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Grand'Place (une)

23 Décembre 2014, 19:01pm

Publié par Guil1

Markt de Meninloc.f.

ou grand marché.

Lieu où sont organisés tournois, fêtes folkloriques et cérémonies religieuses, et surtout le marché qui fait prospérer la ville et ses marchands.

Les échevins y construisent leur Halle ou Maison de Ville et le Beffroi pour exercer leur pouvoir aux sons des cloches. Les échevins se réunissaient jusqu'alors sur une place publique ou dans une halle marchande, mais aussi à un carrefour, chez un particulier, parfois même dans une église ou un cimetière.
La prison se trouve dans le Beffroi, et on exécute les contrevenants à la paix public et au pouvoir sur le gibet qui s'y trouve.

De nos jours, l'Hôtel de Ville, le Beffroi ou le perron se trouvent toujours dans la plupart des cas sur la Grand'Place.

En néerlandais : Markt (Marché) ; Grote Markt (Grand Marché)

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Charte (une)

23 Décembre 2014, 19:01pm

Publié par Guil1

Filips v. d. Elzas geeft een charter aan Brugge in 1190 [Albrecht De Vriendt (1895)]n.f.

Étymologie : de chartre, du latin classique chartula « petit écrit », en bas latin et latin médiéval « acte, document », dérivé du latin classique charta « feuille de papyrus préparée pour recevoir l'écriture » d'où « écrit » et « lettre », spécialement en bas latin (pluriel) « écrits, actes authentiques ; pièces d'archives » ; en latin médiéval « acte dispositif » carta ingenuitatis, libertatis, obnoxiationis, donationis. Donne charte par dissimulation (cf. martre/ marte) ou d'après le latin charta.



Document récapitulant les privilèges de la commune et reprenant souvent les articles de la coutume accordée au Xe et XIe siècle, qui définissaient la somme prélevée par le châtelain sur les marchandises vendues ou achetées dans la ville.

Ensuite la charte des privilèges régla également la juridiction, et le mode d'élection des échevins, etc.

 

 

Filips v. d. Elzas geeft een charter aan Brugge in 1190 [Albrecht De Vriendt (1895)]

Philippe d'Alsace donne une charte à Bruges en 1190 [Albrecht De Vriendt (1895)]

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Mayeur / Maïeur (un)

23 Décembre 2014, 19:01pm

Publié par Guil1

maire de Valenciennes en 1815 n.m.

Au Moyen-âge, un villicus gère la "villa", c'est un intendant qui gère le domaine au nom du maître.

Le maire, du latin maior, la "plus grand, plus important" dans l'échevinage (qui donne mayeur en wallon et picard) est le premier échevin du magistrat.

Il descent de la charge du chef de la curie romaine et de la municipalité gallo-franke. Adopté jusqu'au temps où disparurent le nom et l'office du défenseur, par absortion de cette office dans la seigneurie de l'évêque.

Le mot est toujours utilisé en Belgique, particulièrement en Wallonie, en concurrence avec bourgmestre d'origine germanique.

cf. Echevin (un)

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Rewart (un)

23 Décembre 2014, 19:01pm

Publié par Guil1

serment des Echevins et du Rewart de Lillen.m.

Étymologie : forme dialectale de regarder à «consulter, considérer, garder» (c. gardien de l'amitié entre les bourgeois), dérivé de garder au sens de « regarder », préfixe re-. Le préfixe re- indique à la fois un mouvement en arrière et une réitération.
Garder vient du germanique occidental *wardôn « regarder vers », cf. l'ancien haut allemand warten « regarder ; se garder de », moyen haut allemand warten « regarder ; prendre soin de », moyen néerlandais waerden « veiller sur ; monter la garde ; se garder de ». Dans les langues romanes, le mot a pris les mêmes sens principaux « regarder » et « surveiller, protéger » ; en français, celui de « regarder » s'est perdu au profit des dérivés esgarder (v. égard) et regarder.


En néerlandais ruwaard, moyen néerlandais ruwaert, rewaert

 

Membre de la "Loy" (magistrat) de Lille avec le mayeur, les échevins et les jurés. Il doit être bourgeois et est désigné par les échevins.

Chef de la police urbaine et gardien de la ville fortifiée, il garde les clefs des portes de ville, assigne un mot de passe pour le guet et nomme les crieurs qui patrouillent la nuit pour prévenir de tous risques (incendie notamment).

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Châtellenie (une)

23 Décembre 2014, 19:01pm

Publié par Guil1

Ecu des ville et châtellenie de Furnes (anonyne-XVIIe s.)

Durant la période féodale, juridiction d'un terrain (le fort d'une ville et les alentours) possédé par un châtelain qui était alors chargé par le Comte de l'administration du lieu. Le caractère très militaire de
cette organisation laisse supposer que c'était en premier lieu pour pouvoir combattre une invasion de la France.

En néerlandais : Kasselrij 

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Perron (un)

23 Décembre 2014, 19:01pm

Publié par Guil1

Perron devant le beffroi de Saint-Trond[péron]

n.m.

Étymologie : dérivé de pierre avec suffixe -on comme dans l'expression «pierre de justice» (cf. Roger Grand Pierres de justice et de publication, 1947).

 

Colonne représentant le pouvoir communal, souvent dans les villes sous l'égide d'un évêque qui convenait de donner des privilèges à la commune.

En néerlandais : Perron ou Perroen ou Pruin

 

cf. la page le concernant

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Guetteur (un)

23 Décembre 2014, 19:01pm

Publié par Guil1

Guetteur du beffroi d'Aire[géteur]

n.m.

Étymologie : de guetter, de l'ancien bas francique *wahtôn « surveiller » (cf. ancien haut allemand wahten « faire le guet », moyen néerlandais wachten « surveiller »), dérivés de *wahta (v. guette).

 

Homme chargé de la surveillance des abords de la ville pour prévenir des incendies, attaques, troupes armées s'approchant, cortèges princiers arrivant. Il a à sa disposition une trompe pour alerter les habitants et est chargé de crier les heures par une formule particulière comme, à Bergues : "il est X heures, priez pour les trépassés", ou à Cambrai jusqu'en 1936 : "Cambrésiens, dormez en paix, le Gallus veille".

Le guetteur devait se confesser et communier avant de prendre la garde.

A Armentières, la girouette était la fée mélusine, la patronne des guetteurs. 

En néerlandais : Torenwachter ou Wachter

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Hourd (un)

23 Décembre 2014, 19:01pm

Publié par Guil1

Hourd (un)

 

[our]

n.m.

Étymologie : de l'ancien bas francique *hurd « claie », cf. le moyen néerlandais horde, hurde, moyen bas allemand hort, hurt, ancien haut allemand hurd, moyen haut allemand hurt. Allemand Hurde, Hürde et Horde, du néerlandais horde, et anglais hurdle.

 

Galerie en encorbellement au sommet des premiers beffrois en bois (Gand, Bruges...).

cf. Belvédère

 

 

 

 

 

Eugène Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle (source : wikipedia)

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Campanile (un)

23 Décembre 2014, 19:01pm

Publié par Guil1

campanile du beffroi de Béthune

[kãpanil] 

n.m.

Étymologie :  emprunt à l'italien campanile « clocher » attesté au sens de tour servant de clocher depuis le XIVe siècle et dès 978 dans le latin médiévale campanile. Campanile est dérivé de campana « cloche » (v. campane).

 

 

1. Clocher ou beffroi, constituant une tour isolés, contenant cloches et horloge, souvent dans le Sud de la France et en Italie. 

2. Petit clocher, couvent en charpente, au sommet d'un bâtiment.

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Bancloque (une)

23 Décembre 2014, 19:01pm

Publié par Guil1

bancloque du beffroi de Tournai

[banklok]

n.f.

Cloche à ban, puis blanque cloque (cloche blanche), appele-ékevins à Amiens.

Cloche communale servant à appeler les magistrats de la ville pour les réunions, ainsi que de rassembler les habitants de la ville lors des déclarations à la bretèche concernant les bans (ordonnances, proclamations).

cf. Cloche (une), Ban (un)  

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