Beffroi de Saint-Nicolas - intérieur - lithographie
Beffroi de Saint-Nicolas - intérieur - couloir
Beffroi de Saint-Nicolas - intérieur - Copernic
Beffroi du travail (un)

Un beffroi du travail est une cheminée d'usine.
Origine
Les cheminées sont des repères, des symboles identitaires et signalent des lieux d'histoire industrielle, évoquent la production, l'ingéniosité humaine mais évoquent aussi la douleur et la mort présentes au travail.
Une association roubaisienne Le Non-lieu et le conseil Général du Nord veulent honorer les vestiges de l'histoire industrielle de la région où des cheminées d'usine en briques sont présentes dans les usines telles les beffrois dans la Cité, cette richesse reconnue du patrimoine de la région du Nord-Pas-de-Calais.
Un tiers des cheminées de briques ont disparu en 30 ans, suite à la désindustrialisation de la région. Une phase de destruction des cheminées d'usine du début XXe siècle a eu cours, identique à la phase de destruction des chevalets de mines.
Le conseil général du Nord a lancé un recensement de ces beffrois du travail, dont 28 subsistent dans le Dunkerquois, 21 dans le Valenciennois et l'Avesnois. Fin 2008 marquera la fin de ce recensement. L'inventaire est confié à l'association Proscitec-Patrimoines et Mémoires des Métiers qui réalise la partie technique du projet sur le terrain.
source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Beffroi_du_Travail
En néerlandais : Beforten van de Arbeid
cf. : http://lesailesdelamour.over-blog.com/categorie-11127657.html pour l'image
et http://interdits.net/interdits/index.php?option=com_content&task=view&id=246&Itemid=65 pour le programme
On peut élargir ce genre de beffroi par le beffroi de la Brasserie Motte-Cordonnier.
Parapet (un)
n.m.
Étymologie : emprunt à l'italien parapetto «id.» (depuis le XIIIe siècle), composé de para- (tiré de parare «protéger», cf. pare- et parer) et de petto «poitrine», du latin pectus.
La partie haute d'une tour, protégeant les défenseurs et guetteurs de la tour contre les assaillants.
cf. Créneau et MerlonMerlon (un)
Étymologie : emprunté à l'italien merlone, attesté au sens de «créneau» depuis 1561, dérivé augmentatif de merlo «id.», du latin médiéval merulus «id.» (Xe s.), probablement issu par métaphore du latin merulus «merle».
La partie haute du parapet, entre chaque créneau, protégeant les défenseurs et guetteurs de la tour.
cf. Parapet
Raadskelder (un)
n.m.
Cave du Conseil en français, qui renfermait la salle de restaurant des échevins. Cette tradition ne se rencontre que dans les pays germaniques : Menin, Gand, Roulers, Sluis, en Belgique, et Hagen, Witten... en Allemagne.
De nos jours, les caves peuvent toujours servir de restaurant, mais pour toute la population.
Commune (une)
Il faut assigner aux communes au moins six origines ou causes distinctes ; ce sont :
1° Les traditions du régime municipal romain ;
2° Les insurrections des bourgeois ;
3° Les concessions royales et seigneuriales ;
4° La combinaison des institutions de paix avec les libertés locales ;
5° La confirmation des libertés originelles dont jouissaient les villes de Flandre ;
6° Dans quelques localités, la réunion en une seule commune de plusieurs ghildes ou petites associations industrielles juxtaposées.
Ce n'est pas toutefois que l'action de chacune de ces causes ait été régulière et individuelle. Presque partout les divers éléments qui produisirent les communes se mélangèrent ou se confondirent.
Recueil d'actes des XIIe et XIIIe siècle en langue romane wallonne du Nord de la France, M.Tailliar, Douai, 1849
p.CLVIII
Pour les villes du nord de la France, le moyen de renaissance civile, le ressort révolutionnaire, si l'on peut s'exprimer ainsi, fut l'association jurée, la ghilde provenant des moeurs germaniques, et employée dans le cours du XIe siècle comme instrument de paix publique, sous l'inspiration religieuse et l'autorité de l'Eglise. L'application de cette puissance à l'organisation municipale eut cela de nouveau, qu'elle fut toute politique. En outre, son objet fut non seulement d'établir la paix dans les villes, mais d'y reconstituer la société par sa base, fonder une assurance mutuelle pour tous les intérêts et tous les droits, de faire sortir de l'association des citoyens une puissance
publique s'exerçant pour eux et par eux. Telle est, dans les documents du XIIe siècle, le sens des mots conjuration et commune ; c'est la garantie réciproque organisée sous la foi du serment, dans un but de réforme sociale et de rénovation constitutionnelle. Les membres de la cité formée en commune prenaient tous collectivement, et l'un à l'égard de l'autre, le nom de jurés, et parfois ce nom s'appliquait aussi d'une manière spéciale aux magistrats municipaux ; à cause du serment particulier qu'ils prêtaient après leur élection.
La constitution communale renfermaient et garantissaient trois espèces de droits :
1° le droit politique, droit de tout nouveau pour le fond et la forme, sauf d'anciens titres d'offices conservés ou rétablis, tels que ceux d'échevins et de maire ;
2° le droit civil, droit ancien fondé sur la coutume local ;
3° le droit criminel, en partie ancien et résultant de la coutume, en partie renouvelé dans la prévision de délits provenant du nouvel ordre de choses, tel que le crime de lèse-commune.
Thierry, Augustin (1795-1856). Recueil des monuments inédits de l'histoire du Tiers Etat . Première série, Chartes, coutumes, actes municipaux, statuts des corporations d'arts et métiers des villes et communes de France, région du Nord. Tome premier, contenant les pièces relatives à l'histoire de la ville.
p.26-27

La commune urbaine a sept attributs caractéristiques qui sont :
1° une charte communale ;
2° des magistrats pris parmi les bourgeois ;
3° une juridiction qui lui est propre ;
4° une milice bourgeoise et des travaux de défense ;
5° un beffroi, une cloche, un hôtel-de-ville ;
6° un sceau distinct pour la commune ;
7° le droit de battre monnaie.
Recueil d'actes des XIIe et XIIIe siècle en langue romane wallonne du Nord de la France, M.Tailliar, Douai, 1849
p.CLXIV
En néerlandais : gemeente ou anciennement keure ou chore
Ban (un)
[bã]
n.m.
Proclamation officielle d'un jugement des échevins. On prévenait de cette proclamation, faite à la bretèche par la bancloque.
L'expression est resté de nos jours pour la proclamation officielle d'un mariage à l'église.
Étymologie : de l'ancien bas francique *ban « loi dont la non-observance entraîne une peine » (ancien haut-allemand ban « commandement sous menace de peine, défense, juridiction et son domaine », ancien nordique ban « défense », cf. allemand Bann et bannen, et le français bannir) à rattacher au verbe germanique *bannan « commander ou défendre sous menace de peine » ; l'origine francique est corroborée par le fait que le mot apparaît d'abord sur le domaine gallo-roman (ancien français et provençal) d'où il passe en ancien italien (banno, XIIIe siècle) et en ancien espagnol (bando, 1300)). Le francique ban est attesté sous la forme bannus ou bannum en latin médiéval depuis le VIe siècle au sens de « amende infligée à cause d'un délit contre le pouvoir public ».
cf. Bancloque (une)
Ex. de ban de 1259 :
BAN CONTRE CELUI QUI REFUSENT D'OBSERVER LA LOI DE LA VILLE.
Et si fait on a savoir que sil est home u feme ki escondisse (refuse) dore en avant a faire le loy de le vile ke il perdera tous les offices de le vile et avoec (en outre) si en avoit besoigne en alcun tans on ne le recevroit en nule maison de le vile. En lan LIXième le deluns apres le behordich (premier dimanche de carême).
Archives de Douai, cartulaire L, fe X.
ban de janvier 1263
BAN QUI DEFEND D'ENCOMBRER LES RUES.
On fait le ban kil ne soit nus ni hardis hom u feme des hui en avant ki laist touniel (tonneau) ne keuwe (cuve) de touniel de vin wint (vide)
en le rue u devant se maison quil ne lait fait oster dedens le tierc
jour kil i sera mis. Et se cils a qui li touniaus seroit, ne le
faisoit, u faire ensi il kieroit ou forfait de C s. (100 sols) et si perderoit le touniel u le keuwe con i trouveroit. Le samedi apres le vintime jor dou Noel lan LXIIIième.
Archives de Douai, cartulaire L, fe LIII.






