• France - Pas-de-Calais

    • édification par : la charte acquise en 1127 par le comte de Flandre Guillaume de Normandie (Guillaume Cliton) - en même temps qu'HesdinSaint-Omer (Sint-Omaars)
    • construit en :
      • Jusqu'au XIXe siècle, Saint-Omer posséda un assez bel hôtel de ville, déjà attesté en 1151, formé par la réunion de l'ancienne halle et de l'hôtel de Sainte-Aldegonde, sur le côté Est de la place, derrière le nouvel hôtel de ville (au niveau de la Banque CIC, appelé Rue des Arts un temps). Le crénelage décoratif et les échauguettes faisaient penser aux halles d'Ypres. Une jolie bretèche décorait la façade et une flèche qui datait peut-être du XVIe siècle tenait lieu de beffroi.
      • En 1789, l’abbaye devient bien national en accord avec un décret de la Révolution. Le 15 août 1791, les moines sont expulsés de l'abbaye. En 1792, les bâtiments conventuels sont vendus. Le 3 octobre 1792, les cloches de l’abbatiale sont brisées. En 1799, l'église abbatiale est vendue à des particuliers qui l'abandonnent.
      • En 1811, la ville de Saint-Omer devient propriétaire des ruines de l'abbaye.
      • En 1830, la commune demande la destruction de l'édifice ; ce qui reste de la nef de l'église servira à construire le nouvel hôtel de ville. Seul le clocher subsiste. Il est même consolidé par un contrefort construit dans la nef (toujours visible). Il s'effondre après la Seconde Guerre mondiale en 1947 à cause des bombardements au centre-ville et de l'abandon du site.
      • En 1832, on décide la démolition de l'ancienne halle. La Grand'Place est conçue selon des plans de l'architecte Lefranc, un nouvel hôtel de ville associé à un théâtre à l'italienne est construit entre 1834 et 1838 avec les pierres de l'ancienne abbaye Saint-Bertin, ainsi qu'une école de musique, une école des beaux-arts, et une bibliothèque.
      • 2007 : les services administratifs sont transférés au 16 Rue Saint-Sépulcre - 62500 Saint-Omer, dans l'ancien hôpital général.
    • style : néo-classique tardif
    • matières : pierres blanches provenant de l'ancienne abbaye Saint-Bertin
    • lieu : Grande Place (Place Royale, puis actuellement Place du Maréchal Foch) - 62500 Saint-Omer
    • girouette : drapeau
    • fortification de la ville par Vauban
    • légende / anecdote :
      • Notre-Dame demeure la seule cathédrale gothique française au nord d'Amiens.
      • Ce qui est particulier à Saint-Omer, c'est qu'elle [la bancloque] n'était pas suspendue dans un beffroi municipal ; un acte du 3 août 1526 nous apprend que "la cloche du ban et effroy d'icelle ville... pesant 3798 livres était suspendue dans le clocher de l'église collégiale (maintenant Cathédrale Notre-Dame de Saint-Omer).
        Histoire de la Ville de Saint-Omer et de ses Institutions, Slatkine, p.232
      • L'ancien hôtel de ville de St.-Omer, démoli en 1832, occupait l'emplacement de la ligne de maisons nouvelles qui forme le côté est de la Place, et que l'on connaît sous la dénomination impropre de rue des Arts que s'est plu à lui donner un habitant de ce quartier. C'était un vaste bâtiment qui ne manquait ni d'élégance du côté architectonique, ni de commodités du côté de la disposition intérieure.
            L'ancien hôtel de ville n'avait pas été construit pour la destination à laquelle il était affecté depuis de nombreuses années ; ce n'était dans le principe qu'une halle de corporation qui existait antérieurement à 1151, et qui était la propriété des comtes de Flandre. Cet établissement subit toutes les vicissitudes amenées par les divers changements de gouvernants de la province. Ainsi on le voit concédé aux bourgeois de St-Omer par Thierry d'Alsace, en 1151 ; donné en fief à Florent, bourgeois de St.-Omer, en 1201, par Baudouin IX ; remis à l'usage des bourgeois commerçants par Robert 1er, comte d'Artois, en 1248 ; et enfin on la voit devenir, à une époque que l'on ne peut préciser, le siège de l'administration municipale proprement dite.
            Le vieux monument dont nous nous occupons, paraissait formé de constructions de diverses époques, et offrait de curieux détails d'architecture du XIVe et du XVe siècle, et un assez grand nombre de pièces affectées à différents usages. Il est de tradition à Saint-Omer que certaine pièce de l'ancien hôtel de ville avait autrefois servi de salle de l'inquisition, mais cette allégation n'est appuyée d'aucune probabilité ; rien n'indique que le tribunal de l'inquisition fût jamais en vigueur à Saint-Omer.
            Nous avons mentionné, en parlant de la Tenne-rue, la porte qui se trouvait à une époque très reculée vers le haut, à l'endroit où débouche la rue de Calais ; cette sorte d'arcade avait été construite, à ce qu'il paraîtrait, pour établir une communication à ciel ouvert, entre la maison des sires de Ste.-Aldegonde et une chapelle que possédait cette famille, dans les bâtiments de la Halle. M. L. Deschamps a donné de fort bons dessins d'élévation générale et de détails de l'ancien hôtel de ville, dans les mémoires de la société des antiquaires (Tome 4, pag. 281).
            Les bureaux de la mairie furent transférés, en mars 1794, à l'ancien hôtel épiscopal, où ils demeurèrent jusqu'au 17 novembre de l'année suivante, qu'ils furent établis à l'hôtel de Sandelin. Le 15 juin 1803, la mairie reprit possession de son ancien local, que dès lors elle ne quitta plus qu'en 1832, lors de la démolition de l'hôtel de ville, pour s'établir provisoirement dans la maison de l'ancien Bailliage.
        Jean Lambert Derheims, Histoire civile, politique, militaire, religieuse, morale et physique de la ville de Saint-Omer, 1843, p.551 (archive.org)
      • Le nouvel hôtel de ville est surnommé par les Audomarois le « Moulin à Café » en raison de sa forme carrée avec un campanile. C'en est même devenu son nom officiel depuis la reconversion en lieu culturel et théâtre. Classé Monument historique en 1977, il avait été fermé de longues années et les travaux de restauration ont duré 3 ans. La Barcarolle, scène convention d’intérêt national depuis l’été 2018, s’enrichit ici d’un nouveau lieu particulièrement propice aux représentations théâtrale et à la musique de chambre. [www.labarcarolle.org]

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  • Calais (Kales)

    • édification par la charte communale acquise au XIIe siècle par Mathieu d'Alsace (1137-1173), comte de Boulogne, confirmée en 1181 par Gérard de Gueldre, comte de Boulogne.
    • construit en :
      • 1231 : première trace d'une maison échevinale
      • 1346 : premier siège qui fait passer la ville sous contrôle anglais, Édouard III voulait en massacrer la population, mais après négociation, accepte la reddition sans violence de la ville à la condition que six notables viennent à lui, tête et pieds nus, avec une corde autour du cou pour être pendus ; la femme d'Édouard III, Philippa de Hainaut le supplia en pleurs de les épargner ; il céda mais exila tous les Calaisiens qui ne lui firent pas serment d’allégeance pour les remplacer par des sujets anglais
      • fin XIVe : construction de l’Hôtel de Ville
      • 1362 : construction de l’Étape des laines comme halle aux draps (deviendra la bourse des marchands puis l’Hôtel de Guise)
      • 1436 : deuxième siège par Philippe le Bon qui échoue à récupérer la ville
      • 1558 : la France conquiert la ville après deux cents ans de présence anglaise, l’Étape des laines est donnée au duc de Guise qui lui donne son nom, le bâtiment de l’ancien Hôtel de Ville prend donc cette fonction
      • 1595 : la ville devient espagnole pour deux ans
      • 1609 : réparation de la tour par le mayeur de la ville, Claude Monet
      • 1740 : reconstruction de l'Hôtel de Ville avec beffroi et carillon
      • 1771 : rajout de la coupole détériorée par le temps
      • 1885 : fusion des communes de Calais et Saint-Pierre-lès-Calais (faubourg ouvrier de textile) et décision de la construction d'un nouvel hôtel de ville sur l’espace entre les deux villes (une plaine sablonneuse appelée « le Sahara »)
      • 1893 : on installe un musée dans l’ancien Hôtel de ville
      • 1895 : inauguration de la statue d'Auguste Rodin Les Bourgeois de Calais
      • 1911 : début de construction du nouvel hôtel de ville à un nouvel emplacement
        1914 : les travaux sont interrompus par la guerre
      • 1925 : inauguration
      • 1940-1945 : la ville est détruite à 73 %, le nouveau beffroi est épargné, l’ancien Hôtel de Ville disparaît
      • 1994 : ouverture du Tunnel sous la Manche
      • 2010 : rénovation (ascenseur et escalier) du beffroi pour permettre sa visite
    • architecte : Nouvel Hôtel de Ville : Louis Debrouwer (qui reprend le projet d'Ernest Decroix en y ajoutant un beffroi)
    • style :
      • Ancien Hôtel de Ville : gothique Tudor
      • Nouvel Hôtel de Ville : néo-flamand
    • matière : Nouvel Hôtel de Ville : béton armé (premier du genre), brique rouge de Courtrai et pierres blanches
    • hauteur :
      • Ancien Hôtel de Ville : quarantaine de mètres
      • Nouvel Hôtel de Ville : 75 m (116 à partir du troisième étage de l’hôtel de ville pour atteindre l’horloge, puis une centaine de marches en colimaçon pour accéder au clocheton)
    • lieu :
      • Ancien Hôtel de Ville : Place d'Armes / Rue Royale – Calais
      • Nouvel Hôtel de Ville : Place du Soldat-Inconnu - 62100 Calais
    • renferme :
      • Ancien Hôtel de Ville : au second étage, une bibliothèque de près de 10 000 volumes, puis un musée
      • Nouvel Hôtel de Ville : les services communaux
    • visitable : lundi au vendredi : de 08h00 à 12h00 et de 13h30 à 17h30
    • inscrit :
      • le 23 mai 1951 comme Monument Historique (crypte du XIVe s. de l'ancien Hôtel de Ville, 69 Rue Royale, près de la Tour de Guet)
      • le 26 juin 2003 comme Monument Historique
      • en 2005 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO
    • girouette :
      • Ancien Hôtel de Ville : une girouette (une oriflamme) sur la couronne royale
      • Nouvel Hôtel de Ville : un dragon doré
    • cloches :
      • Ancien Hôtel de Ville : une cloche indique l’heure de balayage et l’heure du couvre-feu, annonce les dépêches télégraphiques, appelle les électeurs au scrutin et prévient de l’entrée du hareng dans le port
    • carillon (mélodies) : « La Gentille Annette » de Boieldieu (compositeur français 1775-1834) (depuis 1961, par un carillon électrique sans cloche)
    • fortification de la ville par Vauban
    • légende / anecdote :
      • C’est un des rares beffrois qui ne soit pas solidaire avec l’Hôtel de Ville.
      • Il existe plusieurs exemplaires du groupe des Bourgeois de Calais.
      • La commune de Saint-Pierre possède toujours son hôtel de ville, sur la Place Crèvecœur. De 1893 à 1925, il devient l’Hôtel de Ville provisoire des deux villes réunies. Il prend les fonctions de Palais de Justice à la construction du nouvel Hôtel de Ville.
      • Les Allemands volent une des cloches du carillon pendant la Seconde Guerre mondiale.
      • Quatre hérauts d’armes surmontent le beffroi, il s’agit de François de Guise, libérateur de Calais en 1558.
      • L’ensemble des vitraux de l’hôtel de ville a été réalisé par l’atelier de Pierre-Gustave Dagrant (1839-1915) installé à Bordeaux.
      • Le Général de Gaulle se marie avec Yvonne Vendroux (native de la ville) dans l’Église Notre-Dame de Calais en 1921. Une stèle de 1995 commémore cet évènement.
      • Les salles d'apparat du premier étage (y compris leur décor) : la salle des mariages, le salon d'honneur, le salon du conseil municipal et le cabinet d'apparat sont inscrits comme Monuments historiques par arrêté du 26 juin 2003.
      • À l’angle gauche de la façade de l'hôtel de ville, en direction du port, s’élève une allégorie de la Pêche, tandis qu'à l’angle droit, en direction de la cité industrielle, est érigée une allégorie de la Dentelle.
      • Le marché se tient sur la Place d’Armes depuis le XIVe siècle (tous les mercredis et samedis matins).

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  • Outreau (Wabingen)

    • édification par : l'essor de la ville, Outreau est passé de 1 000 habitants en 1857 à 6 700 habitants en 1927
    • construit en :
      • cf. sitedepascalbernarddoutreau et vidéos pascalbernard62
      • 1859 : un plan indique que le bâtiment situé 35 à 43 rue de l'Egalité sert de mairie, logement de greffier, logement d'instituteur
      • 1913 : rachat de la propriété rue du Calvaire (actuelle rue Jean Jaurès) d'Adélaïde BOURA et Simon JACQUES pour devenir la Mairie, de 1913 à 1917 construction de chaque côté du bureau d'Octroi et de la Poste
      • années 60 : aménagement de la place en Jardin public (ancien parc du château Lonquety datant de 1860 dont seul subsiste le château d'eau de 1886), le blockhaus sert de base à un kiosque à musique
      • années 1970 : construction du nouvel Hôtel de Ville 
      • 1986 : destruction de l'ancienne Mairie pour construire un complexe socio-culturel Phenix, inauguré en 1988
      • 1991 : le blockhaus est dynamité pour le réaménagement du Jardin public
    • architecte : ? (sous le mandat de maire de Raymond Splingard)
    • style : moderne
    • matières : béton
    • hauteur : (?? marches / 5 étages)
    • lieu : Hôtel de Ville - rue du Biez - 62230 Outreau
    • renferme : services communaux
    • girouette : un phénix (depuis les années 90), symbole d'une volonté de renaissance économique et comme sur les armes de la ville qui sont : de gueules au phénix sur son immortalité d’or mouvant d’une devise de sable posée sur des ondes d’azur mouvant de la pointe, au chef d’argent chargé de deux bandes du champ
    • cloches : oui
    • légende / anecdote :
      • le quartier de Capécure est donné à Boulogne-sur-Mer en février 1835, et les hameaux du Portel et d'Equihen prennent leur indépendance respectivement en 1835 et en 1939.
      • Outreau doit son nom à sa situation géographique par rapport à Boulogne-sur-Mer, c'est-à-dire de l'autre côté de la rivière, la Liane, qui les sépare : Outreau c'est donc "Outre l'eau", la ville située sur l'autre rive. "Outreau (outre - eau) n’est pas une appellation anonyme... Du sommet de son beffroi, aussi loin que porte le regard vers la mer, toute la contrée faisant un promontoire côté gauche de la rivière de la Liane pourrait sembler sans curiosité particulière. Les apparences sont souvent bien trompeuses." (http://www.ville-outreau.fr/index.php?page=histoire).
        • Le nom néerlandais de Wabingen provient du hameau de Wabing(h)en (du germanique Walbodinga) : "Le comte Eustache III, dans sa charte de l'an 1121 pour les chanoines de S. Wulmer, confirme à ceux-ci la donation que son père Eustache-aux-Grenons et sa mère sainte Ide leur avaient faite de l'église de Walbinghen, ou Waubinghen, avec la moitié de la dime entière des laines. Le mot d'Outreau n'est pas encore prononcé ; mais on voit qu'il y a de l'hésitation dans l'énoncé de la dénomination territoriale, car plus loin, dans le même acte, à propos d'une terre de deux charrues que l'abbaye en question possédait au même lieu, ce n'est plus de Wabinghen que parle le comte, mais de la paroisse de S. Wandrille. Bientôt, dans les chartes de Samer de 1141 et 1145, libellées par les clercs du comte Etienne, la dénomination nouvelle apparaît dans sa forme latine de Ultra aquam, qui devient le nom définitif, Outreaue, avec toutes les variantes que comportent les transformations successives de l'orthographe française, Oultreaue, Oultreyawe, et même, à l'instar du dialecte Wallon, Oultreaywe." (Daniel Haigneré, Dictionnaire historique et archéologique du Pas-de-Calais, tome 3, p.357) 
      • L'altitude minimum de la commune est à 2 m au-dessus du niveau de la mer.
      • Outreau est détruit à 90% et a perdu 188 de ses habitants sous les bombes, la ville reçoit la Croix de guerre avec étoile d’argent le 11 novembre 1948.
      • La vieille tour sur la place face à l'Hôtel de Ville est le château d'eau de l'ancien château Lonquety, construit vers 1860 pour Jules Lonquety, créateur de la Société Générale de Fonderie, vendu à M. Bourgain, cap-hornier. Détruit partiellement pendant la Seconde Guerre mondiale. Seul subsiste le château d'eau.
        • "La Tour du Renard doit son nom à l'ancien château (Manoir dit ferme de la Tour du Renard) qui se trouvait juste au-dessus, au point le plus haut de la ville et qui domine la mer d'une hauteur de 58 mètres; construite au XVIe siècle avec sa Tour qui faisait son originalité. La ferme fut détruite pendant la Seconde Guerre mondiale par  les Allemands. C'est un endroit charmant, un petit coin de campagne, une petite route bordée de chaque côté par des champs et des pâturages avec une vue magnifique sur notre ville et sur le Portel et la mer." (https://sites.google.com/site/sitedepascalbernarddoutreau/la-tour-du-renard)

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    • édification par la charte communale acquise au : XIIe siècleCliquez sur l'image pour accéder à l'album
    • construit en : 
      • XIIe siècle : construction d'un premier beffroi quand la ville obtient sa charte, il est agrandi en 1374 et détruit en 1537
      • 1583 et 1590-1610, construction d'un nouvel hôtel de ville avec horloge et carillon dans le beffroi. Une balustrade est ajoutée en haut du beffroi au XVIIe siècle
      • 1931-1932, reconstruction après-guerre
    • architecte : Adrien Demailly (pour celui du XVIIe siècle) / Eugène Bidart pour l'actuel.
    • style : ancien Hôtel de ville : gothique, Renaissance et dorique. Maintenant néo-Renaissance flamande
    • matières : ancien Hôtel de ville : pierres bleues et briques rouges, maintenant pierres blanches et briques rouges
    • hauteur : originellement 43 mètres, maintenant 55 mètres (111 marches / 5 étages)
    • lieu : Hôtel de Ville - 36, place Faidherbe - 62450 Bapaume
    • renferme : les services communaux (et anciennement aussi la prison)
    • visitable : non (le site http://histoirebapaume.e-monsite.com/pages/la-mairie-et-son-beffroi.html montre des photos)
    • inscrit : non

    • girouette : un lion, puis un ange de bois doré tenant dans la main droite un soleil et dans la gauche une main de justice, puis une Renommée, maintenant les armes de la ville
    • cloches : originellement 4 grosses cloches : cloche du couvre-feu ou de la retraite de 1564, cloche du tocsin de 1738, Joyeuse (cloche du mayeur) de 1720. Elles portaient toutes le nom du mayeur de l'époque, et 15 petites. Maintenant 20 cloches pesant 1218 kg.
    • carillon (mélodies) : 
      • au quart d'heure : Ah ! vous dirai-je maman, / Ce qui cause mon tourment
        • puis : Les marins de la République / Montaient le vaisseau le Vengeur !
        • maintenant : J'ai un pied qui remue et l'autre qui ne va plus
      • à la demi heure : Où peut-on être mieux / Qu'au sein de sa famille ?
        • puis : Encore un qui ne l'aura pas / La timbale, la timbale (de l'opéra-comique, la Timbale d'argent du Bapalmois Léon Vasseur).
      • Au trois quart d'heure : En avant, marchons / Contre leurs canons, / Courons à la victoire.
      • à l'heure : Vive Henri IV !
    • légende / anecdote : Pendant la Première Guerre mondiale, Bapaume est un endroit stratégique dans le cadre de Bataille de la Somme. La mairie piégée par des soldats allemands par une mine et un retardateur explose juste avant leur arrivée, le  26 mars 1917 ; deux députés du Pas-de-Calais, Raoul Briquet et Albert Taillandier, sont tués dans cette explosion. Un monument leur rend mémoire.
    • Au cours de la Deuxième Guerre mondiale Bapaume a de nouveau été une zone d'intenses combats. Le maire Guidet qui faisait partie de la Résistance, fut arrêté et déporté au camp de Groß-Rosen où il mourut le 27 novembre 1944. Depuis 1948 un monument qui le montre au moment de son arrestation honore son souvenir. À l'Hôtel de Ville se trouve une urne avec de la terre de Groß-Rosen ainsi qu'un tableau le représentant.
    • Carnaval : Orchestre d'Harmonie de Bapaume est très actif.

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  • en haut à gauche : Album de Croy-1569-1648)
    au milieu à gauche : de 1908 à 1912 avec annexe
    en bas à gauche : de 1913 à 1917
    en haut à droite : 1926 à 1942
    en bas à droite : reproduction sur le socle de la statue de Basly (maire et architecte)
    en bas au milieu : Hôtel de Ville depuis 1966


    La « Maison de Ville » se trouve à peu près à l’emplacement de l’actuel Hôtel de Ville. Il faudrait remonter aux temps anciens pour trouver l’origine de la municipalité de Lens. On trouve trace d’échevins dès 1255 qui étaient à la fois juges et administrateurs. Les échevins, parmi lesquels était désigné le Maire, étaient nommés par le Comte et l’envoyé du Roi. A l’aube du 16ème siècle, les échevins nommaient eux-même leur successeur.

          En 1756, l’échevinage exerçait encore la haute, moyenne et basse justice. Le lieu de justice se trouvait à l’extérieur du bourg en direction de Pont à Vendin. On aperçoit sur la peinture la « justice à trois piliers » (au-dessus du chiffre 10) à l’orée du Bois de Lens.

         Près de la Maison de Ville avec la même architecture, sur la gauche de la peinture, on aperçoit la Halle dont la construction remonte au 13ème siècle.  Certains jours de la semaine, on y exposait en vente toutes sortes de marchandises. Sous Louis XI, les marchands n’avaient pas le droit de négocier à moins de deux lieues du bourg s’ils n’avaient pas exposé leurs marchandises pendant trois jours sous halle !  Bien plus tard, une halle aux grains sera construite à l’emplacement du château.

         Sur la droite de la Maison de Ville, on distingue un édifice non répertorié en légende. Il est rouge donc construit en briques et muni d’une tourelle avec un toit en pointe. Il semble que ce soit le Baillage de Lens. Le baillage de Lens, dont l’origine est fort ancienne, était l’un des plus importants de l’Artois. Le baillage, qui jugeait et prononçait sentence au nom du Grand Bailly de Lens, était nommé par le Roi. La prison se trouvait dans les dépendances du château. Une anecdote : en 1378, le baillage de Lens condamna à mort un criminel, François Bochet. Celui-ci fut pendu la nuit même au bois de Lens. Mais le criminel était clerc et l’évêque d’Arras décida, en représailles, d’excommunier le bailli de Lens, le lieutenant et les officiers du baillage. D’autres histoires comme celle-ci sont relatées dans Le Dictionnaire historique et archéologique du Pas de Calais de 1879, tome 3. Le premier bailly de Lens en 1277 se nommait Huon de Saint Omer et le dernier, en 1780, Lefevre de Lassure (ou de Lessus).

    source : http://lelensoisnormand.unblog.fr/2010/12/01/lens-avant-la-revolution-francaise/


    L'hôtel de ville

    L’hôtel de ville a été construit en 1822 à l’emplacement de la maison de ville de l’Ancien Régime. Auparavant, on peut dénombrer au moins deux édifices. Le premier apparaît dans le dénombrement des bâtiments de la ville datant de 1569 et a été probablement détruit aux alentours de 1648 suite au siège de la ville par les Espagnols et au démantèlement des fortifications sur ordre de Louis XIV.

    Sur son toit, il y avait une cloche destinée à sonner le tocsin, dans la tradition de la bancloque de l’Ancien Régime.

    L’escalier du perron, composé de 12 marches, était glissant et sans balustrade. Il a été remplacé en 1896, pour laisser place à un escalier en grès moins dangereux, doté d’une rampe (une somme de 1090 francs avait été débloquée pour les travaux à la fin de l’année 1895). Le 29 août 1908, il fut à nouveau remplacé pour un autre, en granit de Soignies avec une grande balustrade. Les plans de ces escaliers ont été dressés par l’architecte Jean Goniaux de Douai.

    Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, on ajoute à l’hôtel de ville une annexe sur son flanc gauche (du côté de l’église Saint-Léger), sur l’emplacement de la ferme Charles Roussel, dit Berdalot(1). Cette annexe abritait, entre autres, les services de l’Etat civil et des travaux.

    En 1912, la ville de Lens, devenue capitale du pays minier a décidé de se doter d’un nouvel hôtel de ville, digne de son importance. Le précédent fut donc abattu et laissa la place à un bâtiment plus grand et d’une grande richesse architecturale. C’est Emile Basly, alors maire de Lens, qui en a dressé les plans avec l’architecte Jean Goniaux de Douai. La première pierre a été posée le 27 mai 1913. Pour l’anecdote, cette première pierre contenait une boîte métallique renfermant des objets et des photographies de l’ancienne mairie. Détruit pendant la Grande Guerre, l'hôtel de ville fut reconstruit à l’identique et inauguré en 1926(2). Sur les trumeaux du vestibule d’honneur, on pouvait y voir 22 panneaux de marbre blanc, où étaient inscrits les noms des 15.000 Lensois, civils et militaires, morts pendant la guerre.

    Bombardée en 1944, l’hôtel de ville est fortement endommagé. Rasé en 1956, il a été remplacé par un bâtiment plus moderne qui fut inauguré le 14 février 1965 par Jean Tomasi, préfet du Pas-de-calais, en présence du député-maire Ernest Schaffner(3). Celui-ci a été agrandi dans les années 80 avec la construction de l’aile sud sur 4 niveaux.


    (1) ce fermier a vendu sa ferme pour partir en Amérique. Il était populaire à cause de sa force herculéenne.
    (2) après la destruction de la Mairie, les services municipaux s’installèrent dans l’ancien presbytère derrière l’église, puis dans les caves de la Banque de France. Après l’évacuation de la ville et jusqu’au 9 août 1919, ils s’installèrent 6 rue du Hanovre à Paris. Puis, jusqu’à l’inauguration de la nouvelle Mairie, ils utilisèrent des baraquements érigés sur la place du Cantin.
    (3) Après la guerre, l’immeuble a été partiellement réparé et les services municipaux continuaient à y travailler. Après sa démolition en 1956, les services se sont installés dans un baraquement du ministère de la Reconstruction (situé à l’emplacement de l’actuel gymnase du lycée Condorcet) et dans l’immeuble de la Société Générale (place Jean Jaurès) pour l’Etat civil. Les services installés dans le baraquement du ministère de la Reconstruction, ont déménagé dans les bâtiments de la Gare Sainte Elisabeth (actuellement parking de la Médiathèque) après la destruction de ces derniers, nécessaire à la construction du gymnase Condorcet. En 1963, les Houillères deviennent propriétaires de la gare et l’ensemble des services se retrouve dans le bâtiment de la Société Générale jusqu’en 1965.

    auteur(s): - Mémoire de Lens -
    Dernières modifications le 20 février 2008 à 13h02
    source : http://www.memoiredelens.info/hotel_de_ville.html


    La gare Sainte-Elisabeth fut construite dans les années 1920 et se trouvait face aux Grands Bureaux, rue Edouard Bollaert. Le bâtiment était légèrement surélevé, pour y accéder, il fallait monter quelques marches. C’était une bâtisse construite tout en hauteur avec une grande porte qui donnait sur un hall d’entrée. Elle fut pendant un temps le local de l’administration de la ville de Lens jusqu’à la construction de la nouvelle mairie en 1966.

    source : http://lelensoisnormand.unblog.fr/2010/08/06/les-chemins-de-fer-des-mines-de-lens-4/


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