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dragon

Tournai (Doornik) - U

9 Janvier 2007, 20:12pm

Publié par Guil1

Beffroi de Tournai

  • édification par une charte communale acquise en 1188 par le roi de France, Philippe Auguste (Philippe II dit Philippe Auguste, né le 21 août 1165 à Gonesse, mort à Mantes-la-Jolie le 14 juillet 1223).
  • construit entre 1189 et 1245 (en 1217, on y sonnait déjà 2 cloches).
    • 1294, rehaussement (la ville a agrandi ses enceintes, et le chœur gothique de la cathédrale Saint-Martin cache la vue). On ajoute les 4 tourelles et la flèche.
    • 1391-1394 : incendie et restauration finie en 1397.
    • 1444 : réparations diverses
    • 1782 : on remplace le dragon par un globe surmonté d'un aigle (en hommage au nouveau propriétaire des lieux, Joseph II d'Autriche qui se rend dans la ville en 1781).
    • 1792 : les Français vainqueur le remplacent par un bonnet phrygien.
    • 1793 : les Autrichiens reprennent la ville et remplace le symbole révolutionnaire par un globe surmonté d'une bannière triangulaire (l'Aigle avait été emmené à Paris et déposé à la Convention pour que les vainqueurs d'alors puissent l'injurier). La bannière triangulaire reste en place jusqu'en 1883, date à laquelle le dragon reprend sa place.
    • 1825 : statut de ville par le roi
    • 1844-1875 : restauration par Bruno Renard (alors qu'on détruit au même moment la Halles des Consaux, la Tour des Six, l'église Sainte-Pierre et le Pont de l'Arche).
    • 1945-1948 : restauration (même s'il n'a pas trop souffert des affres de la guerre).
    • 1992-2002 : dernière restauration en date.
  • architecte : inconnu. Restauration par Bruno Renard au milieu du XIXe siècle.
  • style : gothique (roman d'origine)
  • matières : pierres bleues de Tournai
  • hauteur : env. 30m avant 1294, 70m actuellement : 257 marches et 4 étages :
    • 1e étage : actuellement, Espace rôle des beffrois : exposition
    • 2e étage : Espace historique des beffrois : spectacle audiovisuel
    • 3e étage : cachot d'époque
    • 4e étage : Espace didactique des cloches
    • sommet : carillon et cloches
  • lieu : peut-être sur l'emplacement d'une tour de l'ancienne enceinte romaine (la forme particulière de la Grand'Place de Tournai, qui est triangulaire, serait due à la présence de deux voies romaines qui se rejoignaient à l'emplacement de l'actuel beffroi). Vieux Marché aux Poteries, 14. 7500 Tournai (Hainaut)
  • Autonome : la Halles aux draps est plus loin sur la Grand'Place et l'Hôtel de ville est depuis 1809 l'ancienne abbaye bénédictine de Saint-Martin (on voit l'emplacement de l'ancien hôtel de ville aujourd'hui disparu sur la carte des années 1700).
  • renferme : anciennement une prison jusqu'en 1827 ; actuellement, exposition sur les beffrois et Géants de Tournai
  • visitable : oui (une brochure sur le beffroi y est en vente)
  • inscrit en 1999 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO ;
    • le 15.09.1936 à la Commission royale des monuments et sites de Belgique ;
    • en 1993 à la liste du Patrimoine exceptionnelle de la Région Wallonne.
  • girouette : dragon (de 1363), 2 sirènes et 2 tritons
  • cloches : 43 cloches datant du XVIe au XIXe siècle.
  • carillon (mélodies) : depuis 1535. "Les Tournaisiens sont là"
    • Paroles en picard du premier couplet :

Le ray l'a dit d'dins les guerr' de la france
Quand l'caporal s'apprêto à buquer
S'ertourtant su s'n offici d'ordonnance
Dis donc l'ami, c'qu'on peut bientôt qu'mincher?
Not'aid' de camp s'ertornotout d'ene traque
R'waitiot au lon et pu disot comm'cha
Sa majesté on peut qu'mincher l'attaque
On peut qu'mincher les Tournaisiens sont là. (ter)

  • fortification de la ville par Vauban
  • légende / anecdote : C'est le plus vieux beffroi de Belgique : il inspira ceux de Gand, Douai, Péronne, Comines, Solre-le-Château, Valenciennes.
    • La ville "perd corps et commune et bancloque" en 1332, ainsi qu'en 1367. Charles Quint supprime l'autonomie communale sur ses terres en 1521.
    • En 1397, une grande fête est organisée pour marquer la fin des travaux après l'incendie du 13 février 1391. La population est associée aux festivités au cours desquelles le Magistrat jette des miches de pain aux enfants du haut du beffroi.
    • 7 clefs détenues par 7 échevins pour ouvrir les cadenas du trésor communal.
    • Le service de guet était assuré par 4 cordonniers à raison de toutes les douze heures. Les statues, surnommées les Hurlus , en haut de chaque contrefort du beffroi les symbolisent.
    • En 1914, les Allemands exigent le silence du beffroi. Il sonnera à nouveau dès 1918.
  • Carnaval : lancer de pitchous (gâteaux) à l'occasion du carnaval, où l'on brûle le Roi du carnaval, et dont les cendres sont jetées dans l'Escaut.

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Gent (Gand) - U

1 Décembre 2006, 13:56pm

Publié par Guil1

   

Cathédrale St-Bavon et Beffroi de Gand

  • Charte communale acquise en : 941 par le comte Arnoul Ier de Flandre dit Arnoul le Grand, Arnoul le Riche ou Arnoul le Vieux (v.873 - † 27 mars 965)
  • édification par : la charte (une des premières villes à édifier un beffroi symbolisant les libertés communales)
  • construit en :
    • 1180 : un beffroi en bois brûle
    • 1183 : construction d'un beffroi en pierre
    • 1313-1380 : construction du présent beffroi
    • 1425-1445 : construction des Halles
    • 1825 : statut de ville par le roi
    • 1903 : on le dégage des maisons environnantes sur les plan de Auguste van Assche
    • 1913 : 4 tourelles d'angles ajoutées sur les plans de Valentin Vaerwyck remplaçant la flèche qui tombe en ruine
  • architectes : Jan van Haelst, Jan Brouckard et Jan van Akerne
    • architecte de la flèche (1913) : Valentin Vaerwyck
  • style : gothique flambloyant
  • matières : pierre bleue de Tournai et de Antoing, briques, calcaire
  • hauteur : 91m (386 marches / 6 étages) :
    • au rez-de-chaussée, une salle d'isolement, où a aussi parfois été enfermé les prisonniers durant les jours de révolte.
    • au premier étage, une salle ('t secreet), où était gardé le poinçon de la ville.
  • lieu : Botermarkt 17 / Sint-Baafsplein / Emile Brauplein. Gent (Oost Vlaanderen)
  • sur Halles aux draps qui servirent de prison ; le fronton est surnommé Mammelokker (l'homme qui tète) représentant le vieux prisonnier Cimon qui fut nourri au sein par sa fille à travers les barreaux.
  • renferme : Musée du beffroi (1er et 2e étages)
  • visitable : oui : 3€ - du 15 mars au 15 novembre: tous les jours de 10h à 12h30 et de 14h à 17h30.
  • inscrit : en 1999 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO
    • 28.12.1936 à la Commission royale des monuments et sites de Belgique
  • girouette : dragon de cuivre doré (Gulden Draak) de 400kg et 1,5m (copie de 1980 ; l'original de 1377 est dans le musée). "Cette campanille est surmontée d'un dragon doré à ailes étendues, que l'on dit gros comme un taureau. Ce dragon fut envoyé de Constantinople, par Baudoin IX, comte de Flandre, lorsque cet empire apartenait à ce Baudoin et à ses Croisés. On ne peut attribuer cette ridicule enseigne, plutôt à l'art des Romains dégradés, qu'à celui des Croisés ignorans ; ce dragon est du plus mauvais goût." (Description de Barbault-Royer dans "Voyage dans les départemens du Nord, de la Lys, de l'Escaut, etc., pendant les années VII et VIII").
  • cloches : Roeland (du nom du neveu de Charlemagne, autre symbole des libertés communales) puis "la Triomphante" (de Triomfante). Actuellement 54 cloches, dont la nouvelle "Roeland" (depuis 1948).

Myn naem is Roelant
Als ik kleppe, dan is 't brand
Als ik luyde, is storm in Vaderland

Mon nom est Roland
Quand je tinte, il y a le feu
Quand je retentis, il y a la tempête dans la patrie

  • carillon (mélodies) : prélude répété chaque heure état nommé le "wekkering" par les Gantois, car l'attention des citoyens était attirée par les coups du carillon qui indiquaient l'heure exacte. Les airs qui résonnent quotidiennement sont adaptés de façon médiévale tous les deux ans.
    • Sur le coup de chaque heure carillonne "Ik zag Cecilia komen" [Viens, Cécilia], une pastourelle populaire datant de 1526.
    • Sur le coup de chaque heure et quart résonne "Gavotte en G" du Gantois Jean-Baptiste Loeillet (1680-1730). Cette gavotte fait partie de la Sonate Opus 1-3.
    • Sur le coup de chaque heure et demie carillonne "De Scheresliep".
    • A chaque heure moins le quart le carillon fait entendre "Op den slagh van Pavia". Cette chanson raconte l'histoire de la défaite de François 1er à Pavie en Italie le 25 février 1525, le même jour de l'anniversaire de son ennemi Charles Quint (qui ôta les privilèges fiscaux et priva le beffroi, lieu des archives municipales, de sa cloche, symbole d'indépendance).
  • anecdotes :
    • 3 clefs détenues par 3 hommes pour y entrer, 3 autres clefs pour ouvrir le coffre de la salle des secrets, où était la charte.
    • Le dragon en or a, selon la tradition, été apporté de Constantinople par les Varègues (peuple germanique qui fonda l'Etat russe) ou par l'empereur Baudouin (Baudouin VI de Hainaut ou Baudouin IX de Flandre (1171 - † 1205 ou 1206) dit Baudouin de Constantinople, empereur de Constantinople de 1204 à 1205 sous le nom de Baudouin Ier.) après la conquête romaine.
    • Charles Quint confisque "Roeland" en 1540.
    • Les 4 personnages représentés aux 4 coins de la corniche, représentent des hommes de la milice communale, revêtus de leur armure.

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