• Perrons

    Perrons

    vue horizontale du perron de Liège

     

    Cliquez sur l'image pour accéder à l'album    Le perron est le symbole de la justice du prince-évêque de Liège. Siècle après siècle, le perron s'est aussi affirmé comme le symbole des libertés et d'autonomie communale sous l'ancien Régime. C'est un pilori devant lequel :
        * on rendait la justice,
        * on promulguait les règlements, les mandements et les édits,
        * on publiait les prix
        * on proclamait les bannissements, etc…

        Il est constitué d'une colonne sur un socle, surmontée d'une pomme de pin et d'une croix. L'origine en est obscure et probablement païenne.
        En Principauté de Liège, il fut le lieu où les lois et les règlements devaient avoir été proclamés en public pour être appliqués. Il était ainsi le symbole de l'autorité et de l'autonomie, d'abord du Prince-Évêque, puis plus tard de la ville. Au cours du XIVe siècle, les « Bonnes Villes » (celles possédant une charte communale) de la principauté ont aussi pu ériger leur propre perron. Huy, première ville d'Europe du nord à s'être vu attribuer une charte communale en 1066, possédait un perron dès 1235. Dès le XIIe siècle, le perron figurait sur les pièces de monnaie du Prince-Évêque de Liège Henri de Leez (issu de la noblesse de Grand-Leez).

    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Perron_%28symbole%29

        A Arras, on signale la présence d'un perron (le perron Robert Cosset) quand le beffroi n'était pas encore construit.

        Le plus célèbre est celui de Liège (XIIe siècle) : sur la Place du Marché, le "Cri du Perron" renseigne la population des décisions concernant la ville et la principauté.
        Déjà présent sur une représentation au XIIe siècle, Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, après le sac de Liège en 1467, le fait enlever et emmener à Bruges, devant la Bourse, et toutes les libertés communales sont supprimées en réponse à la non rédition de la principauté épiscopale. L'Hôtel de Ville, la "Violette" (la première maison de ville arboré une violette en façade) est détruit en 1468.
        Marie de Bourgogne renonce à tous les droits que son père, Charles le Téméraire, s'était arrogés sur le pays de Liège.
        Le 18 juillet 1478, on l'érige à nouveau sur la Place du Marché. L'Hôtel de Ville est rebâti en 1480.
        Le 9 janvier 1693, un vent violent le fait choir.

        Il en existe ou en a existé à Andenne, Arras (XIIe siècle), Bierset, Bilsen (1336), Borgloon, Bree, Châtelet, Chokier, Ciney, Hasselt (1461), Herck-la-Ville, Herve (1407), Huy (dès 1235), Léau (première moitié du XVIe siècle), Looz (1461), Maaseik, Maastricht (1454), Malmedy, Mariembourg, Munsterbilzen (commune de Bilsen), Mont-Saint-Guibert, Namur (1285), Nivelles, Petit-Rechain, Rekem, Saint-Trond (1362), Sart-lez-Spa dans l'entité de Jalhay (1458), Sittard, Spa (1594), Stavelot (vers 1770), Stokkem, Theux-Franchimont (1768, franchises acquise en 1457), Thuin (1372), Tongres, Valkenburg aan de Geul, Verviers (1732), Visé (XIIe siècle), Xhendelesse (commune de Herve), Zepperen.

  • Hôtel de Ville de Liège et Perron (carte postale vers 1955)


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  •     Looz (prononcer: "Lau", en néerlandais Borgloon) se situe sur une colline culminant à 30m au dessus de la zone environnante et a donc été choisi par les comtes de Loon pour y construire leur château et leur lieu de résidence. Stratégiquement et économiquement intéressante, car elle était située le long de la chaussée Saint-Empire romain germanique et proche du Brabant. C'était alors la capitale de leur comté.
        Après la destruction du château en 1180 par Rodolphe de Souabe, le prince-évêque de Liège conserva leur fief. Elle obtient les droits municipaux comme le perron le montre encore. Looz était une des Bonnes Villes de la Principauté de Liège. Comme centre administratif et spirituel cependant, la plus centrale Hasselt a rapidement pris ce rôle.
    source : http://nl.wikipedia.org/wiki/Borgloon

        La Révolution française mis fin aux privilèges de la ville. La ville a récupéré son statut de ville, comme tant d'autres le 19 juillet 1985 par un décret royal.
        Le 10 septembre 2000, on remit le perron sur la place.

        Un écriteau (texte de Jos Bleus) explique le sens symbolique du perron :
    Les marches marquent la hiérarchie entre le locuteur et le public.
    La colonne en dur représente la société et est symbole de pouvoir, d'autorité et de domination.
    La pomme de pin est le symbole de la communauté rassemblée et les écailles indiquent les membres individuels.
    La croix fait référence à la puissance spirituelle du prince-évêque de Liège.


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  • Awans - Villers-l'Evêque - protégé le 15/10/37 - Perron (M), Rond du Roi Albert, en face du n° 18

        Le socle porte en latin : hIstorIae sVae ConsCII fVtVrIsqVe ConfIDentes VILLarIenses VetVstatIs reVerentIa Me rVrsVs ereXerVnt (Erigé en mémoire de la confiance passée et future des habitants de Villers).
        Les lettres majuscules donne la date : 2+5+202+16+601+107+11+6+1000+10+15 = 1975 (date de la mise en place du socle).

        La seigneurie de Villers-l’Evêque appartint à la mense épiscopale liégeoise, du moins à partir de l’époque ottonienne. Hugues de Pierrepont, prince-évêque (1200-1229) en acquit l’avouerie.
    source : http://mrw.wallonie.be/dgatlp/DGATLP/Pages/Patrimoine/CE/RW/AcJP2001/Liege/Lie011.html

         Blason aux armes du prince-éveque Charles d'Oultremont (1763-1771). La pomme de pin et la croix sont une restauration de M. le doyen Fréson.
        A Villers fonctionnait une cour de justice dont dépendaient Hognoul et Fooz. Les plaids généraux auxquels les habitants étaient convoqués « alle clocque », se tenaient trois fois l'an sous le chene, « aux xhammes », ou bancs des échevins en face du presbytère. C'est là que se dressait aussi le « perron ».
        Mais au XVIIIe siecle il y avait un litige entre monsieur Lesoyne, bailli de Hesbaye, et les villersois, parce Lesoyne voulait que les réunions eurent lieu quelque temps « à la barrière de Hognoul », sur la Paveye devant la maison du bailli Lesoyne.
        Le conflit fut Résolu en 1764 par le Prince-Eveque de Liège Charles d'Oultremont qui fit tailler un nouveau perron. 

    source : http://home.scarlet.be/hetoudelandvanluik/villers_temoins.htm


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  •    Le perron de Stembert, jadis alimenté par le ruisseau de Mariomont, n’est pas en réalité un véritable perron mais son nom « L’perron » que lui donnent les habitants de Stembert fait qu’il trouve sa place ici.
        Il fut érigé sous le mayorat de R.H.J.Lelotte en 1856. Des travaux complémentaires furent réalisés en 1877 sous l’égide de son successeur, J.M.Dorman ce qui explique les deux dates gravées sur cette fontaine massive surmontée d’un vase de pierre. Elle fut démontée et reconstruite en 1942. Sa restauration fut entreprise en 1983.
        Les habitants de Stembert ont dédié « leur » perron à ces deux bourgmestres.

        Le « perron » situé au centre du village ne fournit plus d'eau aujourd'hui. Il porte les millésimes 1856 et 1877 et le texte «hommage de reconnaissance à R.H.J Lelotte et J.N. Dorman, bourgmestres de Stembert, par leurs administrés ».

    source : http://www.stembert.be/txt_souvenirs.html http://www.pixelsbw.com/musee-eau-fontaine/docs/word/Perrons.doc


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  •     Non loin de l’église Sainte Madeleine de style renaissance, érigée peu de temps après la fondation de la ville, se trouve le Perron de Mariembourg - symbole de liberté - surmontant le puits communal depuis 1863.
        La « pompe de la place Marie de Hongrie » comme on la surnomme aussi, est l’œuvre du sculpteur Vinck.
        Le perron, cannelé aux deux tiers supérieur, est posé sur un socle carré à pans coupés. Sur l’une des faces de ce socle, une roue métallique de grande dimension, prenant appui sur la margelle du puits, permettait d’ouvrir les vannes qui libéraient ainsi l’eau dans trois bacs creusés dans la margelle du puits. Le puits ainsi que le socle qui supporte le perron sont décorés de moulures. Sur les trois autres faces du socle, on retrouve les mascarons à tête de lion traditionnels.

    source : http://www.pixelsbw.com/musee-eau-fontaine/docs/word/Perrons.doc


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