quartier Saint-Sauveur sont achetées pour être démolies
  • 1924 : construction de l'Hôtel de Ville sur les plans de l'architecte Emile Dubuisson, dans le quartier de Saint Sauveur afin de le rendre salubre, sur une idée de Gustave Delory. Roger Salengro continue son idée de "Palais pour le peuple". Un monument commémore leurs mandats, devant l'Hôtel de ville.
  • 1927 : construction du beffroi : 106m (le plus haut de France), Place Roger Salengro.
  • 1932 : inauguration
  • 1936 : suicide du maire socialiste de Lille (de 1924 à 1936), Roger Salengro : son bureau, au 1e étage du beffroi restera vide jusqu'à nos jours (depuis 1955, les maires occupent le bureau de l'adjoint)
  • 2000 : rénovation de l'Hôtel de Ville et extension

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La Bassée (Basse)

4 Juillet 2019, 12:50pm

Publié par Guil1

La Bassée (Basse)

  • édification par la charte (de Vervins ou de La Bassée) acquise en 1194 par Baudouin de Flandre et de Hainaut aussi nommé Baudouin de Constantinople (1171-1206) qui la mise en pratique pour la première fois à La Bassée
  • construit en : 
    • 1456 : première mention d'une halle de vente (à gauche de l'Hôtel de Ville) et une halle des plaids (sorte de cours de justice, à droite de l'Hôtel de Ville) avec une cloche de ban
    • 1747 : reconstruction de l'Hôtel de Ville pour cause de vétusté (17 000 florins de frais)
    • 1924 : inauguration du nouvel hôtel de ville après la Première Guerre mondiale où la ville est détruite presque en totalité
  • architecte : Léon Debatte et Gaston Brodelle (nouvel Hôtel de Ville)
  • style : Renaissance (nouvel Hôtel de Ville)
  • matières : briques rouges et pierres blanches
  • hauteur : 30 m (nouvel Hôtel de Ville)
  • lieu : Hôtel de Ville - Place du Général de Gaulle - 59480 La Bassée (nouvel Hôtel de Ville)
  • renferme : les services communaux
  • visitable : non
  • girouette : Lion des Flandres (nouvel Hôtel de Ville)
  • cloches : 1 dans le beffroi détruit
  • fortification de la ville par Vauban
  • légende / anecdote : 
    • Autrefois entourée de marais, la ville est maintenant sur le cours du canal d'Aire à La Bassée construit par Louis XIV, qui réunit la Haute Deûle (canalisée) à la Lys (affluent de l'Escaut). Cette situation explique également le nom de la ville, qui signifierait « Terre basse », bien que la ville soit située dans une plaine peu accidentée. L'expression « La bassée » pouvait autrefois désigner une zone humide et basse fréquemment inondée, avec un sens proche de celui que nous donnons au mot « bassin » dans l'expression « Bassin-versant ».
    • La ville de Tours, marraine de La Bassée, contribua, notamment financièrement, à la reconstruction de l'Hôtel de Ville qui possède ainsi un petit air de ressemblance avec celui de Tours.
    • Une sculpture de Maurice Ringot, dans l’escalier d’honneur de l’Hôtel de Ville, rend hommage à Louis-Léopold Boilly est un artiste-peintre né en 1761 à La Bassée et décédé à Paris le 4 janvier 1845.

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Gravelines (Grevelingen) - U

14 Juin 2019, 15:42pm

Publié par Guil1

  • édification par la charte communale acquise en juin 1262 par Marguerite de Constantinople, Comtesse de Flandre, confirmée par son fils Gui de Dampierre
  • construit en :
    • 1608 : première mention d'un beffroi en briques, il sonnait notamment la fermeture des portes de la ville, les heures de marché, les retraites des bourgeois et des militaires
    • 1822-27 : reconstruction presque à l'identique du beffroi qui fut rasé car il risquait de s'effondrer depuis 1770. La date et une équerre sont inscrites dans le mur du fond de rez-de-chaussée
    • 1834 : reconstruction de l'Hôtel de Ville
    • 1835 : le phare de Grand-Fort-Philippe est construit, jusqu'à cette date, le beffroi sert de point de repère aux marins
    • 1883 : installation de l'horloge
    • 1884 : Grand-Fort-Philippe devient commune autonome
    • 1901 : renouvèlement de la corniche, après avoir pensé le raser et construire un campanile à la mairie
    • 1903 : installation de la girouette
    • 2004 : illumination chaque soir du beffroi
  • architecte : Guillaume de Wittre ; Gravez, architecte dunkerquois (reconstruction de 1825)
  • style : beffroi autonome, style régional militaire du XVIIe siècle
  • matières : briques jaunes, calcaire et pierres de taille blanches, toit d'ardoises
  • hauteur : trentaine de mètres (une centaine de marches d'un escalier étroit) et rez-de-chaussée et 3 étages
  • lieu : Place Albert Denvers (deux fois maire de Gravelines, décédé en 2006, anciennement Place d'Armes puis Place Charles Valentin de 1950 à 2012) - 59820 Gravelines
  • visitable : non
  • inscrit :
    • comme Monument historique en 1948
    • en 2005 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO
  • girouette : petit drapeau
  • cloche : trois cloches sonnent tous les quarts d'heure
  • fortification de la ville par Vauban
  • légende / anecdote : 
    • Au XIIIe siècle, l'estuaire de l'Aa s'ensable, entraînant le déclinement économique de la ville. Au XIVe siècle, on construit un nouveau chenal.
    • Le prix de la reconstruction en 1827 s'éleva à 9 424 francs 25 centimes.
    • L’artisan de l’horlogerie du beffroi fut Jean Buirette dont la boutique, depuis quelques décennies, fait face, sur la place, à l’édifice.
    • Originalement village de pêcheurs spécialisés à la pêche à la morue en Islande (la ville est jumelée avec Fáskrúðsfjörður depuis 1990), Gravelines était connue pour être une ville de garnison et une cité fortifiée par Vauban, maintenant la centrale nucléaire, six réacteurs refroidis par l'eau de la Mer du Nord, la plus puissante de France fait la "renommée" de la ville. EDF verse une taxe professionnelle à la ville.
    • La ville est classée parmi les 105 « plus beaux détours de France ».
    • L'horloge est remontée manuellement tous les huit jours et fonctionne grâce à un système de trois poids métalliques qui entraînent les deux cloches.
    • Depuis l'inscription à l'UNESCO, on réfléchit à le rendre accessible à la visite.
  • Évènement : descente du père Noël et marché de Noël ; journées eurorégionales des villes fortifiées (3e week-end d'avril) ; bals de carnaval ; fête des Islandais (dernier week-end de septembre)

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Lesquin

13 Juin 2019, 14:07pm

Publié par Guil1

Lesquin

  • édification par : l'essor de la ville, au moment de l'implantation de plusieurs usines, la population double en 20 ans (de 1890 à 1910), et redouble encore en 10 ans (de 1920 à 1930)
  • construit en : 1932
  • architecte : ?
  • style : art déco
  • matières : béton et briques
  • hauteur : trentaine de mètres (?? marches / 7 étages)
  • lieu : Hôtel de Ville - 39, rue Faidherbe - 59810 Lesquin
  • renferme : les services communaux
  • visitable : non
  • légende / anecdote : l'architecte de l'Église Saint-Barthélemy (1854) et de plusieurs autres des environs est Charles Leroy, l'architecte lillois de la cathédrale Notre-Dame de la Treille
  • Carnaval : les géants Hippolyte et Titée

 

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Orchies (Oorschie)

23 Mai 2019, 13:48pm

Publié par Guil1

Orchies (Oorschie)

  • édification par la charte communale acquise en 1188 (identique à celle de Douai)
  • construit en : 1610 et 1927
    • XIIIe siècle : Marguerite, future comtesse, reçoit la terre de Pévèle en apanage. Elle réside à Orchies, au château de La Motte
    • 1610 : construction du beffroi tel qu'on le connaît
    • 1914 : dynamité en septembre, suite à l’incendie qui avait détruit la ville à 90%
    • 1927 : inauguration après reconstruction de l'Hôtel de Ville et son beffroi (sans escalier et bretèche simplifiée)
    • 1940 : de nouveau endommagé par des tirs d’obus allemands
    • 1947 : restauration
    • 1964 : le réaménagement de l'intérieur amène à une nouvelle inauguration
    • 1992 : l'édifice est surélevé d'un étage (pratiquement invisible de l’extérieur
  • architecte : inconnu
  • style : baroque, renaissance flamande
  • matières : briques rouges et pierres blanches, toiture de cuivre
  • hauteur : en 60m (? marches / 7 étages)
  • lieu : Hôtel de Ville - Place du Général de Gaulle - 59310 Orchies
  • renferme : services communaux
  • visitable : non
  • inscrit : non
  • girouette : sans
  • cloches : 48 cloches, coulées en 1995 en Allemagne de presque 4 t., se trouvent dans l’église Notre Dame de l’Assomption
  • anecdote :
    • Le nom jeté des Orchésiens est Ches pourchots d'Orchies (« les cochons d'Orchies ») : après qu'un incendie ait ravagé la ville, des collectes dans les villages voisins furent organisées « pour cheux d'Orchies », expression qui a donné par déformation « pourchots d'Orchies ».
    • La ville est aussi réputée pour être la capitale mondiale de la chicorée, car c'est là que l'entreprise Leroux est basée, et que l'usine se situe. La Maison de la Chicorée (demeure familiale des Leroux, grande maison bourgeoise du XIXème siècle) peut être visitée.

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Vieux-Berquin (Noord-Berkijn)

11 Avril 2019, 11:19am

Publié par Guil1

  • Charte communale acquise au : XIème siècle par Robert, comte de Flandre
  • édification par : l'essor de la ville
  • construit en : 1922-1923
  • architecte : Maurice ou Omer Cockenpot
  • style : néo-Renaissance flamande
  • matières : briques rouges et pierres blanches
  • hauteur : une quinzaine de mètres (5 étages)
  • lieu : Hôtel de Ville - 8 , Grand'Place - 59232 Vieux-Berquin
  • renferme : les services communaux
  • légende / anecdote :
    • la commune abrite une Motte féodale fortifiée du Moyen Âge, classé Monument Historique dès 1988
    • Vieux-Berquin se situe sur la voie romaine reliant Cassel à Arras
    • Détruit en 1918, le village est reconstruit après 1920 : l'église Saint-Barthélémy date de 1934
    • Le dernier portant le nom de la commune, Louis de Berquin (ou Berkin), est brûlé vif le 22 avril 1529 pour cause d'hérésie : ses écrits sont considérés comme imbus des doctrines de Luther.

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Merville (Meregem)

21 Décembre 2014, 12:18pm

Publié par Guil1

Cliquez sur l'image pour accéder à l'album

  • édification par : la charte communale acquise en : 1076 par Philippe 1er et confirmé en 1451 par Philippe le Bon par la fameuse Ghisle de Menreville, qui constitue la véritable charte de Merville
  • construit en : 1929 (l'ancienne mairie a été complètement rasée durant la Première Guerre mondiale)
  • architecte : Louis-Marie Cordonnier
  • style : néo-Renaissance flamande
  • matières : briques et pierres blanches
  • hauteur : (?? marches / ?? étages)
  • lieu : Hôtel de ville - 1, Place de la Libération - 59660 Merville
  • renferme : actuellement les services communaux
  • visitable : non
  • inscrit : non
  • girouette : aux armes de la ville
  • cloches : ?
  • carillon (mélodies) : ?

 

  • légende / anecdote : Les habitants sont appelés "Les caous de Merville", "Ch'Caou", le chat en patois local, symbolise la ville de Merville, en souvenir de la période de troubles religieux en Flandre, vers 1566. A cette époque, les "Gueux" auraient profané le tabernacle de l'église, en y enfermant un chat.
  • Carnaval : Cortège Carnavalesque du Lundi de Pâques : Il bénéficie d'une grande renommée. Y défilent les sociétés locales et étrangères, ainsi que les géants mervillois « le Caou » et « Saint-Antoine », le char de clôture représentant la Tentation de Saint-Antoine

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Wambrechies (Wemmersijs)

6 Décembre 2012, 11:32am

Publié par Guil1

  • cliquez sur l'image pour accéder à l'albumédification par : l'essor de la ville
  • construit en : 1868 (le premier hôtel de ville est encore visible, avec son balcon orné d'une grille en fer forgé, à l'angle de l'actuelle avenue de Robersart, et porte la date de 1790)
  • architecte : Charles Maillard (architecte de l'Hôtel de Ville de Tourcoing)
  • style : néo-Renaissance flamande
  • matières : brique et pierre de Soignies
  • hauteur : 27m (?? marches) / 4 étages :
    • bureau du maire et salle du Vicomte avec le portrait du maire
    • salle du conseil
    • pigeonnier
  • lieu : Hôtel de Ville - 2, place du Général de Gaulle - 59118 Wambrechies
  • renferme : anciennement la mairie / actuellement l'Office du Tourisme, la Salle des Mariage, l'ancienne Salle du Conseil (la mairie est dans un bâtiment derrière)
  • visitable : oui
  • inscrit : non
  • jacquemart : non
  • girouette : drapeau de la ville
  • cloches : non

 

  • légende / anecdote :
    • la cloche en bronze du campanile fut emmenée par les Prussiens lors de la Première Guerre mondiale et ne fut jamais remplacée.
    • le vicomte Martel Henri Obert de Quévy, alors maire de la ville pour la deuxième fois et résident au Château de Robersart, de fait figurer son blason (d'azur au chevron d'or à trois chandeliers de même) et sa devise (pro lumine virtus, "le courage pour la lumière") sur la façade, en même temps que celle de Napoléon III, représentant le Second Empire
  • évènement :  Le musée de la Poupée et du Jouet ancien se trouve dans le château de Robersart

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Rosendaël (Rozendaal)

13 Janvier 2012, 16:57pm

Publié par Guil1

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  • édification par : l'essor de la ville
  • construit en :
    • 1860 : démembrement de Coudekerque-Branche et Téteghem, amputées d'une partie de leur territoire, Rosendaël est créé par l'initiative d'un décret de Napoléon III
    • 1863-64 : construction d'un premier Hôtel de Ville à Rosendaël par l'architecte Develle
    • 1891 : Rosendaël donne naissance à Malo-les-Bains (elle tient son nom de Gaspard Malo (1804-1884) armateur et député de Dunkerque) en perdant la moitié nord de son territoire
    • 1933 : destruction de l'Hôtel de Ville devenu trop petit
    • 1934-1936 : construction du nouvel Hôtel de Ville avec beffroi
    • 1940 : destruction de l'Hôtel de Ville, seul le beffroi subsiste
    • 1948-1960 : reconstruction du corps de l'Hôtel de Ville sur un mode simplifié
    • 1969 : fusion de Malo-les-Bains avec Dunkerque
    • 1971 : fusion de Rosendaël avec Dunkerque
    • 1972 : fusion de Petite-Synthe avec Dunkerque
    • 1980 : fusion de Fort-Mardyck avec Dunkerque
    • 2010 : Rosendaël fête ses 150 ans (un monument de style Art Nouveau fut édifié en 1910 pour commémorer le 50e anniversaire de la fondation de la commune. Dressé à l'origine place de la Liberté et il a été déplacé place Voltaire en 1921)
  • architectes : Gastons Doisy et Louis Galland (en 1935)
  • style : néo-Renaissance flamande
  • matières : briques rouges et béton armé
  • hauteur : une quarantaine de mètres (?? marches / 4 étages)
  • lieu : Hôtel de Ville - Place des Martyrs de la Résistance - 59240 Rosendaël
  • renferme : les services communaux
  • visitable : non

  • légende / anecdote : le beffroi s'inspire de celui de Bergues
    • Malo-les-Bains possède aussi sa mairie, de style flamand
  • Carnaval : lancer de merlans séchés (en 2005, 150 kg en furent jetés) lors du Carnaval de Dunkerque, la bande des pêcheurs a traditionnellement lieu le Mardi gras

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Tourcoing (Toerkonje)

16 Décembre 2011, 14:35pm

Publié par Guil1

  • Charte communale acquise au : XIIIe siècle (alors déjà une bourgade importante avec son château, ses halles échevinales, ses sergents, ses échevins, son bailli ; mais ses seigneurs ne lui avaient point encore octroyé de coutumes particulières)
  • édification par : l'essor de la villeCliquez sur l'image pour accéder à l'album
  • construit en :
    • Halle échevinale de 1612 
    • Hôtel de Ville de 1718
    • Halles centrales de 1880
    • nouvel Hôtel de Ville de 1866-1885 (Chambre de Commerce inauguré d'abord dans la Mairie en 1876)
    • Beffroi pour la Chambre de commerce de 1902-1906
  • architecte : Charles Planckaert
  • style : néo-Renaissance flamande
  • matières : briques rouges et pierres blanches de Soignies et pierres de Creil
  • hauteur : 51m (?? marches / 6 étages)
  • lieu : Bourse de commerce (chambre de commerce, musée industriel et poste) - 11 bis place Charles-et-Albert-Roussel - 59200 Tourcoing
  • renferme :
    • anciennement chambre de commerce, musée industriel (initialement prévu, il n'a jamais vu le jour, à la place  un musée du Costume, à partir de 1939, puis un centre de documentation sur le textile) et poste
    • actuellement le Centre d'Histoire Locale ( Centre d'Art et d'Industrie, et le théâtre de marionnettes)
  • visitable : oui
  • inscrit : non

  • jacquemart : non
  • girouette : drapeau en fer avec la lettre T
  • cloches : emportées par les Allemands en 1917

  • légende / anecdote : voulu par le maire Gustave Dron pour témoigner de l'industrie textile (lin principalement) de la ville. Les grands industriels de l'époque sont les familles Desurmont et Destombes. L'architecte limousin, ancien boursier de Tourcoing, redevable en cela à cette ville, dessina les plans gratuitement. L'inauguration a lieu l'année où la ville accueille l'Exposition internationale des Industries textiles. Il est placé en face de l'église Saint-Christophe et dans l'axe de l'entrée principale de l'Hôtel de Ville.
  • Carnaval : Théâtre de Marionnette du Broutteux

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