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Lille (Rijsel) - Halle échevinale - détruite

30 Janvier 2007, 20:12pm

Publié par Guil1

Première Halle échevinale de Lille :

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  • 1233 : Première Halle échevinale, à l'emplacement de l'entrée de la rue Faidherbe. Donné par Ferrand et Jeanne de Constantinople, elle est réparée en cas de besoin moitié par le Comte, moitié par la ville. 20 ans après, un conflit entre les échevins et le chapitre de Saint-Pierre s'ouvre sur le territoire affecté à chaque partie, le comte Guy de Dampierre règle la dualité en achetant tout le territoire de Lille sauf le cloître Saint-Pierre et ses annexes. Guy remet le reste sous la Loy de Lille, qui peut ainsi prospérer et payer ce qu'elle doit au comte qui s'enrichit. En 1350 un nouveau conflit entre les mêmes parties s'ouvre.
  • 1379 : reconstruction du bâtiment et pose de l'horloge avec carillon. Le beffroi se trouve à l'actuel N° 10 de la place du Théâtre, maintenant Café de la Régence (en 1848)
  • 1390 : Guillaume de Thielt sculpte la "bretèque" et les personnages qui la supporte
  • 1397 : on construit un bâtiment de l'autre côté de la cour intérieure, la grande chambre des échevins se trouve au rez-de-chaussée. Une verrière de Jacquemont As Pois la décore
  • 1424 : ravalement de façade en pierre d'Ecaussines par Jehan Le Douch et agrandissement d'un troisième corps de bâtiments. La Chapelle est construite. Les échevins acquièrent des tapis vermeils produits de l'industrie lilloise avec des fleurs de Lys blanches, symbole de Lille depuis la fin du XIIe siècle
  • 1442 : rehaussement du beffroi (deux structures se superposent) ; Jean Desbonnès exécute une Crucifixion et un Jugement dernier pour la Halle échevinale
  • 1460 : incendie sans grande gravité
  • 1508 : embellissement du bâtiment par des sculptures (une vierge au centre de la façade, statues de Philippe le Beau, de Maximilien et de Charles-Quint). 5 ans plus tard, "Le 7e jour de novembre, Jehan du Fay, Mahieu de Warlain, Rogier de la Cambe, dit Ganthois, Phlês Machon dit de le Sauch et Guillem Petit dit Denis furent eschassez de leur bourgeoisie à la bretesque et déclairez non plus estre bourgeois ne jamais le povoir estre pour ce qu'ils s'estoient advouez clercqs contre eschevins et la justice de la ville de Lille." En 1581, "Jehan de la Flye, pour soy avoir parti de son ghet en scel avant l'heure, fut condamné payer au prouffit de la ville une hacquebutte à crochets vaillable non moins de deux Phlês d'or et ce en dedans le candelier prochain venant".
  • 1534 : on pose des lions sur la façade du Palais
  • 1567 : horloge et carillon (19 cloches) dans le nouveau beffroi installés par Jehan Heudebert et Antoine Prévost ; le guetteur touche 72 livres par an
  • 1579 : on jette des pains du haut du beffroi lors du carnaval (également en 1598). 3 ans plus tôt "Fut un quidam condamné en la ville de lille pour avoir esté trouvé en adultère avec la femme d'un sien voisin de la ville de Tournay et trouvée par son mary qui en avertit la loy; puis furent appréhendez et fut mis dessus un échaffaud devant la maison de ville depuis 3 heures après midy jusqu'à 4; ayant un biller sur la poitrine contentant son méfait et l'heure expirée fut dépouillé et fustigé de verges sur ledit échaffaud et banni 6 ans de la chatellenie."
  • 1585-1593 : agrandissement de la halle échevinale. Style antiquité grecque, en pierre d'Ecaussines par Jehan Fayet
  • 1600 : le beffroi est détruit, la cloche "Vigneron", l'horloge et le carillon sont portés à St Etienne (alors à l'emplacement de la Grand'Place jusqu'en 1792, la Rue des débris Saint Etienne le rappelle), et la "bancloque" est portée à St Maurice. Des joueurs de bombarde se retrouvent sur le toit pour jouer des chansonnettes les soirs et matins, pour 30 florins l'an. Le guet est transféré à l'Eglise Saint-Etienne. Mais Saint Maurice sert de beffroi. En 1614, le 2 décembre "furent étranglés et brûlés trois jeunes hommes devant l'Hôtel-de-ville, savoir: Guillaume le jeune (de Tournay), agé de 22 ans, François Dumarez (d'Emmerin) et hugues Dupont, dit Moufflin (de Lille) qui estourdissoient les personnes du soir dedens cette ville avec des courts bâtons plombés et prenoient leur manteaux. Leurs corps furent exposés sur des roues avec clairs bâtons." En 1515, "Le XII octobre, une fille d'Hallewin fut étranglée et brûlée devant l'hôtel-de-ville pour avoir meutrie son enfant."
  • Grand'Place de Lille à la fin XVIIe s.1664 : vente de la Halle échevinale en 23 lots distincts : la Vieille Halle est démolie, la Nouvelle Halle est conservée sans la façade jusqu'en 1870, date du percement de la rue de la gare (rue Faidherbe)
  • 1785 : On voit encore des vestiges de l'ancienne chapelle échevinale dans le café Lalubie et les maisons voisines. On construit un théâtre sur les plans de Lequeux à l'emplacement de l'ancien pilori et le lieu où l'on exécutait par le feu les hérétiques, sorciers et autres criminels.
  • 1792 : l'Eglise Saint Etienne est détruite par les Autrichiens (des boulets de canon sont encore visibles dans la façade des maisons de beauregard en face de la Nouvelle Bourse). On envisage d'y construire un beffroi, sur un bâtiment à l'allure de Mosquée, là où est le Soleil d'Or

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Gent (Gand) - U

1 Décembre 2006, 13:56pm

Publié par Guil1

   

Cathédrale St-Bavon et Beffroi de Gand

  • Charte communale acquise en : 941 par le comte Arnoul Ier de Flandre dit Arnoul le Grand, Arnoul le Riche ou Arnoul le Vieux (v.873 - † 27 mars 965)
  • édification par : la charte (une des premières villes à édifier un beffroi symbolisant les libertés communales)
  • construit en :
    • 1180 : un beffroi en bois brûle
    • 1183 : construction d'un beffroi en pierre
    • 1313-1380 : construction du présent beffroi
    • 1425-1445 : construction des Halles
    • 1825 : statut de ville par le roi
    • 1903 : on le dégage des maisons environnantes sur les plan de Auguste van Assche
    • 1913 : 4 tourelles d'angles ajoutées sur les plans de Valentin Vaerwyck remplaçant la flèche qui tombe en ruine
  • architectes : Jan van Haelst, Jan Brouckard et Jan van Akerne
    • architecte de la flèche (1913) : Valentin Vaerwyck
  • style : gothique flambloyant
  • matières : pierre bleue de Tournai et de Antoing, briques, calcaire
  • hauteur : 91m (386 marches / 6 étages) :
    • au rez-de-chaussée, une salle d'isolement, où a aussi parfois été enfermé les prisonniers durant les jours de révolte.
    • au premier étage, une salle ('t secreet), où était gardé le poinçon de la ville.
  • lieu : Botermarkt 17 / Sint-Baafsplein / Emile Brauplein. Gent (Oost Vlaanderen)
  • sur Halles aux draps qui servirent de prison ; le fronton est surnommé Mammelokker (l'homme qui tète) représentant le vieux prisonnier Cimon qui fut nourri au sein par sa fille à travers les barreaux.
  • renferme : Musée du beffroi (1er et 2e étages)
  • visitable : oui : 3€ - du 15 mars au 15 novembre: tous les jours de 10h à 12h30 et de 14h à 17h30.
  • inscrit : en 1999 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO
    • 28.12.1936 à la Commission royale des monuments et sites de Belgique
  • girouette : dragon de cuivre doré (Gulden Draak) de 400kg et 1,5m (copie de 1980 ; l'original de 1377 est dans le musée). "Cette campanille est surmontée d'un dragon doré à ailes étendues, que l'on dit gros comme un taureau. Ce dragon fut envoyé de Constantinople, par Baudoin IX, comte de Flandre, lorsque cet empire apartenait à ce Baudoin et à ses Croisés. On ne peut attribuer cette ridicule enseigne, plutôt à l'art des Romains dégradés, qu'à celui des Croisés ignorans ; ce dragon est du plus mauvais goût." (Description de Barbault-Royer dans "Voyage dans les départemens du Nord, de la Lys, de l'Escaut, etc., pendant les années VII et VIII").
  • cloches : Roeland (du nom du neveu de Charlemagne, autre symbole des libertés communales) puis "la Triomphante" (de Triomfante). Actuellement 54 cloches, dont la nouvelle "Roeland" (depuis 1948).

Myn naem is Roelant
Als ik kleppe, dan is 't brand
Als ik luyde, is storm in Vaderland

Mon nom est Roland
Quand je tinte, il y a le feu
Quand je retentis, il y a la tempête dans la patrie

  • carillon (mélodies) : prélude répété chaque heure état nommé le "wekkering" par les Gantois, car l'attention des citoyens était attirée par les coups du carillon qui indiquaient l'heure exacte. Les airs qui résonnent quotidiennement sont adaptés de façon médiévale tous les deux ans.
    • Sur le coup de chaque heure carillonne "Ik zag Cecilia komen" [Viens, Cécilia], une pastourelle populaire datant de 1526.
    • Sur le coup de chaque heure et quart résonne "Gavotte en G" du Gantois Jean-Baptiste Loeillet (1680-1730). Cette gavotte fait partie de la Sonate Opus 1-3.
    • Sur le coup de chaque heure et demie carillonne "De Scheresliep".
    • A chaque heure moins le quart le carillon fait entendre "Op den slagh van Pavia". Cette chanson raconte l'histoire de la défaite de François 1er à Pavie en Italie le 25 février 1525, le même jour de l'anniversaire de son ennemi Charles Quint (qui ôta les privilèges fiscaux et priva le beffroi, lieu des archives municipales, de sa cloche, symbole d'indépendance).
  • anecdotes :
    • 3 clefs détenues par 3 hommes pour y entrer, 3 autres clefs pour ouvrir le coffre de la salle des secrets, où était la charte.
    • Le dragon en or a, selon la tradition, été apporté de Constantinople par les Varègues (peuple germanique qui fonda l'Etat russe) ou par l'empereur Baudouin (Baudouin VI de Hainaut ou Baudouin IX de Flandre (1171 - † 1205 ou 1206) dit Baudouin de Constantinople, empereur de Constantinople de 1204 à 1205 sous le nom de Baudouin Ier.) après la conquête romaine.
    • Charles Quint confisque "Roeland" en 1540.
    • Les 4 personnages représentés aux 4 coins de la corniche, représentent des hommes de la milice communale, revêtus de leur armure.

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