
- Charte communale acquise en 1170, par le Comte de Flandres Philippe d'Alsace, dit Philippe de Lorraine (v. 1143-1191). En 1116, Ypres obtient la suppression du duel judiciaire.
- édification par la charte (un premier beffroi en bois est mentionné pour la première fois en 1173 ; les premières cloches communales étaient dans la Cathédrale Saint-Martin (Sint-Maartenskerk / Domkerk)
- construit en :
- 1250 à 1304 : construction du beffroi et de l'aile droite
- 1376 à 1378 : construction de l'aile gauche
- XVe siècle : le conseil s'installe dans la châtellenie
- 1619 à 1622 : construction du Nieuwerck (Hôtel de Ville actuel)
- architecte de la reconstruction (1934-1958) : J. Coomans (jusqu'à sa mort en 1937) et P. A. Pauwels (jusqu'en 1967)
- style : gothique aux influences romanes
- hauteur : 70 mètres - ?? marches / 3 étages :
- 1e : trésorerie (charte et joyaux de la ville) et salle de réunion pour les échevins ;
- 2e : salle d'armes (bannières et armes) et anciennement la prison ;
- 3e : maison du carillonneur et tour de guet.
- lieu : Grote Markt 34, Ieper (West Vlaanderen)
- sur Halles aux draps de 132m de long (1376-1378, pour l'aile gauche). Entre 1619 et 1622 on construisit, contre la façade ouest, un gracieux bâtiment Renaissance appelé "Nieuwerck" (anciennement la chapelle privée des échevins, selon G.H.Dumont, "Beffrois et Hôtel de ville de Belgique"). La municipalité siégeait dans une des ailes de la Halle. Cet immeuble possède une belle galerie et est actuellement utilisé comme Hôtel de Ville et comme bureau de tourisme.
- renferme :
- anciennement : le trésor communal jusqu'au XVIe siècle et salle de réunion, salle d'armes, cloches, et chambre du guetteur
- actuellement : Musée sur la Guerre 14-18 In Flanders Fields" du nom du poème écrit par le physicien Lieutenant-Colonel d'origine canadienne, John McCrae, le 3 mai 1915.
- visitable : 7,50 pour le musée. Horaire du musée : avril à sept., tous les jours de 10h à 18h et d'oct. à mars, du mardi au dimanche de 10h à 17h. Carillon accessible aux visiteurs.
- inscrit : en 1999 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNSCO
- le 10.02.1940 à la Commission royale des monuments et sites de Belgique
- girouettes : dragon au sommet du beffroi (original de 1692 restauré) ; 8 aigles entourent le toit en lanterne ; sur les Halles, sur le coin de l'aile Ouest le "torenwachter" (guetteur), sur le coin de l'aile Est le "stadsnar" (le bouffon), et derrière le géant Goliath
- cloches : 49 cloches
- carillon (mélodies) : carillonneur actuel : Ludo Geloen
- En 1609, Augustin de Saint-Pierre, le carillonneur du beffroi perçoit un salaire de 312 livres par an de la commune (somme importante à l'époque).
- concert donné de juin à septembre le samedi en début d'après-midi (de 11h à 12h) et le dimanche soir (concert d'été de 16 à 17h). On peut se procurer une brochure à l'Office de tourisme.
- fortification de la ville par Vauban
- anecdote :
- En 1361, on lança du beffroi, le haut bailli, lors des révoltes des gens de métier contre les échevins (cf. comme à Bruges en 1302)
- Au Moyen Âge et jusqu'en 1817, on lançait de vrais chats. En 1938, on reprit la tradition avec des chats en peluche), plusieurs explications sont données : soit pour chasser l'esprit malin et les sorcières, soit pour se débarrasser des chats qui restaient dans la laine entreposée dans les halles.
- Philippe VI de Valois détruit la cloche privilégiée du beffroi d'Ypres en 1328 (les milices de la ville avaient combattu contre lui).
- Le comte Baudouin IX de Flandres et sa femme Marie de Champagne apparaissent sur la tour du beffroi. La légende raconte que ces derniers posèrent la première pierre en 1200.
- Le Roi Albert I et Elisabeth apparaissent également sur le beffroi, ayant inauguré la reconstruction de la ville en 1934 (jusqu'en 1952), financée par l'Allemagne (132 milliards de marks-or devront être versés aux pays alliés, Hitler met fin au devoir de réparation en 1933), l'Etat belge et les particuliers. On pensa un moment laisser les ruines en l'état en guise de mémorial, finalement la Porte de Menin fut construite pour endosser cette fonction. Le Traité de Versailles accorde à la Belgique les Cantons de l'Est, et une partie des colonies prussiennes (Ruanda-Urundi). La République de Weimar n'aura versé que 36 milliards de marks-or et les vaches, chevaux, cochons, moutons, etc. "normaux et non-malades en plus du charbon" dont le nombre est précisé dans le texte de l'excessif Traité de Versailles
- En 1800, Paul-François Barbault-Royer dans son Voyage dans les pays du Nord, de la Lys, de l'Escaut, etc. nous dit que la Halle est un "édifice colossal, le plus beau, le plus vaste, le plus commode qui existe en ce genre peut-être dans toute l'Europe". Il avoue n'avoir "vu peu de bâtimens gothiques d'une conception aussi sublime et d'une conservation aussi surprenante". (p.136)
- Carnaval : lancer de chats en peluches de la salle d'armes, lors de la Fête des Chats (Kattenstoet) qui a lieu tous les 3 ans le deuxième dimanche de mai
- Défilé des chats-géants Cieper et Minneke Poes, du chaton-géant Piepertje et du géant Goliath.
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nom : Bourse du Commerce, Nouvelle Bourse, Chambre de Commerce, la Bourse
- édification par l'essor de la ville
- construit en 1921
- 1232 env. : construite près des aubettes des changeurs, la fontaine au change était l'une des huit fontaines publiques. Près de là se réunissaient les marchands le midi et le soir
- 1524 : sur la Place du Théâtre (alors Place de Beauregard), déjà le poids public y fonctionne
- 1651 : on transfère l'image de Notre-Dame des Ardents et la statue de Notre-Dame du Joyau près du portail de l'église Saint-Etienne, du côté de la rue Esquermoise. La Fontaine au change est démolie et reconstruite au centre de la Bourse, puis en 1652 sur l'emplacement des maisons du Beauregard (à côté de la Bourse), jusqu'en 1687
- 1652 : construction de la Vieille Bourse sur les plans de Julien Destré, ingénieur et architecte, bourgeois de Lille et maître d’œuvres de la ville depuis 1642.
- 27 déc 1791 : en France, on supprime les Chambres de Commerce
- 1802 : rétablie le 3 nivôse, an XI (24 déc 1802)
- 1864 : désire d'une Chambre de commerce
- 1902 : on envisage de doubler la Vieille Bourse de 1653
- 1903 : concours remporté par Louis-Marie Cordonnier
- 1910-1921 : construction (arrêt à cause de la 1er Guerre)
- 1920 : La dernière réunion se déroule dans la Vieille Bourse
- 1967 : les Chambres de Commerce de Lille, Roubaix et Tourcoing sont fusionnées
- 1984 : on complète le carillon
- architecte : Louis-Marie Cordonnier
- style : renaissance flamande
- matières : base de grès, briques et pierres
- hauteur : 70m (?? marches / 4 étages)
- lieu : Place du théâtre
- édifié sur la Chambre de Commerce (Nouvelle Bourse)
- renferme : le carillon
- visitable : non
- inscrit : non
- girouette : drapeau portant deux L en regard ( _| |_ )
- cloches : 27 cloches
- carillon (mélodies) :
- à l'heure : actuellement L'Hymne à la joie, extrait de la 9e symphonie de Beethoven, adopté comme hymne européen. Précédemment, Dors min p'tit quinquin (berceuse qui illustre la vie des ouvrières d'usines à la fin du XIXe siècle) depuis 1983 :
Dors min p'tit Quinquin, min p'tit pouchin, min gros rojin. Te m' fras du chagrin si te n' dors point ch' qu'à d'main.
Ainsi l'aut' jour, eun pauv' dintelière, En amiclotant sin p'tit garchon Qui d'puis tros quarts d'heure, n'faijot que d'braire, Tâchot d' l'indormir par eun' canchon. Ell' li dijot, min Narcisse, D'main t'aras du pain d'épice, Du chuc à gogo, Si qu' t'es sache et qu' te fais dodo.
Refrain
Nous irons dins l'cour Jeannette-à-Vaques, Vir les marionnett's. Comme te riras, Quinque t'intindras dire : un doux pou' Jacques Pà l'porichinel' qui parl' magas. Te li mettra din s'menotte, Au lieu d'doupe, un rond d'carotte, Y t'dira merci ! Pins' comme nous arons du plaiji' !
Refrain
Allons serr' tes yeux, dors min bonhomme. J' vas dire eun' prière à P'tit-Jésus Pou' qui vienne ichi, pindint tin somme, T' fair' rêver qu' j'ai les mains pleines d'écus, Pour qu'i t'apporte eun' coquille, Avec du chirop qui guile Tout l' long d' tin minton Te t' pourlèqu'ras tros heur's ed' long !
Refrain |
- au quart : P'tit Jean revenant de Lille
- à la demie : L'habit d'min vieux grand-père
- au trois-quart : Elle s'appelait Françoise
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- édification par la Charte communale acquise vers 1188, par le Comte de Flandre Philippe Ier dit Philippe d'Alsace (° 1143 - St-Jean d'Acre, 1er juin 1191)
- construit en :
- 1387 (un premier beffroi en bois était alors édifié à cet endroit)
- de 1390 à 1392, deux étages s'élèvent et le plan du troisième est dessiné
- 1471, reconstruction après un incendie
- vers 1830, les bâtiments devenus vétustes sont détruits, il reste la salle gothique, la chapelle et le beffroi
- 1840 et 1857 reconstruction
- architecte : inconnu
- style : gothique
- matières : grès des Flandres extraits des carrières de Bugnicourt et de Lewarde, pierres du château de Cantin, en cours de démolition et de divers bâtiments de la ville, achetés par les échevins
- hauteur : 54m (196 marches / 4 étages)
- renferme :
- Rez-de-chaussée: pièce où se trouve le clavier d'étude du carillon.
- Premier étage: "salle des gardes" avec une cheminée monumentale datée de 1390 ornée de deux têtes sculptées (à droite, Jeanne de Flandre). Une maquette de l'Hôtel de ville est présentée.
- Deuxième étage: "salle des sonneurs" et ancienne horloge mécanique.
- Troisième étage: la "chambre des cloches" on trouve la cabine du Maître-Carillonneur rémunéré par la ville de Douai depuis 1391 (62 cloches de 5 octaves)
- Quatrième étage: guet et le bourdon "la Joyeuse"
- lieu : rue de la Mairie. 59500 Douai
- sur Hôtel de Ville de 1463
- en 1737, l'aile ouest est reconstruite puis, en 1747, l'aile sud
- 1860 on construit l'aile est. Le beffroi se trouve alors au centre de l'édifice
- 1873 on construit l'aile nord
- visitable : oui pour 3,50 ou 2
- 11h, 15h, 16h et 17h (sauf lundi matin, le 25 décembre et 1er janvier))
- sauf en juillet et août : 10h, 11h, 14h, 15h, 16h, 17h et 18h. (pas à 14h les week-ends et jours fériés)
- inscrit :
- en 1862, classé Monument Historique
- en 2005 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO
- girouette :
- depuis 1525 (ou 1683 selon les sources), lion des Flandres doré à la feuille d'or portant un drapeau figurant un 'd' gothique
- 54 soleils dorés à la feuille d'or
- cloches : 62 cloches de 18 tonnes dont "Joyeuse", LA (5500kg) et "La disnée", Do (2400kg)
- carillon : depuis 1391. Concert chaque samedi de 10h45 à 11h45 et jours fériés à 11h30 ; Les lundis soir à 21h en juillet et août
- mélodies :
- à l'heure, air des Puritains d'Ecosse extrait d'un opéra de Bellini (1801-1835), également connu sous le nom de "L'artilleur de Metz"
- anecdote :
- seul beffroi historique non détruit
- le lion qui sert de girouette porte un phallus
- sous le lion, on a encastré un cylindre renfermant un document signé du maire et des adjoints, lors de la restauration
- une classe de l'Ecole Française de Carillon s'y entraine
- abritent une exposition sur le développement urbain
- descente du Père Noël du haut du beffroi
- fortification de la ville par Vauban
- légende : la sorcière Marie Porion fut brûlée vive après avoir été torturée en 1679. On entendrait encore ses cris dans les murs du bâtiment
- carnaval : les Géants Me et Mme Gayant s'y retrouvent, lors de la Fête de Gayant en juillet. Le marie lance des bonbons du haut du beffroi
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