• Calais (Kales)

    • édification par la charte communale acquise au XIIe siècle par Mathieu d'Alsace (1137-1173), comte de Boulogne, confirmée en 1181 par Gérard de Gueldre, comte de Boulogne.
    • construit en :
      • 1231 : première trace d'une maison échevinale
      • 1346 : premier siège qui fait passer la ville sous contrôle anglais, Édouard III voulait en massacrer la population, mais après négociation, accepte la reddition sans violence de la ville à la condition que six notables viennent à lui, tête et pieds nus, avec une corde autour du cou pour être pendus ; la femme d'Édouard III, Philippa de Hainaut le supplia en pleur de les épargner ; il céda mais exila tous les Calaisiens qui ne lui firent pas serment d’allégeance pour les remplacer par des sujets anglais
      • fin XIVe : construction de l’Hôtel de Ville
      • 1362 : construction de l’Étape des laines comme halle au draps (deviendra la bourse des marchands puis l’Hôtel de Guise)
      • 1436 : deuxième siège par Philippe le Bon qui échoue à récupérer la ville
      • 1558 : la France conquiert la ville après deux cents ans de présence anglaise, l’Étape des laines est donné au duc de Guise qui lui donne son nom, le bâtiment de l’ancien Hôtel de Ville prend donc cette fonction
      • 1595 : la ville devient espagnole pour deux ans
      • 1609 : réparation de la tour par le mayeur de la ville, Claude Monet
      • 1740 : reconstruction de l'Hôtel de Ville avec beffroi et carillon
      • 1771 : rajout de la coupole détériorée par le temps
      • 1885 : fusion des communes de Calais et Saint-Pierre-lès-Calais (faubourg ouvrier de textile) et décision de la construction d'un nouvel hôtel de ville sur l’espace entre les deux villes (une plaine sablonneuse appelée « le Sahara »)
      • 1893 : on installe un musée dans l’ancien Hôtel de de ville
      • 1895 : inauguration de la statue d'Auguste Rodin Les Bourgeois de Calais
      • 1911 : début de construction du nouvel hôtel de ville à un nouvel emplacement
        1914 : les travaux sont interrompus par la guerre
      • 1925 : inauguration
      • 1940-1945 : la ville est détruite à 73 %, le nouveau beffroi est épargné, l’ancien Hôtel de Ville disparaît
      • 1994 : ouverture du Tunnel sous la Manche
      • 2010 : rénovation (ascenseur et escalier) du beffroi pour permettre sa visite
    • architecte : Nouvel Hôtel de Ville : Louis Debrouwer (qui reprend le projet d'Ernest Decroix en y ajoutant un beffroi)
    • style :
      • Ancien Hôtel de Ville : gothique Tudor
      • Nouvel Hôtel de Ville : néo-flamand
    • matière : Nouvel Hôtel de Ville : béton armé (premier du genre), brique rouge de Courtrai et pierres blanches
    • hauteur :
      • Ancien Hôtel de Ville : quarantaine de mètre
      • Nouvel Hôtel de Ville : 75 m (116 à partir du troisième étage de l’hôtel de ville pour atteindre l’horloge, puis une centaine de marches en colimaçon pour accéder au clocheton)
    • lieu :
      • Ancien Hôtel de Ville : Place d'Armes / Rue Royale – Calais
      • Nouvel Hôtel de Ville : Place du Soldat-Inconnu - 62100 Calais
    • renferme :
      • Ancien Hôtel de Ville : au second étage, une bibliothèque de près de 10 000 volumes, puis un musée
      • Nouvel Hôtel de Ville : les services communaux
    • visitable : lundi au vendredi : de 08h00 à 12h00 et de 13h30 à 17h30
    • inscrit :
      • le 23 mai 1951 comme Monument Historique (crypte du XIVe s. de l'ancien Hôtel de Ville, 69 Rue Royale, près de la Tour de Guet)
      • le 26 juin 2003 comme Monument Historique
      • en 2005 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO
    • girouette :
      • Ancien Hôtel de Ville : une girouette (un oriflamme) sur la couronne royale
      • Nouvel Hôtel de Ville : un dragon doré
    • cloches :
      • Ancien Hôtel de Ville : une cloche indique l’heure de balayage et l’heure du couvre-feu, annonce les dépêches télégraphiques, appelle les électeurs au scrutin et prévient de l’entrée du hareng dans le port
    • carillon (mélodies) : « La Gentille Annette » de Boieldieu (compositeur français 1775-1834) (depuis 1961, par un carillon électrique sans cloche)
    • légende / anecdote :
      • C’est un des rares dont le beffroi n’est pas solidaire avec l’Hôtel de Ville.
      • Il existe plusieurs exemplaires du groupe des Bourgeois de Calais.
      • La commune de Saint-Pierre possède toujours son hôtel de ville, sur la Place Crèvecœur. De 1893 à 1925, il devient l’Hôtel de Ville provisoire des deux villes réunies. Il prend les fonctions de Palais de Justice à la construction du nouvel Hôtel de Ville.
      • Les Allemands volent une des cloches du carillon pendant la Seconde Guerre mondiale.
      • Quatre hérauts d’armes surmontent le beffroi, il s’agit de François de Guise, libérateur de Calais en 1558.
      • L’ensemble des vitraux de l’hôtel de ville a été réalisé par l’atelier de Pierre-Gustave Dagrant (1839-1915) installé à Bordeaux.
      • Le Général de Gaulle se marie avec Yvonne Vendroux (native de la ville) dans l’Église Notre-Dame de Calais en 1921. Une stèle de 1995 commémore cet évènement.
      • Les salles d'apparat du premier étage (y compris leur décor) : la salle des mariages, le salon d'honneur, le salon du conseil municipal et le cabinet d'apparat sont inscrites comme Monuments historiques par arrêté du 26 juin 2003.
      • À l’angle gauche de la façade de l'hôtel de ville, en direction du port, s’élève une allégorie de la Pêche, tandis qu'à l’angle droit, en direction de la cité industrielle, est érigée une allégorie de la Dentelle.
      • Le marché se tient sur la Place d’Armes depuis le XIVe siècle (tous les mercredis et samedis matins).

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  • Outreau (Wabingen)

     

    • édification par : l'essor de la ville, Outreau est passé de 1 000 habitants en 1857 à 6 700 habitants en 1927
    • construit en :
      • cf. sitedepascalbernarddoutreau et vidéos pascalbernard62
      • 1859 : un plan indique que le bâtiment situé 35 à 43 rue de l'Egalité sert de mairie, logement de greffier, logement d'instituteur
      • 1913 : rachat de la proriété rue du Calvaire (actuel rue Jean Jaurès) d'Adélaïde BOURA et Simon JACQUES pour devenir la Mairie, de 1913 à 1917 construction de chaque côté du bureau d'Octroi et de la Poste
      • années 60 : aménagement de la place en Jardin public (ancien parc du château Lonquety datant de 1860 dont seul subsiste le château d'eau de 1886), le blockhaus sert de base à un kiosque à musique
      • années 1970 : construction du nouvel Hôtel de Ville 
      • 1986 : destruction de l'ancienne Mairie pour construire un complexe socio-culturel Phenix, inauguré en 1988
      • 1991 : le blockhaus est dynamité pour le réaménagement du Jardin public
    • architecte : ? (sous le mandat de maire de Raymond Splingard)
    • style : moderne
    • matières : béton
    • hauteur : (?? marches / 5 étages)
    • lieu : Hôtel de Ville - rue du Biez - 62230 Outreau
    • renferme : services communaux
    • girouette : un phénix (depuis les années 90), symbole d'une volonté de renaissance économique et comme sur les armes de la ville qui sont : de gueules au phénix sur son immortalité d’or mouvant d’une devise de sable posée sur des ondes d’azur mouvant de la pointe, au chef d’argent chargé de deux bandes du champ
    • cloches : oui
    • légende / anecdote :
      • le quartier de Capécure est donné à Boulogne sur Mer en février 1835, et les hameaux du Portel et d'Equihen prennent leur indépendance respectivement en 1835 et en 1939.
      • Outreau doit son nom à sa situation géographique par rapport à Boulogne-sur-Mer, c'est à dire de l'autre côté de la rivière, la Liane, qui les sépare : Outreau c'est donc "Outre l'eau", la ville située sur l'autre rive. "Outreau (outre - eau) n’est pas une appellation anonyme... Du sommet de son beffroi, aussi loin que porte le regard vers la mer, toute la contrée faisant un promontoire côté gauche de la rivière de la Liane pourrait sembler sans curiosité particulière. Les apparences sont souvent bien trompeuses." (http://www.ville-outreau.fr/index.php?page=histoire).
        • Le nom néerlandais de Wabingen provient du hameau de Wabing(h)en (du germanique Walbodinga) : "Le comte Eustache III, dans sa charte de l'an 1121 pour les chanoines de S. Wulmer, confirme à ceux-ci la donation que son père Eustache-aux-Grenons et sa mère sainte Ide leur avaient faite de l'église de Walbinghen, ou Waubinghen, avec la moitié de la dime entière des laines. Le mot d'Outreau n'est pas encore prononcé ; mais on voit qu'il y a de l'hésitation dans l'énoncé de la dénomination territoriale, car plus loin, dans le même acte, à propos d'une terre de deux charrues que l'abbaye en question possédait au même lieu, ce n'est plus de Wabinghen que parle le comte, mais de la paroisse de S. Wandrille. Bientôt, dans les chartes de Samer de 1141 et 1145, libellées par les clercs du comte Etienne, la dénomination nouvelle apparaît dans sa forme latine de Ultra aquam, qui devient le nom définitif, Outreaue, avec toutes les variantes que comportent les transformations successives de l'orthographe française, Oultreaue, Oultreyawe, et même, à l'instar du dialecte Wallon, Oultreaywe." (Daniel Haigneré, Dictionnaire historique et archéologique du Pas-de-Calais, tome 3, p.357) 
      • L'altitude minimum de la commune est à 2 m au dessus du niveau de la mer.
      • Outreau est détruit à 90% et a perdu 188 de ses habitants sous les bombes, la ville reçoit la Croix de guerre avec étoile d’argent le 11 novembre 1948.
      • La vieille tour sur la place face à l'Hôtel de Ville est le château d'eau de l'ancien château Lonquety, construit vers 1860 pour Jules Lonquety, créateur de la Société Générale de Fonderie, vendu à M. Bourgain, cap-hornier. Détruit partiellement pendant la Seconde Guerre mondiale. Seul subsiste le château d'eau.
        • "La Tour du Renard doit son nom à l'ancien château (Manoir dit ferme de la Tour du Renard) qui se trouvait juste au-dessus, au point le plus haut de la ville et qui domine la mer d'une hauteur de 58 mètres; construite au XVIe siècle avec sa Tour qui faisait son originalité. La ferme fut détruite pendant la Seconde Guerre mondiale par  les Allemands. C'est un endroit charmant, un petit coin de campagne, une petite route bordée de chaque côté par des champs et des pâturages avec une vue magnifique sur notre ville et sur le Portel et la mer." (https://sites.google.com/site/sitedepascalbernarddoutreau/la-tour-du-renard)

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    • édification par la charte communale acquise au : XIIe siècleCliquez sur l'image pour accéder à l'album
    • construit en : 
      • XIIe siècle : construction d'un premier beffroi quand la ville obtient sa charte, il est agrandi en 1374 et détruit en 1537
      • 1583 et 1590-1610, construction d'un nouvel hôtel de ville avec horloge et carillon dans le beffroi. Une balustrade est ajoutée en haut du beffroi au XVIIe siècle
      • 1931-1932, reconstruction après guerre
    • architecte : Adrien Demailly (pour celui du XVIIe siècle) / Eugène Bidart pour l'actuel.
    • style : ancien Hôtel de ville : gothique, Renaissance et dorique. Maintenant néo-Renaissance flamande
    • matières : ancien Hôtel de ville : pierres bleues et briques rouges, maintenant pierres blanches et briques rouges
    • hauteur : originellement 43 mètres, maintenant 55 mètres (111 marches / 5 étages)
    • lieu : Hôtel de Ville - 36, place Faidherbe - 62450 Bapaume
    • renferme : les services communaux (et anciennement aussi la prison)
    • visitable : non (le site http://histoirebapaume.e-monsite.com/pages/la-mairie-et-son-beffroi.html montre des photos)
    • inscrit : non

    • girouette : un lion, puis un ange de bois doré tenant dans la main droite un soleil et dans la gauche une main de justice, puis une Renommée, maintenant les armes de la ville
    • cloches : originellement 4 grosses cloches : cloche du couvre-feu ou de la retraite de 1564, cloche du toscin de 1738, Joyeuse (cloche du mayeur) de 1720. Elles portaient toutes le nom du mayeur de l'époque, et 15 petites. Maintenant 20 cloches pesant 1218 kg.
    • carillon (mélodies) : 
      • au quart d'heure : Ah ! vous dirai-je maman, / Ce qui cause mon tourment
        • puis : Les marins de la République / Montaient le vaisseau le Vengeur !
        • maintenant : J'ai un pied qui remue et l'autre qui ne va plus
      • à la demi heure : Où peut-on être mieux / Qu'au sein de sa famille ?
        • puis : Encore un qui ne l'aura pas / La timbale, la timbale (de l'opéra-comique, la Timbale d'argent du Bapalmois Léon Vasseur).
      • Au trois quart d'heure : En avant, marchons / Contre leurs canons, / Courons à la victoire.
      • à l'heure : Vive Henri IV !
    • légende / anecdote : Pendant la Première Guerre mondiale, Bapaume est un endroit stratégique dans le cadre de Bataille de la Somme. La mairie piégée par des soldats allemands par une mine et un retardateur explose juste avant leur arrivée, le  26 mars 1917 ; deux députés du Pas-de-Calais, Raoul Briquet et Albert Taillandier, sont tués dans cette explosion. Un monument leur rend mémoire.
    • Au cours de la Deuxième Guerre mondiale Bapaume a de nouveau été une zone d'intenses combats. Le maire Guidet qui faisait partie de la Résistance, fut arrêté et déporté au camp de Groß-Rosen où il mourut le 27 novembre 1944. Depuis 1948 un monument qui le montre au moment de son arrestation honore son souvenir. À L'Hôtel de Ville se trouvent une urne avec de la terre de Groß-Rosen ainsi qu'un tableau le représentant.
    • Carnaval : Orchestre d'Harmonie de Bapaume est très actif.

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  • en haut à gauche : Album de Croy-1569-1648)
    au milieu à gauche : de 1908 à 1912 avec annexe
    en bas à gauche : de 1913 à 1917
    en haut à droite : 1926 à 1942
    en bas à droite : reproduction sur le socle de la statue de Basly (maire et architecte)
    en bas au milieu : Hôtel de Ville depuis 1966


    La « Maison de Ville » se trouve a peu près à l’emplacement de l’actuel Hôtel de Ville. Il faudrait remonter aux temps anciens pour trouver l’origine de la municipalité de Lens. On trouve trace d’échevins dès 1255 qui étaient à la fois juges et administrateurs. Les échevins, parmis lesquels était désigné le Maire, étaient nommés par le Comte et l’envoyé du Roi. A l’aube du 16ème siècle, les échevins nommaient eux même leur successeur.

          En 1756, l’échevinage exercait encore la haute, moyenne et basse justice. Le lieu de justice se trouvait à l’extérieur du bourg en direction de Pont à Vendin. On apperçoit sur la peinture la « justice à trois piliers » (au dessus du chiffre 10) à l’orée du Bois de Lens.

         Près de la Maison de Ville avec la même architecture, sur la gauche de la peinture, on apperçoit la Halle dont la construction remonte au 13ème siècle.  Certains jours de la semaine, on y exposait en vente toute sorte de marchandises. Sous Louis XI, les marchands n’avaient pas le droit de négicier à moins de deux lieues du bourg s’ils n’avaient pas exposé leurs marchandises pendant trois jours sous halle !  Bien plus tard, une halle aux grains sera construite à l’emplacement du chateau.

         Sur la droite de la Maison de Ville, on distingue un édifice nom répertorié en légende. Il est rouge donc construit en briques et muni d’une tourelle avec un toit en pointe. Il semble que ce soit le Baillage de Lens. Le baillage de Lens, dont l’origine est fort ancienne, était l’un des plus importants de l’Artois. Le baillage, qui jugait et prononçait sentence au nom du Grand Bailly de Lens, était nommé par le Roi. La prison se trouvait dans les dépendences du chateau. Une anecdote : en 1378, le baillage de Lens condamna à mort un criminel, François Bochet. Celui ci fut pendu la nuit même au bois de Lens. Mais le criminel était clerc et le’évèque d’Arras décida, en représailles, d’excommunier le bailli de Lens, le lieutenant et les officiers du baillage. D’autres histoires comme celle-ci sont relatées dans Le Dictionnaire historique et archéologique du Pas de Calais de 1879, tome 3. Le premier bailly de Lens en 1277 se nommait Huon de Saint Omer et le dernier, en 1780, Lefevre de Lassure (ou de Lessus).

    source : http://lelensoisnormand.unblog.fr/2010/12/01/lens-avant-la-revolution-francaise/


    L'hôtel de ville

    L’hôtel de ville a été construit en 1822 à l’emplacement de la maison de ville de l’Ancien Régime. Auparavant, on peut dénombrer au moins deux édifices. Le premier apparaît dans le dénombrement des bâtiments de la ville datant de 1569 et a été probablement détruit aux alentours de 1648 suite au siège de la ville par les Espagnols et au démentellement des fortifications sur ordre de Louis XIV.

    Sur son toit, il y avait une cloche destinée à sonner le tocsin, dans la tradition de la bancloque de l’Ancien Regime.

    L’escalier du péron, composé de 12 marches, était glissant et sans balustrade. Il a été remplacé en 1896, pour laisser place à un escalier en grès moins dangereux, doté d’une rampe (une somme de 1090 francs avait été débloquée pour les travaux à la fin de l’année 1895). Le 29 août 1908, il fut à nouveau remplacé pour un autre, en granit de Soignies avec une grande balustrade. Les plans de ces escaliers ont été dressés par l’architecte Jean Goniaux de Douai.

    Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, on ajoute à l’hôtel de ville une annexe sur son flanc gauche (du coté de l’église Saint Léger), sur l’emplacement de la ferme Charles Roussel, dit Berdalot(1). Cette annexe abritait, entre autre, les services de l’Etat civil et des travaux.

    En 1912, la ville de Lens, devenue capitale du pays minier a décidé de se doter d’un nouvel hôtel de ville, digne de son importance. Le précédent fut donc abattu et laissa la place à un bâtiment plus grand et d’une grande richesse architecturale. C’est Emile Basly, alors maire de Lens, qui en a dressé les plans avec l’architecte Jean Goniaux de Douai. La première pierre a été posée le 27 mai 1913. Pour l’anecdote, cette première pierre contenait une boîte métallique renfermant des objets et des photographies de l’ancienne mairie. Détruit pendant la Grande Guerre, il fut reconstruit à l’identique et inaugurée en 1926(2). Sur les trumeaux du vestibules d’honneur, on pouvait y voir 22 panneaux de marbre blanc, où étaient inscrits les noms des 15.000 lensois, civils et militaires, morts pendant la guerre.

    Bombardée en 1944, l’hôtel de ville est fortement endommagé. Rasé en 1956, il a été remplacé par un bâtiment plus moderne qui fut inauguré le 14 février 1965 par Jean Tomasi, prefet du Pas-de-calais, en présence du député-maire Ernest Schaffner(3). Celui-ci a été agrandi dans les années 80 avec la construction de l’aile sud sur 4 niveaux.


    (1) ce fermier a vendu sa ferme pour partir en Amérique. Il était populaire à cause de sa force herculéenne.
    (2) après la destruction de la Mairie, les services municipaux s’installèrent dans l’ancien presbytère derrière l’église, puis dans les caves de la Banque de France. Après l’évacuation de la ville et jusqu’au 9 août 1919, ils s’installèrent 6 rue du Hanovre à Paris. Puis, jusqu’à l’inauguration de la nouvelle Mairie, ils utilisèrent des baraquements érigés sur la place du Cantin.
    (3) Après la guerre, l’immeuble a été partiellement réparé et les services municipaux continuaient à y travailler. Après sa démolition en 1956, les services se sont installés dans un baraquement du ministère de la Reconstruction (situé à l’emplacement de l’actuel gymnase du lycée Condorcet) et dans l’immeuble de la Société Générale (place Jean Jaurès) pour l’Etat civil. Les services installés dans le barraquement du ministère de la Reconstruction, ont déménagés dans les bâtiments de la Gare Sainte Elisabeth (actuellement parking de la Médiathèque) après la destruction de ces derniers, nécessaire à la construction du gymnase Condorcet. En 1963, les Houillières deviennent propriétaires de la gare et l’ensemble des services se retrouve dans le bâtiment de la Société Générale jusqu’en 1965.

    auteur(s): - Mémoire de Lens -
    Dernières modifications le 20 février 2008 à 13h02
    source : http://www.memoiredelens.info/hotel_de_ville.html


    La gare Sainte Elisabeth fut construite dans les années 1920 et se trouvait face aux Grands Bureaux, rue Edouard Bollaert. Le bâtiment était légèrement surélevé, pour y accéder, il fallait monter quelques marches. C’était une bâtisse construite tout en hauteur avec une grande porte qui donnait sur un hall d’entrée. Elle fut pendant un temps le local de l’admisnistration de la ville de Lens jusqu’à la construction de la nouvelle mairie en 1966.

    source : http://lelensoisnormand.unblog.fr/2010/08/06/les-chemins-de-fer-des-mines-de-lens-4/


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    • édification par : l'essor de la ville sur le canal de la Deûle qui lui a permis de développer ses activités (batelière et  cimentière principalement). De 1180 à 1789, après la création du Comté de Flandre, Wadin le Wez (Vendin le Gué) se scinda en Vendin le Wiez (qui devient Vendin le Vieil) resté en Artois et Pons Wendinius (Pont-à-Vendin), alors en Flandre
    • construit en : 1927
    • architectes : L. Codvelle et R. Viart
    • style : néo-Renaissance flamande
    • matières : béton, pierres, briques
    • hauteur : env. 40m. (?? marches / 6 étages)
    • lieu : Hôtel de Ville - 1, Rue Emile Desmaret et Place Louis Lhernould - 62880 Pont-à-Vendin
    • renferme : service communal (avec anciennement la Poste)
    • visitable : non
    • inscrit : non

    • girouette : aucune, le bulbe a été enlevé
    • cloches : 14 coches
    • carillon (mélodies) : (depuis 2003) Le P'tit Quinquin, Ce petit vin blanc

    • légende / anecdote : La ville était situé dans les marécages du Nord, c'était le principal passage des Flandre vers l'Artois (Philippe de Valois passa à Pont-à-Vendin en allant au secours de Tournai assiégé par le roi d'Angleterre en 1340). Un droit de péage était établi sur ce pont. Les armes de la communes représentent un pont (de gueules au pont d'argent de trois arches, maçonné de sable, posé sur une terrasse aussi d'argent). De par sa position stratégique, le village a été anéanti à plusieurs reprises. La Deûle la sépare de la commune de Vendin-le-Vieil, marquant également la séparation historique entre l'Artois et la Flandre
    • Carnaval : traditionnellement la fête de Pont-à-Vendin est fixée au lundi de la Pentecôte. La fête foraine est le 4ème week-end de Mai.

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