• Palais Rihour :Lille (Rijsel) - Palais Rihour

    • 1220 : on inclut l'îlot de Rihoult dans l'enceinte que l'on reconstruit malgré l'interdiction du roi, Blanche de Castille restant clémente à ce sujet
    • 1248 : Bérard de Rihout donne son manoir et ses terres à l'hôpital Comtesse
    • 1430 : Philippe-le-Bon élève les jardins du Palais sur l'emplacement actuel de la rue du Palais
    • 1450 : Philippe le Bon engage des négociations avec la ville pour obtenir des subventions pour la construction d'un nouveau palais, la magistrat promit de lui donner 6000 livres en quatre ans : les marchands qui tiraient de grands profits du séjour de la cour, auraient à payer la plus grande partie de la somme.
    • 1453 : achat de l'ancienne manse de Rihout (ou Rioult ou Rihoult), îlot marécageux enserré par les bras de la Deûle et de bâtiments aux environs
    • 1454-1473 : construction par Philippe le Bon (il y réside en 1463, 1464 et 1466, il meurt en 1467) et son fils Charles le Téméraire, ducs de Bourgogne. L'architecte est Evrard de Mazières. On l'appelle la Cour de l'Empereur

    Le Palais Rihour du XVe au XIXe siècle se développe autour d'une cour fermée. A chaque côté du quadrilatère correspond un bâtiment ou un ensemble de corps de bâtiments dont les volumes et le parti d'élévation varient. L'aile nord, la plus haute, renferme la Grande Salle. Chacune des ailes peut être désignée selon son affectation :
    - aile ouest dite aile du duc (dans la perspective de la rue du Palais), avec la Chapelle qui subsiste de nos jours sur un côté
    - aile sud dite aile des dames
    - aile est dite aile de la galerie (ouvrant sur la place Rihour)
    - aile nord dite aile de la Gouvernance.
    Elles sont desservies par trois escaliers en vis et par un escalier d'honneur placé dans des tours hors d'oeuvre, à chaque angle. L'ensemble de l'édifice offre une sobre apparence, à peine tempérée par l'usage de matériaux de couleur et d'aspect différents (la brique et la pierre) et, surtout, par le parti décoratif choisi. Celui-ci privilégie les motifs d'amortissement. Garde-corps, lucarnes, souches de cheminées, pinacles et girouettes se hissent fièrement au-dessus des toits.
    Le Palais Rihour et ses vitraux, Itinéraires du patrimoine. La Voix du Nord, avec le concours de l'Association Christophe Dieudonné et de la ville de Lille, 1999. p.4

    On peut se rendre compte de l'importance de l'hôtel, par l'énumération des chambres : d'abord le local du concierge, la chambre à coucher et la cuisine ; puis l'épicerie, la chambre des dames, le grenier sur la garde-robe de Monseigneur, la chambre des couturiers et des cordonniers ; la chambre de l'armoyrie, la chambre au-dessus de celle des finances ; la garde-robe de Monseigneur, la chambre sous la chapelle, la chapelle (le Conclave qui existe encore), la salle de l'oratoire (également), avec un tableau de la Passion, la chambre du chapelain, la chambre du barbier, la grande salle, la chambre de la tour carrée, la grande chambre de feu Monseigneur Philippe, la petite chambre de Monseigneur, etc. L'ensemble des bâtiments, construits en pierre et brique, enfermait une cour carrée. La façade principale donnait du côté du marché. Elle était du style gothique de la dernière période.
    Saint-Léger, Alexandre de. Lille sous la domination des Ducs de Bourgogne. Lille, G. Dubar, 1909. p.54

    • XVIe siècle : les plaids des hommes de fief de la Gouvernance s'y réunissent
    • 1664 : acheté par le Magistrat de la ville à Philippe IV, roi d'Espagne pour environ 100 000 florins.
    • début du XVIIIe siècle : Le magistrat se réunie dans la Salle du Conclave, au 1er étage, jusqu'à la Révolution (la Place de Rihour s’appellera alors la Place de la République). On l'orne de magnifiques boiseries en chêne et de grandes toiles peintes par Arnould de Vuez (conservées maintenant au musée de l'Hospice Comtesse).
    Conclave vient du latin médiéval conclave, du latin conclave, pièce fermée à clé, de clavis, clé, et désigne plutôt le lieu et par métonymie l'assemblée des cardinaux élisant un nouveau pape. Cependant le Littré cite : Le disner fait, se retrairent les chevaliers en la chambre de leur conclave ; et là n'entra nul, s'il n'estoit chevalier portant l'ordre et les quatre officiers dessus nommés, O. DE LA MARCHE, Mém. liv. I, p. 263, dans LACURNE. Le Trésor de la Langue Française indique un sens par extension : assemblée délibérante
    • 1700 : incendie dans la nuit du 17 au 18 novembre, l'horloge est détruite, deux de tourelles et la fameuse salle de l'aile Nord (l'aile de la Gouvernance sur le Contour de l'Hôtel de Ville) où les Ducs tenaient leur cour plénière, et où Philippe-le-Bon célébra son festin du faisan. L'incendie commença dans la salle du spectacle (située sur la rue de la Comédie). "Au mois de novembre entre onze et douze heures de la nuit la maison de ville de Lille a été presque brûlée du côté du conclave. Cette perte a été regardée comme fort considérable tant pare que cet édifice était l'ancien séjour des ducs de Bourgogne et des empereurs qui les ont suivis que pour l'horloge qui était en haut du frontispice que l'on estimoit la chose la plus rare qu'il y eut à Lille".
    • 1729 : on reconstruit l'aile droite, et on y réaménage l'administration municipale et le Tribunal de première instance. L'escalier d'honneur mène au cabinet d'histoire naturelle, et aux salons de la société des arts, des sciences et de l'agriculture. Le Musée céramique se trouve dans la salle du Conclave. Les Archives occupent les combles.
    • 1736 : nouvel incendie de petite envergure
    • 1756 : 6 novembre, incendie qui ravage l'aile ouest, l'aile du Duc, du côté du jardin (l'actuelle rue du Palais). On restaure l'ensemble dans le style Louis XIV
    • 1759 : la façade est encore resplendissante de rouge vif
    • 1767 : une tour est démolie, le jardin intérieur est pavé

    La Maison commune excite toute la curiosité d'un voyageur, par l'antiquité de sa structure et par les souvenirs qu'elle rappelle. C'était en partie le palais même des comtes de Flandre, et entre autres de ce Philippe-le-Bon si célèbre dans nos déplorables histoires, qui le fit bâtir en 1430.
    Ce palais avait servi aux Souverains de Flandre jusqu'au temps où les Pays-Bas passèrent sous la maison d'Autriche, qui établit sa cour à Bruxelles.
    On entre d'abord dans une vaste cour quarrée, flanquée de murailles épaisses, et entièrement de brique : dans les quatre angles s'élèvent quatre tourelles octogones qui dépassent de bien haut les murailles dont elles s'appuient. Deux de ces tourelles ont été détruites par un incendie de 1700, ainsi que cette fameuse salle où les Ducs tenaient leur cour plénière, et où Philippe-le-Bon célébra son festin du faisan. Ce corps-de-logis a été reconstruit avec plus de dignité par Louis XIV ; c'est là que se tiennent les assemblées municipales, celles de quelques autorités judiciaires : l'on y trouve des salles spacieuses où se dispose fort à l'aise tout l'étalage d'une fête publique, avant de se développer à l'extérieur.
    Sur l'un des côtés de cette même cour, s'ouvre un escalier qui conduit aux seuls restes des appartements accessoires des anciens Ducs. Le plafond de cet escalier est sculpté en faisceaux arqués, et dans le vieux genre gothique. Là sont des chambres très-vastes et d'une grande hauteur, mais sans décoration : la chapelle des Ducs se trouvaient de ce côté ; c'est où siège actuellement le tribunal correctionnel.
    Cliquez sur l'image pour accéder à l'album Ce palais, à le considérer en masse, paraît avoir servi de forteresse. Dans les combles, près la chapelle, l'on a découvert dernièrement certains cabinets disposés de manière à faire croire que c'étaient des prisons d'Etat, où l'on suppliciait les Flamands rebelles.

    Barbault-Royer, Paul-François. Voyage dans les pays du Nord, de la Lys, de l'Escaut, etc (1800), pp.69-70

    • 1826 : construction d'un beffroi de 22m par l'architecte Leplus, sur l'aile droite, face à la rue du Palais Rihour, menant sur la Grand'Place. On utilise pour cela les débris de la façade de Saint Maurice qu'on décide de refaire sur les plans de Philippe Cannissié, architecte de la ville (1849-1867). La cloche dite Joseph, fondue pour Saint Maurice y est accroché. Une représentation de la tour existait sur la tombe de Louis Lecomte, doyen des guetteurs. Des maisons y sont accolées sur la qauche. On parle de "cacophonie architecturale" pour le définir tellement il est constitué d'éléments disparates
    • 1845 : reconstruction générale sur les plans de Charles-César Benvignat, le beffroi est démoli en 1857, ainsi que ce qu'il restait du Palais Rihour. Le guetteur trouvait sa place à l'Eglise Saint Catherine (dans le Vieux-Lille). Reste la chambre sous la chapelle, la chapelle et la salle de l'oratoire et l'escalier d'honneur qui est déplacé de l'intérieur de la cour à la rue du Palais, à côté de la chapelle. Tout le première étage est consacré à la collection du Musée des Beaux-Arts. La Bibliothèque déménage de l'église des Récollets détruite vers l'Hôtel de Ville jusqu'en 1854 : la salle des fêtes est devenue salle de lecture, la prison abrite les magasins

    Les services multiples de la municipalité réclamaient des bureaux bien agencés : il fallait des salles spacieuses pour les musées obscurément confinés dans la vieille église des Récollets qu'on allait jeter par terre pour édifier le nouveau lycée ; il fallait des magasins de dépôt pour l'octroi, de vastes salons pour les fêtes publiques. L'antique palais de Rihour fut condamné à disparaître. Sa façade, oeuvre de diverses époques, offrait des contrastes bizarres ; sa distribution intérieure réunissait les services les plus opposés : la prison, le tribunal de commerce, le salon du maire et le secrétariat, les bureaux de l'état-major de la place, ceux de l'état-civil, la conseil des prud'hommes, le musée d'histoire naturelle, le tribunal civil, les archives de la ville et du tabellion, les bureaux d'octroi et de police, etc., etc. Dans l'édifice du nouvelle hôtel-de-ville, l'architecte, M. Benvignat, sût concilier les aménagements les plus commodes avec les limites budgétaires, et dissimuler, sous le style de la Renaissance, l'emploi judicieux des matériaux de la localité.
    Si la démolition du grotesque beffroy construit en 1826 pour les guetteurs au feu laisse peu de regrets, les vrais Lillois ont vu avec chagrin disparaître le vieux monument historique, élevé par Jean-sans-Peur, habité par Charles-Quint et Louis XIV, le siège du repas du Faisan, la salle de la municipalité de 1792, où fut signée la fière réponse aux commations d'Albert de Saxe. Mais grande a été la satisfaction des archéologues de pouvoir encore admirer l'escalier de Philippe-le-Bon, transporté de toutes pièces près de la salle du Conclave, cette relique précieuse du passé, ce sanctuaire de la justice des échevins et de l'indépendance du Magistrat.

    Descamps, Ange. Lille - un coup d'oeil sur son agrandissement, ses institutions, ses industries. Lille : Impr. L. Danel, 1878. p.10

    • 1855 : la collection du Musée d'Histoire Naturelle prend place dans la Faculté des Sciences, elles seront transportées en 1894 dans l'Institut des Sciences naturelles nouvellement construit.
    • 1885-1892 : construction du Palais des Beaux-Arts de la République : la majeur partie des oeuvres est sauvegardée de l'incendie de la Première Guerre. Déjà le passage des cheminées rend possibles des incendies et les crevasses dues au tassement des maçonneries sur le sol tourbeux des Molfonds, principalement dans les parties du bâtiment où l'on n'a pas utilisé les anciennes fondations menacent le bâtiment.

    Ce vaste monument, d'une superficie bâtie de 4.012 m² a été construit en 1847 et 1859 par l'architecte Benvignat, hormis l'aile droite qui date du XVIIIe siècle et le pavillon de droite, qui est le dernier vestige de l'ancien palais des Ducs de Bourgnes.
    La partie ancienne est celle qui présent le plus d'intérêts. Salle des gardes au rez-de-chaussée, admirable escalier de pierre à paliers, Salle du Conclave (ancienne chapelle), tourelle à escalier. L'ancien Palais Rihour, dont cette partie est le seul vestige, avait été bâti au commencement du XVe siècle, par les ordres de Philippe-le-Bon, Duc de Bourgogne.
    Cet édifice est actuellement occupé par l'administration municipale et les différents services qui s'y rattachent. La bibliothèque commune très importante, se trouve placée dans l'aile gauche du bâtiment au 1er étage.
    Les bâtiments sont pourvue de l'éclairage électrique et d'un chauffage central à vapeur à basse pression.
    Ce monument peut être évalué à 2.000.000 francs.
    Le Commissariat central et les services d'octroi sont installés dans des immeubles voisins, sans importance au point de vue architectural.

    Association française pour l'avancement des sciences. Congrès. Lille et la région du nord en 1909. (volume 1). Lille : imp. l. Danel, 1909.

    • 1916 (fin avril) : incendie et démolition, ne subsiste que la Salle du Conclave et la Salle des Gardes, de l'époque de Philippe le Bon. Les services municipaux emménagent alors Boulevard de la Liberté et à la Préfecture puis, en avril 1918, rue Gambetta et également dans les locaux d'un établissement d'enseignement catholique parvis de la Treille. Tout sera regroupé dans le nouvel hôtel de ville inauguré en 1932 dans le quartier Saint Sauveur.Lille (Rijsel) - premiers beffrois
    • 1924 : le syndicat d'initiative "Les Amis de Lille" qui déjà pendant l'occupation, avait travaillé sur le thème de l'aménagement urbain, suggère de ne reconstruire que la salle du Conclave pour laisser la circulation libre sur la Place Rihour. La municipalité socialiste de Gustave Delory décide de déplacer la mairie dans le quartier St-Sauveur et de ne pas reconstruire l'ancien bâtiment édilitaire. Seule la chapelle du palais Rihour encore debout, est conservée et, en 1924, le conseil municipal décide d'y implanter le monument aux morts et lance un concours. Le 27 décembre 1924, le projet Melancolia présenté par l'architecte Jacques Alleman et le sculpteur Edgar Boutry est adopté, après quelques modifications.
    • On commence le déblaiement des ruines de l'Hôtel de Ville en 1922. En 1927, le Monument pour la Paix est accolé là où était attaché l'ancien Hôtel de Ville (inauguré le 22 mai). La bibliothèque et la Recette Principale (dite aussi ancien pavillon des finances) reste sur la place en regard du Palais Rihour (Salle du Conclave) jusque fin des années 70. Ce n'est que dans les années 50 qu'on végétalise le mur qui était accolé à l'aile nord de l'Hôtel de Ville. Ce qu'on nomme toujours le Palais Rihour abrite maintenant l'Office du Tourisme.

     

    Lille (Rijsel) - Palais Rihour

     

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    Hôtel de Ville :

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    • 1792 : première rénovation du quartier Saint-Sauveur, jugé insalubre par ses alignements de taudis, de courées et caves
    • 1846 : la rue Wicar perce les quartiers malsains de Saint-Sauveur, et une place, ornée d'une fontaine publique, était venue répandre l'air et la vie au milieu de cette multitude condensée (Ange Descamps). En 1850, 953 caves de Lille sont habitées par 3687 personnes
    • 1860 : l'avenue Kennedy, alors appelée rue de la Rénovation, est percée
    • 1920 environ : 272 maisons du quartier Saint-Sauveur sont achetées pour être démolies
    • 1924 : construction de l'Hôtel de Ville sur les plans de l'architecte Emile Dubuisson, dans le quartier de Saint Sauveur afin de le rendre salubre, sur une idée de Gustave Delory. Roger Salengro continue son idée de "Palais pour le peuple". Un monument commémore leurs mandats, devant l'Hôtel de ville.
    • 1927 : construction du beffroi : 106m (le plus haut de France), Place Roger Salengro.
    • 1932 : inauguration
    • 1936 : suicide du maire socialiste de Lille (de 1924 à 1936), Roger Salengro : son bureau, au 1e étage du beffroi restera vide jusqu'à nos jours (depuis 1955, les maires occupent le bureau de l'adjoint)
    • 2000 : rénovation de l'Hôtel de Ville et extension

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  • La Bassée (Basse)

    • édification par la charte (de Vervins ou de La Bassée) acquise en 1194 par Baudouin de Flandre et de Hainaut aussi nommé Baudouin de Constantinople (1171-1206) qui la mise en pratique pour la première fois à La Bassée
    • construit en : 
      • 1456 : première mention d'une halle de vente (à gauche de l'Hôtel de Ville) et une halle des plaids (sorte de cours de justice, à droite de l'Hôtel de Ville) avec une cloche de ban
      • 1747 : reconstruction de l'Hôtel de Ville pour cause de vétusté (17 000 florins de frais)
      • 1924 : inauguration du nouvel hôtel de ville après la Première Guerre mondiale où la ville est détruit presque en totalité
    • architecte : Léon Debatte et Gaston Brodelle (nouvel Hôtel de Ville)
    • style : Renaissance (nouvel Hôtel de Ville)
    • matières : briques rouges et pierres blanches
    • hauteur : 30 m (nouvel Hôtel de Ville)
    • lieu : Hôtel de Ville - Place du Général de Gaulle - 59480 La Bassée (nouvel Hôtel de Ville)
    • renferme : les services communaux
    • visitable : non
    • girouette : Lion des Flandres (nouvel Hôtel de Ville)
    • cloches : 1 dans le beffroi détruit
    • fortification de la ville par Vauban
    • légende / anecdote : 
      • Autrefois entourée de marais, la ville est maintenant sur le cours du canal d'Aire à La Bassée construit par Louis XIV, qui réunit la Haute Deûle (canalisée) à la Lys (affluent de l'Escaut). Cette situation explique également le nom de la ville, qui signifierait « Terre basse », bien que la ville soit située dans une plaine peu accidentée. L'expression « La bassée » pouvait autrefois désigner une zone humide et basse fréquemment inondée, avec un sens proche de celui que nous donnons au mot « bassin » dans l'expression « Bassin-versant ».
      • La ville de Tours, marraine de La Bassée, contribua, notamment financièrement, à la reconstruction de l'Hôtel de Ville qui possède ainsi un petit air de ressemblance avec celui de Tours.
      • Une sculpture de Maurice Ringot, dans l’escalier d’honneur de l’Hôtel de Ville, rend hommage à Louis-Léopold Boilly est un artiste-peintre né en 1761 à La Bassée et décédé à Paris le 4 janvier 1845.

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    • édification par la charte communale acquise en juin 1262 par Marguerite de Constantinople, Comtesse de Flandre, confirmée par son fils Gui de Dampierre
    • construit en :
      • 1608 : premier mention d'un beffroi en briques, il sonnait notamment la fermeture des portes de la ville, les heures de marché, les retraites des bourgeois et des militaires
      • 1822-27 : reconstruction presque à l'identique du beffroi qui fut rasé car il risquait de s'effondrer depuis 1770. La date et une équerre sont inscrites dans le mur du fond de rez-de-chaussée
      • 1834 : reconstruction de l'Hôtel de Ville
      • 1835 : le phare de Grand-Fort-Philippe est construit, jusqu'à cette date, le beffroi sert de point de repère aux marins
      • 1883 : installation de l'horloge
      • 1884 : Grand-Fort-Philippe devient commune autonome
      • 1901 : renouvèlement de la corniche, après avoir pensé le raser et construire un campanile à la mairie
      • 1903 : installation de la girouette
      • 2004 : illumination chaque soir du beffroi
    • architecte : Guillaume de Wittre ; Gravez, architecte dunkerquois (reconstruction de 1825)
    • style : beffroi autonome, style régional militaire du XVIIe siècle
    • matières : briques jaunes, calcaire et pierres de taille blanches, toit d'ardoise
    • hauteur : trentaine de mètres (une centaine de marches d'un escalier étroit) et rez-de-chaussée et 3 étages
    • lieu : Place Albert Denvers (deux fois maire de Gravelines, décédé en 2006, anciennement Place d'Armes puis Place Charles Valentin de 1950 à 2012) - 59820 Gravelines
    • visitable : non
    • inscrit :
      • comme Monument historique en 1948
      • en 2005 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO
    • girouette : petit drapeau
    • cloche : trois cloches sonnent tous les quarts d'heure
    • fortification de la ville par Vauban
    • légende / anecdote : 
      • Au XIIIe siècle, l'estuaire de l'Aa s'ensable, entraînant le déclinement économique de la ville. Au XIVe siècle, on construit un nouveau chenal.
      • Le prix de la reconstruction en 1827 s'éleva à 9 424 francs 25 centimes.
      • L’artisan de l’horlogerie du beffroi fut Jean Buirette dont la boutique, depuis quelques décennies, fait face, sur la place, à l’édifice.
      • Originalement village de pêcheurs spécialisés à la pêche à la morue en Islande (la ville est jumelée avec Fáskrúðsfjörður depuis 1990), Gravelines était connue pour être une ville de garnison et une cité fortifiée par Vauban, maintenant la centrale nucléaire, six réacteurs refroidis par l'eau de la Mer du Nord, la plus puissante de France fait la "renommée" de la ville. EDF verse une taxe professionnelle à la ville.
      • La ville est classée parmi les 105 « plus beaux détours de France ».
      • L'horloge est remontée manuellement tous les huit jours et fonctionne grâce à un système de trois poids métalliques qui entraînent les deux cloches.
      • Depuis l'inscription à l'UNESCO, on réfléchit à le rendre accessible à la visite.
    • Évènement : descente du père Noël et marché de Noël ; journées eurorégionales des villes fortifiées (3e week-end d'avril) ; bals de carnaval ; fête des Islandais (dernier week-end de septembre)

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  • Lesquin

    • édification par : l'essor de la ville, au moment de l'implantation de plusieurs usines, la populations double en 20 ans (de 1890 à 1910), et redouble encore en 10 ans (de 1920 à 1930)
    • construit en : 1932
    • architecte : ?
    • style : art déco
    • matières : béton et briques
    • hauteur : trentaine de mètres (?? marches / 7 étages)
    • lieu : Hôtel de Ville - 39, rue Faidherbe - 59810 Lesquin
    • renferme : les services communaux
    • visitable : non
    • légende / anecdote : l'architecte de l'Église Saint-Barthélemy (1854) et de plusieurs autres des environs est Charles Leroy, l'architecte lillois de la cathédrale Notre-Dame de la Treille
    • Carnaval : les géants Hippolyte et Titée

     


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  • Orchies (Oorschie)

    • édification par la charte communale acquise en 1188 (identique à celle de Douai)
    • construit en : 1610 et 1927
      • XIIIe siècle : Marguerite, future comtesse, reçoit la terre de Pévèle en apanage. Elle réside à Orchies, au château de La Motte
      • 1610 : construction du beffroi tel qu'on le connaît
      • 1914 : dynamité en septembre, suite à l’incendie qui avait détruit la ville à 90%
      • 1927 : inauguration après reconstruction Hôtel de Ville et son beffroi
      • 1940 : de nouveau endommagé par des tirs d’obus allemands
      • 1947 : restauration
      • 1964 : le réaménagement de l'intérieur amène à un nouvelle inauguration
      • 1992 : l'édifice est surélevé d'un étage (pratiquement invisible de l’extérieur
    • architecte : inconnu
    • style : baroque, renaissance flamande
    • matières : briques rouges et pierres blanches, toiture de cuivre
    • hauteur : en 60m (? marches / 7 étages)
    • lieu : Hôtel de Ville - Place du Général de Gaulle - 59310 Orchies
    • renferme : services communaux
    • visitable : non
    • inscrit : non
    • girouette : sans
    • cloches : 48 cloches, coulées en 1995 en Allemagne de presque 4 t., se trouve dans l’église Notre Dame de l’Assomption
    • anecdote :
      • Le nom jeté des Orchésiens est Ches pourchots d'Orchies (« les cochons d'Orchies ») : après qu'un incendie ai ravagé la ville, des collectes dans les villages voisins furent organisées « pour cheux d'Orchies », expression qui a donné par déformation « pourchots d'Orchies ».
      • La ville est aussi réputée pour être la capitale mondiale de la chicorée, car c'est là que l'entreprise Leroux est basée, et que l'usine se situe. La Maison de la Chicorée (demeure familiale des Leroux, grande maison bourgeoise du XIXème siècle) peut être visitée.

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