• Cliquez sur l'image pour accéder à l'album

    • Charte communale acquise en : 1203 par le comte Robert Ier
    • édification par : le comte Renaud de Dammartin, Seigneur de Boulogne, pour son usage personnel
    • construit en : 
      • XIIe s. : construit par Renaud de Dammartin seigneur et comte
      • 1231 : le magistrat acquiert de Philippe Hurepel l'ancien donjon du château comtal
      • 1263 : la partie supérieure s’effondre
      • 1266 : perte des privilèges
      • 1720 : les poivrières avec girouettes, et la flèche de 20 m. coupée par une couronne avec girouette aux armes de la ville sont détruites par la foudre, l'étage octogonal la remplace
      • 1734 : construction de la Mairie sur les ruines du Palais Comtal
      • 1803 à 1809 : sert de support pour l’installation du télégraphe de Chappe et jusqu’en 1931, de point d’observation (Théodore Tourniquet en fut le dernier guetteur)
      • 1856 : embellissement par Debayser de l'Hôtel de Ville avec notamment ajout de la bretèche
      • 1931 : agrandissement de l’Hôtel de ville, on décide de le débarrasser des maisons qui l'entourent
    • architecte : inconnu. Etienne Martinet pour la restauration en 1720
    • style : roman médiéval
    • matières : pierres calcaires et grès
    • hauteur : 47 mètres (chemin de ronde, à 27 m.)(128 marches) et 4 étages (sur les 3 premiers des cachots et des latrines) :
      • 1er : salle d’armes 
      • 2e : salle d’audience 
      • 3e : salle des cloche
      • 4e : horloge et chemin de guet
    • lieu : Hôtel de Ville - Place de la Résistance / Place Godefroy de Bouillon - 62200 Boulogne-sur-Mer
    • renferme : anciennement tour de guet, lieu des réunions échevinales, prisons, conservation des trésors / actuellement les découvertes archéologiques et pièces de musée, un vitrail symbolisant Godefroy de Bouillon, qui serait né dans la commune en 1058. Il est sûr en tout cas qu'il est mort en croisade à Jérusalem le 18 juillet 1100
    • visitable : sur réservation à l'Office de tourisme
    • inscrit : 
      • le 18 juin 1926 comme Monuments Historiques
      • en 2005 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO
    • cloches : 2 cloches, Petit-Jean (ou l’Estourmie, 4000 kg) et Marie-Jeanne
    • légende / anecdote : 
      • c'est le plus vieil édifice de Boulogne (le phare et tour de guet 'Tour d'Ordre' s'effondra en 1644)
      • Il failli être détruit au moins par 2 reprises, en 1268, lorsque Saint-Louis, mécontent des Boulonnais, en prescrivit la démolition (elle ne fut pas achevée et on le reconstruit l'année suivante), puis en 1793, lorsqu’une pétition présentée au conseil municipal demanda sa destruction au nom de l’égalité et de la lutte contre la féodalité (il fut sauvegardé grâce à la vue qu'il permettait)

    votre commentaire
  • Cliquez sur l'image pour accéder à  l'album

    • édification par : la charte communale acquise avant 1111 confirmée par Philippe d'Alsace en 1188
    • construit en : 
      • 1355 : les échevins reçoivent l’autorisation de construire une halle avec beffroi en bois
      • 1372 et 1405 : destruction par des incendies
      • 1447 : reconstruction en pierre et brique
      • 1708 : effondrement pour cause de vétusté
      • 1717-1724 : construction de l'Hôtel de Ville actuel
      • 1872 : incendie qui endommage l'intérieur
      • 1914 : incendie qui l'endommage sans altération, sauf du lanternon
      • 1924 : reconstruction du beffroi
      • 1983 : Aire devient Aire-sur-la-Lys
    • architectes : Mathias Héroguel (ou Héroguelle, architecte du roi) et Hanotte, restauration par Jacques Alleman en 1924
    • style : baroque et classique
    • matières : briques et pierres
    • hauteur : 45 mètres (236 marches) et 7 étages :
      • 1er : Salle du loup (anciennement salle du trésor, maintenant salle électrique)
      • 2e : salle du tambour du carillon
      • 3e et 4e : salle des cloches
      • 5e : 4 tiges dirigeant à l'époque les aiguilles de l'horloge
      • 6e : horloge
      • 7e : salle de veille au guetteur, entourée de fenêtre, s’ouvrant sur le parapet
    • lieu : Hôtel de Ville - Grand'Place - 62120 Aire-Sur-la-Lys
    • renferme : services communaux
    • visitable : de mai à septembre, sur réservation à l'office de tourisme
    • inscrit : 
      • comme monument historique le 15 septembre 1947
      • sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2005
    • cloches : 2500 kg, 2 bourdons (bancloque et Vigneron avant 1926) et 14 cloches
    • carillon (mélodies) : 
      • au quart : Il pleut, bergère
      • à la demi : la Muette de Portici
      • au trois-quart : le Chant des Girondins (Mourir pour la Patrie)
      • à l'heure : La fillette aux chansons
    • légende / anecdote :
      • le beffroi repose sur quatre piliers de deux mètres d’épaisseur
      • Surmontant le beffroi, un campanile octogonal, entièrement vitré, est coiffé d’un dôme d’ardoises
      • Entre minuit et 4 heures, un guetteur criait jusqu'en 1914 : « Dormez, braves gens, je suis là et je veille sur votre sommeil ».
      • Le Passage des Hallettes passe sous le beffroi, il abrite une galerie
    • Carnaval : 
      • lancer d'andouilles du baillage de 1600 en style renaissance flamande
      • procession des Géants Lydéric et Crymhilde, son épouse

    votre commentaire
  • Paysages

                                            À Anatole Baju

    Au pays de mon père on voit des bois sans nombre.
    Là des loups font parfois luire leurs yeux dans l’ombre
    Et la myrtille est noire au pied du chêne vert.
    Noire de profondeur, sur l’étang découvert,
    Sous la bise soufflant balsamiquement dure
    L’eau saute à petits flots, minéralement pure.
    Les villages de pierre ardoisière aux toits bleus
    Ont leur pacage et leur labourage autour d’eux.
    Du bétail non pareil s’y fait des chairs friandes
    Sauvagement un peu parmi les hautes viandes ;
    Et l’habitant, grâce à la Foi sauve, est heureux.

    Au pays de ma mère est un sol plantureux
    Où l’homme, doux et fort, vit prince de la plaine
    De patients travaux pour quelles moissons pleine,
    Avec, rares, des bouquets d’arbres et de l’eau.
    L’industrie a sali par places ce tableau
    De paix patriarcale et de campagne dense
    Et compromis jusqu’à des points cette abondance,
    Mais l’ensemble est resté, somme toute, très bien.
    Le peuple est froid et chaud, non sans un fond chrétien.

    Belle, très au dessus de toute la contrée,
    Se dresse éperdument la tour démesurée
    D’un gothique beffroi sur le ciel balancé
    Attestant les devoirs et les droits du passé,
    Et tout en haut de lui le grand lion de Flandre
    Hurle en cris d’or dans l’air moderne : « Osez les prendre ! »

    Le pays de mon rêve est un site charmant
    Qui tient des deux aspects décrits précédemment :
    Quelque âpreté se mêle aux saveurs géorgiques.
    L’amour et le loisir même sont énergiques,
    Calmes, équilibrés sur l’ordre et le devoir.
    La vierge en général s’abstient du nonchaloir
    Dangereux aux vertus, et l’amant qui la presse
    A coutume avant tout d’éviter la paresse
    Où le vice puisa ses larmes en tout temps,
    Si bien qu’en mon pays tous les cœurs sont contents,
    Sont, ou plutôt étaient.
                             Au cœur ou dans la tête,
    La tempête est venue. Est-ce bien la tempête ?
    En tous cas, il y eut de la grêle et du feu,
    Et la misère, et comme un abandon de Dieu.
    La mortalité fut sur les mères taries
    Des troupeaux rebutés par l’herbe des prairies
    Et les jeunes sont morts après avoir langui
    D’un sort qu’on croyait parti d’où, jeté par qui ?
    Dans les champs ravagés la terre diluée
    Comme une pire mer flotte en une buée.
    Des arbres détrempés les oiseaux sont partis,
    Laissant leurs nids et des squelettes de petits.
    D’amours de fiancés, d’union des ménages
    Il n’est plus question dans mes tristes parages.
    Mais la croix des clochers doucement toujours luit,
    Dans les cages plus d’une cloche encor bruit,
    Et, béni signal d’espérance et de refuge,
    L’arc-en-ciel apparaît comme après le déluge.


    Paul Verlaine, Amour

    La mère du poète était d'origine de cette ville. Sa famille venait de Belgique.


    votre commentaire
    • édification par la charte communale acquise en 1157-1163 par Philippe d'Alsaccliquez sur l'image pour accéder à l'albume, confirmée par Philippe Auguste en 1194. Elle inspire celles de Gand, Ypres, Lille et Douai.
    • construit en :
      • Epoque romaine : Arras est déjà un civitas, chef-lieu administratif
      • 880 : Arras est détruite par les invasions normandes, elle se reconstituera autour de l'Abbaye de Saint-Vaast.
      • XIe siècle : la ville est déjà un des centres d'industrie drapière.
      • 1113 ou 1114 : on note l'apparition de l'échevinage d'Arras, alors composé d'un maieur et de douze échevins. En 1194, la ville élit ses magistrats de façon annuelle, ce qui fut imitée par la suite par la plupart des autres villes. Il y a alors un perron dans la ville, le perron Robert Cosset, du nom d'un riche bourgeois, appartenant à une famille impliquée dans les charges municipales aux XIIIe et XIVe siècles. Au XIIIe siècle, la tour de guet est alors le clocher de l'Eglise Saint-Géry, démolie à la Révolution française. Il semblerait qu'elle abritait également le trésor, ou huchet aux chartes.
      • XIIIe siècle : les bourgeois font du négoce et pratique l'usure parfois jusqu'à des taux de 20% et davantage pour les plus puissants souverains d'Europe, au grand damne de l'Église.
      • 1463-1477 : début de la construction du beffroi, pour symboliser le pouvoir de la commune et servir de tour de guet, les premiers guetteurs en sont Jean Delamotte et Pierre Goulûtre, ils demandent une augmentation de salaire, l'un  nous donne sa raison : à cause "du travail grand qu'il avoit plus à monter au beffroi qu'au clockier de Saint-Géry". Il toucha un demi-sol de plus par jour.
      • 1479 : Louis XI décide de raser la ville et l'efface des cartes, au propre comme au figuré : le nom d'Arras est banni, l'interdiction sera levé par Charles VIII.
      • 1492 : reprise des travaux mais ralentissement.
      • 1501-1506 : l’échevinage décide de construire un hôtel de ville ceignant le beffroi (maître d'oeuvre est Mathieu Martin), la halle aux cuirs devenant trop petite, elle sera détruite pour laisser sa place : "le lieu et place de l'eschevinaige est caducque et chiet en ruigne". Celle-ci était décorée de fresques et d'insignes de la ville, notamment les Rats d'Arras. La Halle aux draps se située à l'emplacement de l'actuelle rue de la Taillerie (signifiant mesurage). Pour sa construction, on dut vendre différentes maisons : la "maison que on dist la Vingtaine", la maison de la Bretecque, la maison du Poix...
      • 1520 : on décore la Chapelle Sixtine de tapisseries appelées Arazzi (elles sont maintenant au Musée du Vatican).
      • 1541 : on installe l'horloge, confectionnée par l’Arrageois Jacques Halot.
      • 1553 : achèvement du beffroi, surmonté l'année suivante de la couronne impériale et du lion d'Arras.
      • 1572 : ajout d'une aile de style Renaissance sur les plans de Mathias Thesson.
      • 1694 : on ajoute le carillon.
      • 1832 : le clocheton du beffroi (30 derniers mètres) menace ruine, on entame des travaux sous la direction de Trexel.
      • 1841 : on installe le lion.
      • 1843 : le facteur de piano Wagner installe le carillon.
      • 1844 : inauguration du couronnement terminé.
      • 1914 : endommagement par les tirs de l'artillerie allemande, le 6 octobre. Il s'écroule le 21 octobre. De son haut, on avait une vue trop dangereuse sur le front.
      • 1924-1934 : reconstruction de l'Hôtel de Ville à l'identique (la bretèche est plus petite cependant et sans les ajouts Second Empire), les nombreuses boves (galeries souterraines) n'allèrent pas sans poser problème. En 1930, on installe le lion, en 1932, on installe un nouveau carillon de 37 cloches.
      • 2000 : restauration du cadran de l'horloge.
      • 2005 : ravalement de la façade.
    • architecte : Jacques Le Caron. Pierre Paquet pour la reconstruction après-guerre.
    • style : gothique flamboyant.
    • matières : à l'origine, grès de Lewarde et de Montigny, pierres blanches ; actuellement, béton armé et grès d'origine récupéré des ruines et pierres blanches

    cliquez sur l'image pour accéder à l'album

    • hauteur : 75,36 m (à l'origine, 364 marches, maintenant 43 marches après l’ascenseur obligatoire / 9 étages)
    • lieu : Hôtel de Ville - Place des Héros - 62001 Arras
    • renferme : anciennement les services communaux / actuellement l'Office de tourisme et les salles du conseil municipal, une exposition sur le développement urbain. Le beffroi renferme la salle des cloches, puis la première galerie.
    • visitable : Tous les jours (en été, de 9 h à 18 h 30). Montée : 2,30 € adulte ; 1,60 € enfant ; gratuit – de six ans.
    • inscrit :
      • dès 1840, sur la première liste de monuments classés proposée par Prosper Mérimée, alors inspecteur général des Monuments Historiques, d'où le nom de Base Mérimée, pour la base de données répertoriant le patrimoine architectural français.
      • en 2005 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
    • girouette : un lion artésien (et non flamand) tenant un soleil datant du règne de Louis XIV, sur une couronne impériale (comme à Audenarde), symbolisant le souverain des Pays-Bas du Sud, Charles Quint. Le lion originale de 1554, complètement informe, se trouve aujourd'hui au musée, comme celui de 1841. Les flèches des lucarnes du toit de l'Hôtel de Ville sont aux armes des métiers.
    • cloches : au XVe siècle, la Banclocque, Effroy, Couvre-feu, Guet. Maintenant 40 cloches, soit 5727 kg et le bourdon La Joyeuse.
    • carillon (mélodies) :
      • à l'heure : Iras-tu vir el fet' d'Arras
      • au quart : Do-mi-sol-do
      • à la demi : Fra diavolo
      • aux trois-quarts : Do-mi-sol-do (trois fois de suite)
    • légende / anecdote :
      • Salon M. Battard, Arras était avec Tournai et Cambrai la plus vieille ville des Pays-Bas.
      • Inspiré par celui de Bruxelles pour sa base, et celui d’Audenarde pour son couronnement. Il inspirera celui de Saint-Quentin.
      • Un statue de Saint-Vaast décorait la façade, comme il y avait Notre-Dame de la Gésine (La Nativité) et Saint-Amé à Douai, les saints Michel, Jean, Philippe et André à Lille, Saint-Pierre à Louvain...
      • L'intérieur de l'hôtel de ville est remarquable pour ses boiseries sculptées dans la salle d'honneur.
      • L'Hôtel de Ville est placé sur la petite place, alors qu'habituellement il occupe la grande place. Ce "Petit Marché" abrite la Halle, la chapelle Notre-Dame des Ardents, la Maison Rouge, le pilori... Depuis 1945, elle porte le nom de place des Héros en hommage aux résistants arrageois fusillés pendant la guerre 1939-1945.
      • La Grand'Place fait 184m sur 96m (environ 1 hectare) et aligne 155 maisons toutes différentes, de style baroque flamand sur 345 colonnes de grès.
      • En 1789, les révolutionnaires assimilent la couronne à un emblème séditieux : le maire la sauve en la masquant d’une calotte de plomb en forme de bonnet phrygien.
      • C'est d'Arras qu'est partie la candidature des beffrois à l'UNESCO, à l'initiative de l'Arrageois François-Xavier Muylaert, président de l'association Beffrois et patrimoine.
      • Un concert de carillon a lieu les premiers samedis du mois à 11h, au moment du marché.
    • Carnaval : descente du père Noël, embrasement du beffroi début septembre célébrant la libération de 1944.

    votre commentaire
  • cliquez sur l'image pour accéder à l'album

    • Charte communale acquise en 1202 par Hugues IV Campdavène, Comte de Saint-Pol
    • édification par : l'essor de la ville
    • construit en : 2007
    • architecte : ??
    • style : cubique
    • matières : acier, verre
    • hauteur : une vingtaine de mètres
    • lieu : Hôtel de Ville, Place de l'Hôtel de Ville - 62130 Saint-Pol-sur-Ternoise
    • renferme : les bureaux communaux
    • cloches : En 1887, après la démolition de l'ancien hôtel de ville, une horloge à été placée à l'église. Le marteau de l'heure frappe sur la cloche ci-dessus; mais pour la demie et pour le carillon des quarts, on a placé dans le clocher trois petites cloches qui avaient fait partie de la sonnerie de la vieille horloge de la mairie. Elles ont été fondues en même temps que la cloche du feu, qui sonnait aussi l'heure à l'hôtel de ville ; elles portent toutes les trois les armes de la ville et la date 1699 (http://www.saintpolsurternoise.com/).
    • légende / anecdote :
      • Hugues IV Campdavène, Comte de Saint-Pol parti en Croisades juste après la remise de la charte "aux bourgeois de Saint-Pol et à leurs héritiers". Il mourrit à Démotica en 1205. Son petit-fils Hugues de Châtillon confirma les droits en 1227.
      • Ce n'est pas tout à fait un beffroi, mais une tour ajoutée à la façade de l'Hôtel de Ville, afin de faire semblant de beffroi. Cet Hôtel de ville date des années 50. L'ancien Hôtel de Ville, aujourd'hui Place Leclerc fut en fonction de 1830 à 1887. Puis un autre dans la rue de Frévent pris la relève jusqu'en 1943.

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique