
- Charte communale acquise en 1170, par le Comte de Flandres Philippe d'Alsace, dit Philippe de Lorraine (v. 1143-1191). En 1116, Ypres obtient la suppression du duel judiciaire.
- édification par la charte (un premier beffroi en bois est mentionné pour la première fois en 1173 ; les premières cloches communales étaient dans la Cathédrale Saint-Martin (Sint-Maartenskerk / Domkerk)
- construit en :
- 1250 à 1304 : construction du beffroi et de l'aile droite
- 1376 à 1378 : construction de l'aile gauche
- XVe siècle : le conseil s'installe dans la châtellenie
- 1619 à 1622 : construction du Nieuwerck (Hôtel de Ville actuel)
- architecte de la reconstruction (1934-1958) : J. Coomans (jusqu'à sa mort en 1937) et P. A. Pauwels (jusqu'en 1967)
- style : gothique aux influences romanes
- hauteur : 70 mètres - ?? marches / 3 étages :
- 1e : trésorerie (charte et joyaux de la ville) et salle de réunion pour les échevins ;
- 2e : salle d'armes (bannières et armes) et anciennement la prison ;
- 3e : maison du carillonneur et tour de guet.
- lieu : Grote Markt 34, Ieper (West Vlaanderen)
- sur Halles aux draps de 132m de long (1376-1378, pour l'aile gauche). Entre 1619 et 1622 on construisit, contre la façade ouest, un gracieux bâtiment Renaissance appelé "Nieuwerck" (anciennement la chapelle privée des échevins, selon G.H.Dumont, "Beffrois et Hôtel de ville de Belgique"). La municipalité siégeait dans une des ailes de la Halle. Cet immeuble possède une belle galerie et est actuellement utilisé comme Hôtel de Ville et comme bureau de tourisme.
- renferme :
- anciennement : le trésor communal jusqu'au XVIe siècle et salle de réunion, salle d'armes, cloches, et chambre du guetteur
- actuellement : Musée sur la Guerre 14-18 In Flanders Fields" du nom du poème écrit par le physicien Lieutenant-Colonel d'origine canadienne, John McCrae, le 3 mai 1915.
- visitable : 7,50 pour le musée. Horaire du musée : avril à sept., tous les jours de 10h à 18h et d'oct. à mars, du mardi au dimanche de 10h à 17h. Carillon accessible aux visiteurs.
- inscrit : en 1999 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNSCO
- le 10.02.1940 à la Commission royale des monuments et sites de Belgique
- girouettes : dragon au sommet du beffroi (original de 1692 restauré) ; 8 aigles entourent le toit en lanterne ; sur les Halles, sur le coin de l'aile Ouest le "torenwachter" (guetteur), sur le coin de l'aile Est le "stadsnar" (le bouffon), et derrière le géant Goliath
- cloches : 49 cloches
- carillon (mélodies) : carillonneur actuel : Ludo Geloen
- En 1609, Augustin de Saint-Pierre, le carillonneur du beffroi perçoit un salaire de 312 livres par an de la commune (somme importante à l'époque).
- concert donné de juin à septembre le samedi en début d'après-midi (de 11h à 12h) et le dimanche soir (concert d'été de 16 à 17h). On peut se procurer une brochure à l'Office de tourisme.
- fortification de la ville par Vauban
- anecdote :
- En 1361, on lança du beffroi, le haut bailli, lors des révoltes des gens de métier contre les échevins (cf. comme à Bruges en 1302)
- Au Moyen Âge et jusqu'en 1817, on lançait de vrais chats. En 1938, on reprit la tradition avec des chats en peluche), plusieurs explications sont données : soit pour chasser l'esprit malin et les sorcières, soit pour se débarrasser des chats qui restaient dans la laine entreposée dans les halles.
- Philippe VI de Valois détruit la cloche privilégiée du beffroi d'Ypres en 1328 (les milices de la ville avaient combattu contre lui).
- Le comte Baudouin IX de Flandres et sa femme Marie de Champagne apparaissent sur la tour du beffroi. La légende raconte que ces derniers posèrent la première pierre en 1200.
- Le Roi Albert I et Elisabeth apparaissent également sur le beffroi, ayant inauguré la reconstruction de la ville en 1934 (jusqu'en 1952), financée par l'Allemagne (132 milliards de marks-or devront être versés aux pays alliés, Hitler met fin au devoir de réparation en 1933), l'Etat belge et les particuliers. On pensa un moment laisser les ruines en l'état en guise de mémorial, finalement la Porte de Menin fut construite pour endosser cette fonction. Le Traité de Versailles accorde à la Belgique les Cantons de l'Est, et une partie des colonies prussiennes (Ruanda-Urundi). La République de Weimar n'aura versé que 36 milliards de marks-or et les vaches, chevaux, cochons, moutons, etc. "normaux et non-malades en plus du charbon" dont le nombre est précisé dans le texte de l'excessif Traité de Versailles
- En 1800, Paul-François Barbault-Royer dans son Voyage dans les pays du Nord, de la Lys, de l'Escaut, etc. nous dit que la Halle est un "édifice colossal, le plus beau, le plus vaste, le plus commode qui existe en ce genre peut-être dans toute l'Europe". Il avoue n'avoir "vu peu de bâtimens gothiques d'une conception aussi sublime et d'une conservation aussi surprenante". (p.136)
- Carnaval : lancer de chats en peluches de la salle d'armes, lors de la Fête des Chats (Kattenstoet) qui a lieu tous les 3 ans le deuxième dimanche de mai
- Défilé des chats-géants Cieper et Minneke Poes, du chaton-géant Piepertje et du géant Goliath.
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édification par la charte communale acquise en 1114 par le Comte de Flandre Baudouin III de Flandre (v. 1093-1119). Cf. la coutume de Valenciennes de 1540 et de 1590
- construit en :
- 1222 : construction du Beffroi
- 1233 : consécration de l'église Saint-Géry, ancienne église des Récollets
- 1237 : on détruit le beffroi, son emplacement étant mal choisi
- 1238 : on construit à nouveau un beffroi à l'extrémité sud de la place d'Armes (du côté de la rue Derrière la Tour)
- 1250-1260 : l'édifice est terminé
- 1277 : construction de l'Hôtel de Ville
- 1358 : on place les deux cloches Blanche Cloche et Curiande (la cloche des ouvriers)
- 1366 : on place la cloche chargée de sonner l'heure portant l'inscription :
- Cheste noble cloque d'oneur
- Fut faite l'an Notre Seigneur
- XXX cens IIIxx et VI;
- Faire la fist Jehan Partis,
- Qui estoit prosvos à ce tamps
- Avoech ses douzes pers sautants.
- Et si la fist maistre Robers
- De Croisilles, pourquoi les vers
- Disent que tape sans séjour
- Vingt-quatre heure nuit et jour,
- Pour oïr la communauté
- Que Diex ait en saveté.
- 1533 ou 1538 : on place la cloche Anne qui sonnait les demi-heures :
- Anne suis de nom, sans discors,
- Rejouissant les coeurs par vraix accords
- 1546 : rehaussement du beffroi
- 1597 : on place encore 2 cloches
- 1611 : la façade de l'hôtel de ville est entièrement reconstruite en style renaissance anversois
- 1615 : agrandissement de la Halle marchande
- 1626 : une cloche de plus est installée
- 1647 : on relève la flèche de 21m, et girouette à aigle doré, emblème héraldique de l'empereur Charles-Quint. Pierre Romain, horloger allemand, construit l'horloge. Une cloche aux emblèmes de Charles-Quint est installée à cette époque certainement
- 1680 : restauration du beffroi et de la halle : la façade est ornée de césars et de représentations allégoriques des saisons ainsi qu'une horloge astronomique. Le beffroi comptabilise 3 étages de cloches
- 1712 : on construit 12 maisons corporatives entourant le beffroi complètement
- 1782-84 : couronnement rehaussé et remis à neuf
- 1789 : destruction de l'église Saint-Géry. On la restaure bientôt
- 1800 : la girouette du beffroi est remplacée par la Renommée sonnant la trompette
- 1802 : la Renommée tombe par un violent ouragan et laisse place à un Lion d'or, emblème héraldique de Valenciennes
- 1811 : destruction de la halle marchande. Elle laissait place à une bourse classique par Deleau pour l'octroi et le cercle du commerce
- 1843 : le 7 avril, le beffroi s'écroule lors de sa restauration menée par Casimir Pétiaux : le guetteur Jacques-Joseph Dubuisson meurt ainsi que 6 occupants des maisons voisines. Une cloche part dans le campanile de l'Hôtel de Ville, une autre dans la tour St-Géry. Une nouvelle cloche est suspendue devant la porte du Poste de Poulic.
- 1851 : construction de la tour de l'Eglise St Géry par Casimir Pétiaux (condamné puis acquitté), la tour "à la troubadour", pour remplacer l'ancien beffroi de la Place d'Armes et servir de clocher à l'église
- 1867 : restauration de l'Hôtel de Ville sur la place d'Armes par Jules Batigny qui adjoint les 2 tourelles d'angle : façade Renaissance flamande, fronton de Jean-Baptiste Carpeaux, né à Valenciennes, symbolisant la résistance de la ville lors des combats de la Révolution en 1793. Un beffroi est construit abritant des bureaux. La chapelle échevinale Saint-Pierre et les halles disparaissent
- 1940 : Hôtel de Ville en ruine après l'incendie du mois de mai, il ne lui reste que la façade. l'architecte Albert Laprade esquisse un beffroi qui ne verra pas le jour pour la reconstruction du centre ville qui débute en 1953. Le fronton est refait par le Valenciennois Albert Patrisse
- 1944 : l'église Saint Géry est endommagée par la Guerre
- 1959 : on replace la cloche dans le nouveau campanile de l'Hôtel de Ville
- 1965 : restauration de l'Eglise Saint Géry et on la rend au culte pour servir aux deux paroisses jumelées : Saint-Géry et Saint-Nicolas qui, désaffecté, est depuis transformé en auditorium
- 2007 : le 21 décembre, implantation d'une sculpture architecturale sur la place d'Armes de Valenciennes évoquant le beffroi de la ville aujourd'hui disparu, mise en place à l'issue de l'opération Valenciennes capitale régionale de la culture, portée par le conseil régional et dans le cadre de la restructuration de la place d'Armes. Nom provisoire : La Concorde. Coût : 600 000€. Son ombre servira de cadran solaire sur la place.
- architecte :
- Beffroi de 1260 : pour le rehaussement de 1647, Maître Olivier
- Beffroi de St-Géry : Casimir Pétiaux
- Beffroi de 2007 : Jean-Bernard Métais

- style :
- Beffroi de 1260 : gothique et Louis XV pour le couronnement, classique pour l'hôtel de Ville
- Beffroi de St-Géry : néo-gothique, gothique romantique ou troubadour
- Beffroi de 2007 : moderniste
- matière :
- Beffroi de 1260 : grès et pierres blanches, pierres bleues pour le couronnement de 1784
- Beffroi de St-Géry : pierre blanche
- Beffroi de 2007 : acier inoxydable
- hauteur :
- Beffroi de 1260 : 70m.
- Beffroi de St-Géry : ?
- Beffroi de 2007 : 45m.
- lieu : Square Watteau, rue de Paris et place d'Armes, 59300 Valenciennes, Nord
- sur halle marchande pour le beffroi de 1260
- renferme :
- Beffroi de 1260 : carillon, jacquemarts, horloge, et chambre du guetteur, le Trésor et les Archives
- Beffroi de St-Géry : carillon et horloge, chambre du guetteur
- Beffroi de 2007 : la structure sera éclairée de l'intérieur, la lumière s'échappant par des lettres découpées dans la paroi écrivant des mots transmis par les Valenciennois qualifiant leur ville
- visitable : non
- inscrit : Saint Géry, le 25/02/1946 comme Monument Historique
- jacquemart : 2 sur le Beffroi de 1260
- girouette :
- Beffroi de 1260, aigle doré de 1647 à 1800, la Renommée de 1800 à 1802, de 1802 à 1843 un Lion d'or (emblème héraldique de Valenciennes)
- Beffroi de St-Géry : une croix
- cloches : Beffroi de 1260 : 8 cloches, dont La Blanche Cloche et Curiande
- carillon (mélodies) : ce qu'en dit Victor Hugo :
à Léopoldine.
Valenciennes, 15 août 1837.
J'arrive dans cette ville au bruit des carillons. C'est
la fête de la vierge. Je te la dédie, mon enfant...
- fortification de la ville par Vauban
- légende / anecdote :
- les chroniques racontent qu'au début du XVIe siècle, Jacquemart-le-Vagrier, dit l'Arbre d'or, voulant réjouir ses concitoyens, institua quatre musiciens ou museux qui devaient, sur le balcon du beffroi, jouer hautbois tous les jours à midi, et du matin jusqu'au soir les jours de marché. Cet usage se perpétua pendant 2 siècles ; mais, en l'an VII, la république confisqua et fit vendre les biens affectés à cette fondation.
- M. de Rollecour, l'un des magistrats de la fin du XVIIIe siècle, défendit à son cocher, sous peine d'être chassé, de passer jamais avec sa voiture dans les environs du beffroi
- en 1800, la Renommée fut promenée solennellement dans les rues de Valenciennes avant d'être placée au sommet du beffroi
- Valenciennes était la seule ville de cette envergure à ne plus avoir de beffroi
- La Condorde est surnommée le « Monstre du Loch Ness » par le Président de l'Union du commerce, Jean-Luc Dremière
- Le clocher de la Basilique Notre Dame du Saint Cordon, haut de 82 mètres, abrite la cloche municipale "Jehanne de Flandre" (1358) d'abord pendu dans la Tour de la Dodenne dans le parc de la Rhônelle, construit par Albert de Bavière au XIVème siècle
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- édification par l'essor de la ville et la décentralisation
- construit en :
- 2000 : permis de construire sera déposé pour la fin de l'année 2000
- 2002 : remodelage de la mouture du futur siège de Région et début des travaux
- 2005 : fin de la 1re étape
- fin 2006 : illumination
- 2016 : dans le cadre de la réforme du découpage des régions, le siège de Région devient l'Hôtel de région des Hauts-de-France
- architectes : L. Delemazure avec G. Neveux
- style : gratte-ciel
- matières : béton, verre, armatures en acier
- hauteur : 57 m (?? marches / 17 étages)
- lieu : 151 Avenue du Président Hoover - 59555 Lille
- sur Siège de Région (Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais)
- renferme les bureaux administratifs du Conseil Régional
- visitable : non
- anecdote :
- coût des travaux de 560 MF.
- le bâtiment renoue avec la tradition (cf. Le Cateau ou la Halle échevinale de Lille disparue) puisqu'on a un passage pour voiture sous le côté gauche
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nom : Bourse du Commerce, Nouvelle Bourse, Chambre de Commerce, la Bourse
- édification par l'essor de la ville
- construit en 1921
- 1232 env. : construite près des aubettes des changeurs, la fontaine au change était l'une des huit fontaines publiques. Près de là se réunissaient les marchands le midi et le soir
- 1524 : sur la Place du Théâtre (alors Place de Beauregard), déjà le poids public y fonctionne
- 1651 : on transfère l'image de Notre-Dame des Ardents et la statue de Notre-Dame du Joyau près du portail de l'église Saint-Etienne, du côté de la rue Esquermoise. La Fontaine au change est démolie et reconstruite au centre de la Bourse, puis en 1652 sur l'emplacement des maisons du Beauregard (à côté de la Bourse), jusqu'en 1687
- 1652 : construction de la Vieille Bourse sur les plans de Julien Destré, ingénieur et architecte, bourgeois de Lille et maître d’œuvres de la ville depuis 1642.
- 27 déc 1791 : en France, on supprime les Chambres de Commerce
- 1802 : rétablie le 3 nivôse, an XI (24 déc 1802)
- 1864 : désire d'une Chambre de commerce
- 1902 : on envisage de doubler la Vieille Bourse de 1653
- 1903 : concours remporté par Louis-Marie Cordonnier
- 1910-1921 : construction (arrêt à cause de la 1er Guerre)
- 1920 : La dernière réunion se déroule dans la Vieille Bourse
- 1967 : les Chambres de Commerce de Lille, Roubaix et Tourcoing sont fusionnées
- 1984 : on complète le carillon
- architecte : Louis-Marie Cordonnier
- style : renaissance flamande
- matières : base de grès, briques et pierres
- hauteur : 70m (?? marches / 4 étages)
- lieu : Place du théâtre
- édifié sur la Chambre de Commerce (Nouvelle Bourse)
- renferme : le carillon
- visitable : non
- inscrit : non
- girouette : drapeau portant deux L en regard ( _| |_ )
- cloches : 27 cloches
- carillon (mélodies) :
- à l'heure : actuellement L'Hymne à la joie, extrait de la 9e symphonie de Beethoven, adopté comme hymne européen. Précédemment, Dors min p'tit quinquin (berceuse qui illustre la vie des ouvrières d'usines à la fin du XIXe siècle) depuis 1983 :
Dors min p'tit Quinquin, min p'tit pouchin, min gros rojin. Te m' fras du chagrin si te n' dors point ch' qu'à d'main.
Ainsi l'aut' jour, eun pauv' dintelière, En amiclotant sin p'tit garchon Qui d'puis tros quarts d'heure, n'faijot que d'braire, Tâchot d' l'indormir par eun' canchon. Ell' li dijot, min Narcisse, D'main t'aras du pain d'épice, Du chuc à gogo, Si qu' t'es sache et qu' te fais dodo.
Refrain
Nous irons dins l'cour Jeannette-à-Vaques, Vir les marionnett's. Comme te riras, Quinque t'intindras dire : un doux pou' Jacques Pà l'porichinel' qui parl' magas. Te li mettra din s'menotte, Au lieu d'doupe, un rond d'carotte, Y t'dira merci ! Pins' comme nous arons du plaiji' !
Refrain
Allons serr' tes yeux, dors min bonhomme. J' vas dire eun' prière à P'tit-Jésus Pou' qui vienne ichi, pindint tin somme, T' fair' rêver qu' j'ai les mains pleines d'écus, Pour qu'i t'apporte eun' coquille, Avec du chirop qui guile Tout l' long d' tin minton Te t' pourlèqu'ras tros heur's ed' long !
Refrain |
- au quart : P'tit Jean revenant de Lille
- à la demie : L'habit d'min vieux grand-père
- au trois-quart : Elle s'appelait Françoise
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Première Halle échevinale de Lille :

- 1233 : Première Halle échevinale, à l'emplacement de l'entrée de la rue Faidherbe. Donné par Ferrand et Jeanne de Constantinople, elle est réparée en cas de besoin moitié par le Comte, moitié par la ville. 20 ans après, un conflit entre les échevins et le chapitre de Saint-Pierre s'ouvre sur le territoire affecté à chaque partie, le comte Guy de Dampierre règle la dualité en achetant tout le territoire de Lille sauf le cloître Saint-Pierre et ses annexes. Guy remet le reste sous la Loy de Lille, qui peut ainsi prospérer et payer ce qu'elle doit au comte qui s'enrichit. En 1350 un nouveau conflit entre les mêmes parties s'ouvre.
- 1379 : reconstruction du bâtiment et pose de l'horloge avec carillon. Le beffroi se trouve à l'actuel N° 10 de la place du Théâtre, maintenant Café de la Régence (en 1848)
- 1390 : Guillaume de Thielt sculpte la "bretèque" et les personnages qui la supporte
- 1397 : on construit un bâtiment de l'autre côté de la cour intérieure, la grande chambre des échevins se trouve au rez-de-chaussée. Une verrière de Jacquemont As Pois la décore
- 1424 : ravalement de façade en pierre d'Ecaussines par Jehan Le Douch et agrandissement d'un troisième corps de bâtiments. La Chapelle est construite. Les échevins acquièrent des tapis vermeils produits de l'industrie lilloise avec des fleurs de Lys blanches, symbole de Lille depuis la fin du XIIe siècle
- 1442 : rehaussement du beffroi (deux structures se superposent) ; Jean Desbonnès exécute une Crucifixion et un Jugement dernier pour la Halle échevinale
- 1460 : incendie sans grande gravité
- 1508 : embellissement du bâtiment par des sculptures (une vierge au centre de la façade, statues de Philippe le Beau, de Maximilien et de Charles-Quint). 5 ans plus tard, "Le 7e jour de novembre, Jehan du Fay, Mahieu de Warlain, Rogier de la Cambe, dit Ganthois, Phlês Machon dit de le Sauch et Guillem Petit dit Denis furent eschassez de leur bourgeoisie à la bretesque et déclairez non plus estre bourgeois ne jamais le povoir estre pour ce qu'ils s'estoient advouez clercqs contre eschevins et la justice de la ville de Lille." En 1581, "Jehan de la Flye, pour soy avoir parti de son ghet en scel avant l'heure, fut condamné payer au prouffit de la ville une hacquebutte à crochets vaillable non moins de deux Phlês d'or et ce en dedans le candelier prochain venant".
- 1534 : on pose des lions sur la façade du Palais
- 1567 : horloge et carillon (19 cloches) dans le nouveau beffroi installés par Jehan Heudebert et Antoine Prévost ; le guetteur touche 72 livres par an
- 1579 : on jette des pains du haut du beffroi lors du carnaval (également en 1598). 3 ans plus tôt "Fut un quidam condamné en la ville de lille pour avoir esté trouvé en adultère avec la femme d'un sien voisin de la ville de Tournay et trouvée par son mary qui en avertit la loy; puis furent appréhendez et fut mis dessus un échaffaud devant la maison de ville depuis 3 heures après midy jusqu'à 4; ayant un biller sur la poitrine contentant son méfait et l'heure expirée fut dépouillé et fustigé de verges sur ledit échaffaud et banni 6 ans de la chatellenie."
- 1585-1593 : agrandissement de la halle échevinale. Style antiquité grecque, en pierre d'Ecaussines par Jehan Fayet
- 1600 : le beffroi est détruit, la cloche "Vigneron", l'horloge et le carillon sont portés à St Etienne (alors à l'emplacement de la Grand'Place jusqu'en 1792, la Rue des débris Saint Etienne le rappelle), et la "bancloque" est portée à St Maurice. Des joueurs de bombarde se retrouvent sur le toit pour jouer des chansonnettes les soirs et matins, pour 30 florins l'an. Le guet est transféré à l'Eglise Saint-Etienne. Mais Saint Maurice sert de beffroi. En 1614, le 2 décembre "furent étranglés et brûlés trois jeunes hommes devant l'Hôtel-de-ville, savoir: Guillaume le jeune (de Tournay), agé de 22 ans, François Dumarez (d'Emmerin) et hugues Dupont, dit Moufflin (de Lille) qui estourdissoient les personnes du soir dedens cette ville avec des courts bâtons plombés et prenoient leur manteaux. Leurs corps furent exposés sur des roues avec clairs bâtons." En 1515, "Le XII octobre, une fille d'Hallewin fut étranglée et brûlée devant l'hôtel-de-ville pour avoir meutrie son enfant."
1664 : vente de la Halle échevinale en 23 lots distincts : la Vieille Halle est démolie, la Nouvelle Halle est conservée sans la façade jusqu'en 1870, date du percement de la rue de la gare (rue Faidherbe)
- 1785 : On voit encore des vestiges de l'ancienne chapelle échevinale dans le café Lalubie et les maisons voisines. On construit un théâtre sur les plans de Lequeux à l'emplacement de l'ancien pilori et le lieu où l'on exécutait par le feu les hérétiques, sorciers et autres criminels.
- 1792 : l'Eglise Saint Etienne est détruite par les Autrichiens (des boulets de canon sont encore visibles dans la façade des maisons de beauregard en face de la Nouvelle Bourse). On envisage d'y construire un beffroi, sur un bâtiment à l'allure de Mosquée, là où est le Soleil d'Or
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- Charte communale acquise en 1127 par Guillaume de Normandie, dit Guillaume Cliton (25 octobre 1102 - Alost, 28 juillet 1128), comte de Flandre en 1127. Il octroie également une charte à Bruges, Gand, Béthune, Thérouanne, Saint-Omer... pour appuyer son pouvoir en Flandre nouvellement acquis, mais des troubles montent dans les communes à cause des nouveaux impôts qui instaure, il meurt dans un conflit contre son successeur au comté, plus apprécié des Flamands ;
- renouvelée en 1128 par le comte Thierry d'Alsace (1099 - 17 janvier 1168), comte de Flandre de 1128 à sa mort
- confirmée en 1235 par la comtesse Jeanne de Flandre qui renouvelle la charte de Lille (les mayeurs et les échevins sont choisis à chaque Toussaint par quatre commissaires désignés par le souverain). Cf. Roisin, Jean ; Brun-Lavainne, Elie Benjamin Joseph. Franchises, lois et coutumes de la ville de Lille - ancien manuscrit à l'usage du siège échevinal de cette ville, contenant un grand nombre de chartes et de titres historiques concernant la Flandre. Lille : Vanackere, 1842
- édification par : la charte (pour celui de la Grand'Place) puis l'essor de la ville (pour l'actuel Hôtel de Ville)
- construit de 1929 à 1932 : 270 pieux de ciment pour supporter son poids de 9000 tonnes (plus que la Tour Eiffel)
- architecte : Emile Dubuisson (Lille, 1873 - Lille, 1947)
- style : Renaissance flamande et Art déco
- matières : béton, brique, pierre de Béthisy, céramique
- hauteur : 104m avec le phare
- le plus haut de France et longtemps la plus haute tour en béton du monde
- 100 marches jusqu'à l'ascenseur 432 marches en tout
- 7 étages
- lieu : Place Roger Salengro - 59000 Lille
- sur Hôtel de Ville (Halle échevinale à l'origine sur la Grand'place)
- renferme : le bureau de M. Salengro au 1e étage et de 1950 à 1957, le studio de Télé-Lille au 3e étage
- visitable : oui, par l'Office du tourisme
- inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 2005
- date protection : 03/05/2002 : classé Monument Historique
- girouette : une antenne pour la télévision et un phare pour l'aviation
- cloches : une est visible, au milieu (au-dessus de la base)
- carillon (mélodies): non, mais il y en a à la Chambre de Commerce, à Sainte Catherine, à Saint Maurice et à Notre-Dame de la Treille
- fortification de la ville par Vauban
- légende / anecdote : il existe encore un titre se nommant "Le Beffroi", magazine du site d'Histoire et de géographie de Lille, depuis 2004
- Autrefois, les cochers se plaignaient qu'il effrayait les chevaux
- Les géants de Lille, Lydéric et Phineart, sont représentés à la base du beffroi (par Carlo Sarrabezolles) en ciment : Les feuillages rappellent le légendaire château du Buc, royaume de Phinaert
- Un phare se trouve au sommet pour les débuts de l'aviation
- La première radio-télévision régionale (4e du monde), Télé-Lille, y avait son studio de 1950 à 1957 au 3e étage, et un émetteur et une antenne se trouvaient au sommet
- On le voulait plus haut que Saint Maurice (43m) et on ne voudrait plus rien de plus haut que lui maintenant.
- Le bureau du maire socialiste de Lille (1924-1935), Roger Salengro, au 1e étage du beffroi restera vide jusqu'à nos jours après son suicide (depuis 1955, les maires occupent le bureau de l'adjoint)
- Carnaval : sous l'époque bourguignonne, se déroulait la fête des nobles rois de l'épinette : la veille de l'Epiphanie, le personnel de la Collégiale Saint-Pierre (alors à l'emplacement de Notre-Dame de la Treille) procédait à l'élection d'un "évêque des fous" et pendant 8 jours se déroulent processions, cortèges, figurations, gestes de chevaliers, mystères, etc. Philippe II l'abolit définitivement le 23 juillet 1556
- Géants Lydéric et Phinaert (entre autres)
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- édification par : l'essor de la ville dans les années 30, lié au charbonnage. L'histoire de la ville ne commence proprement dit qu'en 1666, quand les Espagnols, en hommage au roi d'Espagne Charles II (1661-1700) (nom de la Place de l'Hôtel de Ville), construisent les fortifications pour défendre la Meuse.
- construit en : 1936
- architecte : Joseph André (et Jules Cézar)
- style : Classicisme et Art Déco
- matières : pierres bleues et blanches et briques, clocheton de bronze
- hauteur : 70m (250 marches / 3 derniers étages pour le carillon)
- lieu : Place du Manège (l'Hôtel de ville sur la Place Charles II) - 6000 Charleroi (Hainaut)
- sur Hôtel de Ville (Musée des Beaux-Arts et Musée Jules Destrée)
- renferme : des expositions
- visitable : oui du lundi au vendredi de 8h à 12h et de 13h à 16h30
- inscrit :
- en 1999 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO
- le 09.09.2001 sur la liste du Patrimoine exceptionnelle de la Région Wallonne.
- cloches : 47 cloches
- carillon (mélodies) : chants populaires du barde carolorégien Jacques Bertrand :
- à l'heure : "Pays de Charleroi (c'est toi que je préfère)",
- au quart d'heure : "Skeuje l'feu, Zabèle",
- au trois quart d'heure : "El quézène au Mambourg".
- Carnaval : foire sur la place du Manège
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charte communale acquise peut-être en 1248, quand la ville est prise par les Comtes de Flandres
- édification par l'essor de la ville (ville drapante sur les bords de la Lys qui permet le transport du grain, du vin ou encore de toiles de lin)
- construit en 1684. L'Hôtel de Ville datait de 1662. Reconstruit presque à l'identique en 1928 (garde-corps du beffroi en fer forgé changé par un en ciment, l'horloge disparaît)
- architecte : pour la reconstruction, André Maillet
- style : néo-renaissance flamande
- matières : base de grès, briques rouges et pierres blanches, toit d'ardoises
- hauteur : (?? marches / ?? étages)
- lieu : Hôtel de Ville - rue du 8 mai 1945, 59253 La Gorgue
- renferme : locaux de la municipalité, la cave renferme encore un cachot
- visitable : non
- inscrit : non
- girouette : non
- cloches : 3 cloches avant sa destruction par la Grande Guerre.
- anecdote : porte un bouc pour les fêtes de fin d'année, en souvenir du "magot", le bouc symbole des Gueux (convertis au protestantisme) qui le jour de la procession du 15 août 1566, le placèrent sous le dais à la place du Saint Sacrement. "Magot" est aussi le nom jeté des habitants. Le gentilé est "les Gorguillons, les Gorguillonnes".
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- édification par une charte communale acquise en 1188 par le roi de France, Philippe Auguste (Philippe II dit Philippe Auguste, né le 21 août 1165 à Gonesse, mort à Mantes-la-Jolie le 14 juillet 1223).
- construit entre 1189 et 1245 (en 1217, on y sonnait déjà 2 cloches).
- 1294, rehaussement (la ville a agrandi ses enceintes, et le chœur gothique de la cathédrale Saint-Martin cache la vue). On ajoute les 4 tourelles et la flèche.
- 1391-1394 : incendie et restauration finie en 1397.
- 1444 : réparations diverses
- 1782 : on remplace le dragon par un globe surmonté d'un aigle (en hommage au nouveau propriétaire des lieux, Joseph II d'Autriche qui se rend dans la ville en 1781).
- 1792 : les Français vainqueur le remplacent par un bonnet phrygien.
- 1793 : les Autrichiens reprennent la ville et remplace le symbole révolutionnaire par un globe surmonté d'une bannière triangulaire (l'Aigle avait été emmené à Paris et déposé à la Convention pour que les vainqueurs d'alors puissent l'injurier). La bannière triangulaire reste en place jusqu'en 1883, date à laquelle le dragon reprend sa place.
- 1825 : statut de ville par le roi
- 1844-1875 : restauration par Bruno Renard (alors qu'on détruit au même moment la Halles des Consaux, la Tour des Six, l'église Sainte-Pierre et le Pont de l'Arche).
- 1945-1948 : restauration (même s'il n'a pas trop souffert des affres de la guerre).
- 1992-2002 : dernière restauration en date.
- architecte : inconnu. Restauration par Bruno Renard au milieu du XIXe siècle.
- style : gothique (roman d'origine)
- matières : pierres bleues de Tournai
- hauteur : env. 30m avant 1294, 70m actuellement : 257 marches et 4 étages :
- 1e étage : actuellement, Espace rôle des beffrois : exposition
- 2e étage : Espace historique des beffrois : spectacle audiovisuel
- 3e étage : cachot d'époque
- 4e étage : Espace didactique des cloches
- sommet : carillon et cloches
- lieu : peut-être sur l'emplacement d'une tour de l'ancienne enceinte romaine (la forme particulière de la Grand'Place de Tournai, qui est triangulaire, serait due à la présence de deux voies romaines qui se rejoignaient à l'emplacement de l'actuel beffroi). Vieux Marché aux Poteries, 14. 7500 Tournai (Hainaut)
- Autonome : la Halles aux draps est plus loin sur la Grand'Place et l'Hôtel de ville est depuis 1809 l'ancienne abbaye bénédictine de Saint-Martin (on voit l'emplacement de l'ancien hôtel de ville aujourd'hui disparu sur la carte des années 1700).
- renferme : anciennement une prison jusqu'en 1827 ; actuellement, exposition sur les beffrois et Géants de Tournai
- visitable : oui (une brochure sur le beffroi y est en vente)
- inscrit en 1999 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO ;
- le 15.09.1936 à la Commission royale des monuments et sites de Belgique ;
- en 1993 à la liste du Patrimoine exceptionnelle de la Région Wallonne.
- girouette : dragon (de 1363), 2 sirènes et 2 tritons
- cloches : 43 cloches datant du XVIe au XIXe siècle.
- carillon (mélodies) : depuis 1535. "Les Tournaisiens sont là"
- Paroles en picard du premier couplet :
Le ray l'a dit d'dins les guerr' de la france
Quand l'caporal s'apprêto à buquer
S'ertourtant su s'n offici d'ordonnance
Dis donc l'ami, c'qu'on peut bientôt qu'mincher?
Not'aid' de camp s'ertornotout d'ene traque
R'waitiot au lon et pu disot comm'cha
Sa majesté on peut qu'mincher l'attaque
On peut qu'mincher les Tournaisiens sont là. (ter)
- fortification de la ville par Vauban
- légende / anecdote : C'est le plus vieux beffroi de Belgique : il inspira ceux de Gand, Douai, Péronne, Comines, Solre-le-Château, Valenciennes.
- La ville "perd corps et commune et bancloque" en 1332, ainsi qu'en 1367. Charles Quint supprime l'autonomie communale sur ses terres en 1521.
- En 1397, une grande fête est organisée pour marquer la fin des travaux après l'incendie du 13 février 1391. La population est associée aux festivités au cours desquelles le Magistrat jette des miches de pain aux enfants du haut du beffroi.
- 7 clefs détenues par 7 échevins pour ouvrir les cadenas du trésor communal.
- Le service de guet était assuré par 4 cordonniers à raison de toutes les douze heures. Les statues, surnommées les Hurlus , en haut de chaque contrefort du beffroi les symbolisent.
- En 1914, les Allemands exigent le silence du beffroi. Il sonnera à nouveau dès 1918.
- Carnaval : lancer de pitchous (gâteaux) à l'occasion du carnaval, où l'on brûle le Roi du carnaval, et dont les cendres sont jetées dans l'Escaut.
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