• 1 : L'ancien Hôtel de ville (hazebrouck-autrefois.com)
    2 : Kaart van Hazebrouck (gezicht en plattegrond)-1649 (geheugenvannederland.nl)
    3 : Incendie de l'ancien Hotel de Ville (sur la Grand'Place) en 1801 (hazebrouck-autrefois.com)
    4 : La Grand'Place et l'Hôtel de Ville depuis 1820

    Les Hôtels de Ville
        En 1336, Hazebrouck (le marais aux lièvres en néerlandais) reçoit sa charte communale de Louis de Mâle, comte de Flandre, rédigée en flamand. Cette keure est une des plus anciennes pièces des Archives de la ville.
        En 1582, Philippe de Farnèse, le vicomte de Roubaix et les Espagnols incendient le premier Hôtel de Ville d'Hazebrouck.
        Le nouvel Hôtel de Ville, est construit au centre la place en briques rouges et pierres blanches et en 1589, avec beffroi octogonal, tribunal et prison. Il prend l'architecture du halle de 3 ailes. Le beffroi porte un cadran solaire et 4 cadrans d'horloge. Au sommet se trouvait une girouette représentant un Lion.
        Il brûla le 11 février 1801. Le greffier, M. Theeten parvint à s'enfuir par une fenêtre. Le linteau en pierre de l'entrée principale est déposé au Musée municipal. Une inscription rend hommage à la déesse romaine de la justice, Astrée. Un blason de Philippe II d'Espagne, alors régnant sur les Flandres, est aussi visible. On vend les pièces récupérables.
        Monsieur Drapier, architecte départemental présente le devis de reconstruction de L'hôtel de ville pour 128.997 francs, le 2 janvier  1806. Il s'inspire, semble-t-il, du Garde-Meuble de Paris. La construction commence le 6 mai.
        Tous les services de l’Hôtel de Ville, de la Sous-Préfecture, de la police et des Archives seront installées dans le couvent des Augustins jusqu’à la construction du bâtiment actuel.

        Dominant la Grand'Place (ou Place du Général-de-Gaulle) avec ses 12 colonnes doriques de 24 pieds de hauteur, de style néo-antique (gréoc-romain), il fût construit en pierre de Marquise de Andrethin et brique de 1807 à 1820, sous Napoléon Bonaparte et achevé sous la Restauration. Abrite également le ribunal de première instance et les justices de paix.
        En 1838, on ajoute l'horloge mécanique sonnant les haures et les quarts (avec deux mécanismes différents). Elle fera l'objet de deux restaurations en 1867 et en 1907, puis installée dans le hall de la mairie lors de l'électrification du bâtiments et de l'horloge actuelle. En 1912, Bellengier, élève de Cordonnier, veut élever un nouveau beffroi à l'arrière de l'Hôtel de Ville. Mais le projet n'est pas réalisé.

        La Façade arrière est abîmée durant la Première Guerre mondiale et restaurée entièrement.


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    • édification par : l'essor de la ville (séparation d'un quartier de Petite-Synthe)
    • historique :
      • 1877 : on crée Saint-Pol à partir d'un quartier de Petite-Synthe
      • 1881 : construction de l'Hôtel de Ville avec école de garçons de chaque côté du pignon central, avec logements de l'instituteur au premier étage. A l'époque, seule la partie centrale abrite les services de la mairie.
      • 1889 : Saint-Pol devient Saint-Pol-sur-Mer
    • construit en : 2003 (inauguration)
    • architecte : Daniel Cacheux
    • style : moderne
    • matières : briques jaunes
    • hauteur : 33m (?? marches / ?? étages)
    • lieu : Place du Chevalier de Saint-Pol, 59430 Saint-Pol-sur-Mer
    • sur logements sociaux
    • renferme : Office de Tourisme
    • visitable : non
    • inscrit : non
    • jacquemarts : 4 jacquemarts (les plus grands d'Europe, 1m 80) évoquant l'histoire de la ville : le Chevalier de Saint-Pol (fut successeur de Jean Bart, donant son nom à la ville) ; la Fileuse (pour la tradition ouvrière du textile) ; le Docker (pour les ouvriers du quai, travaillant au port) ; le Cheminot (la ville s'est développée avec leur arrivée).
    • girouette : aux armes de la ville
    • cloches : 13 cloches, 434kg (portant chaque mot de la phrase : JE CHANTE AVEC MES XII SOEURS AU COEUR DE ST POL SUR MER)
    • carillon (mélodies) :
    • légende / anecdote :
      • C'est le premier beffroi du troisième millénaire.
      • La Place nouvellement créée porte le nom du Chevalier de Saint-Pol-Hécourt, successeur de Jean Bart à la tête de l'escadre du Nord et dont on choisi le nom pour la commune (dont le hameau original s'appelait le "Dornéga" ou "Tornégat" ou "Trou aux ronces").
      • Les fondations du beffroi renferment un trésor... qualifié d'inventaire à la Prévert : des objets, témoignages, photos et documents des temps modernes, rassemblés par les élèves du collège Robespierre. Confinés dans deux caissons hermétiques ces "témoignages archéologiques" sont dédiés aux générations futures.

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  •     L'origine de ces sirènes était mystérieuse. Un savant érudit lillois, le chanoine Détrez, l'a mise en lumière. Selon lui, ces sirènes représenteraient la fée Mélusine dont la légende était très répandue au Moyen Age (1). Elle avait épousé un Lusignan (d'où son vieux nom de Mélusine, mère de Lusignan). En 1387, le poète Jean d'Arras écrivit son histoire pour le duc Jean de Berry, et grâce aux ménestrels, la légende se répandit rapidement dans le Nord, les Lusignan étant alliés aux ducs de Bourgogne, souverains des Pays-Bas à partir de 1384. La femme-poisson fut en honneur dans toutes les fêtes publiques. Aussi est-il vraisemblable qu'elle fut choisie comme mascotte par les échevins de Bailleul et d'Armentières. Comme elle était l'inspiratrice des constructeurs de châteaux et de tours, elle devint la patronne des guetteurs des beffrois (2).

       (1) Détrez, Les sirènes et les beffrois de Flandre, Bulletin de la Commission historique du Département du Nord, 1933 : Un seigneur Rémondin de Poitiers (ancêtre des Lusignan) épousa une femme nommée Mélusine. Il so'bligea à ne pas la voir le samedi, mais emporté par sa curiosité, il regarda par le trou de la serrure ; il la vit dans son bain, se peignant les cheveux, un miroir à la main et le corps terminé par une queue de poisson. Le cri qu'il poussa la fit disparaître, mais chaque fois qu'un Lusignan se trouve en danger, elle revient au château ; elle apparaît comme messagère de malheur, au sommet de la tour, et pousse des cris avertisseurs".
       (2) Détrez, ibid.

    M. Battard, Beffrois, Halles, Hôtels de Ville dans le Nord de la France et la Belgique, p.36-37
    Brunet, Arras, 1948


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    • édification par : l'essor de la ville
    • construit en : 
      • (source : http://tortue.brodeuse.free.fr/wavrin.htm et http://www.ville-wavrin.fr/ensavoirplus/historique2.html)
      • Cliquez sur l'image pour accéder à l'albumavant 1840 : dans la maison appartenant au Seigneur de Wavrin, elle comprenait une prison
      • 1840 : construction de la Mairie (à l’actuel emplacement du laboratoire d’analyses médicales en face de la « Place de la Mairie »), située au centre du vieux Wavrin et comprenant l'école
      • 1853 : agrandissement de la mairie (ancienne maison du Seigneur de Wavrin)
      • 1918 : entièrement détruite lors de la retraite allemande, on met en place un baraquement. La commune est rasé à 90%. Des baraquements de bois faisaient office de Poste, d’école, de gare et même d’église...
      • 1924 : construction de la nouvelle derrière l'ancienne, sur la Place de l'Aiguille, financé à l’aide de dommages de guerre. Elle a une tour campanile et comporte une salle de mariage, une salle des fêtes avec une scène pour les représentations artistiques. Le logement de concierge avec la bascule municipale, préalablement installée sur la petite place de la Mairie et démolie en 1918, donnait quant à lui sur l’arrière (côté sur Carnot)
      • 1933 : on met l'horloge dans le campanile
      • 1980 : rénovation 
    • architecte : Eugène Ricouart
    • style : Art Déco
    • matières : briques
    • hauteur : une vingtaine de marches (?? marches / 4 étages)
    • lieu : Hôtel de Ville - Place de la République - 59136 Wavrin
    • renferme : les services communaux
    • visitable : non
    • cloches : 1 cloche à côté de la sirène sur le toit
    • légende / anecdote : 
      • Wavrin fut toujours sous tutelle de seigneurs selon Victor Becquart (Les communes de l'arrondissement de Lille - documents historiques et archéologiques. Lille : impr. de L. Danel, 1879 ; p764)
      • en 1419, un procès stipule que : "les manants des fiefs ressortissant de la maison de Wavrin n'avaient point de redevances envers autres que ses seigneurs et maîtres"
      • On raconte que le 21 juin 1940, l’ancien caporal Hitler, revenu faire une sorte de pèlerinage dans les Weppes s’arrête à Wavrin ou il était estafette cycliste en 1914. Il entra dans une colère noire en voyant le péristyle de l’ancienne église disparu (oubliant que ce sont ses propres camarades qui l’avaient dynamité) avant de confier à Rudolf Hess avoir été « photographié par un jeune homme du pays » sur les marches de l’église avec d’autres soldats
    • Carnaval : 
      • ducasses (installées sur la Place de la Mairie puis depuis 1993 sur le parking de la salle polyvalente) qui ont cependant toujours lieu le 3ème de juin et le 1er dimanche d’octobre
      • lancer de friandises le week-end de la Saint-Nicolas (6 décembre)

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    • édification par : la charte communale acquise en : 1177 par Philippe Auguste, comte de Flandre, confirmé en 1249 puis en 1517 par Charles Quint (les cloches avaient salué, en 1513, sa venue, quand il était âgé de 13 ans et demi)
    • construit en : 
      • 837 : premier document attestant l'existence de Bailleul, ce qui en ferait la plus ancienne ville flamande
      • 1177 : Bauduin, châtelain de Bailleul, obtient l’autorisation d’avoir un beffroi et des cloches. On construit l'Hôtel de Ville en pierre avec beffroi (tour de guet) en bois, la salle voûtée gothique soutenue par un pilier cubique encore visible au pied du beffroi. Le métier de guetteur est supprimé à Bailleul en 1895
      • 1412 : les avoués et les échevins avaient décidé de faire sonner la grosse cloche pour annoncer le début du travail dans les champs».
      • XVIe siècle : plusieurs incendies dans la ville l'endommage, on reconstruit l'Hôtel de Ville avec beffroi et horloge dans le style de l'époque. Une rénovation à lieu en 1556 en grès d'Artois venant de Béthune par la Lys
      • 1607 : construction de la flèche avec girouettes portant les armoiries des échevins, bailli et greffier mais dès 1681, un incendie ravage une brasserie puis l'hôtel de ville et 488 maisons (l'évènement est raconté par De Springher dans Belle brandt, Bailleul brûle)
      • 1800 : le Beffroi soutient un télégraphe qui forme la correspondance entre Lille et Dunkerque, la bascule publique se trouve sur le parvis de l'Hôtel de Ville
      • 1914-1918 : destruction de la ville à 98% (seul le présidial du XVIIe est épargné), l'obus allemand tombé sur le beffroi le 23 mars 1918 est conservé dans le hall de l'Hôtel de Ville. Plus de 100.000 obus ont été tirés sur Bailleul entre avril et août 1918. Le Monument aux Morts se situe sur l'ancien site de l'église Saint-Amand, sous forme d'une ruine symbolisant le socle du beffroi et ce qui restait de l'église Saint-Waast
      • 1924-1932 : reconstruction de la tour du beffroi, la bretèche, la tourelle d'angle et son imposante toiture percée de lucarnes. Le premier projet plus riche, du même architecte , ne verra pas le jour faute de subside
    • architecte : Louis-Marie Cordonnier pour la reconstruction après guerre (il est également l'auteur de l'Eglise Saint-Vaast et de plusieurs maisons de la Grand'Place)
    • style : néo-Renaissance flamande
    • matières : salle gothique en grès, béton armé, pierres calcaires et briques jaunes
    • hauteur : 62 mètres (192 marches) avec 4 étages :
      • rez-de-chaussée : salle gothique du XIIe siècle, à l'origine salle des gardes, elle abrita le bureau d'octroi et le poste de police
      • 1er étage : salle d’exposition sur la ville et le beffroi (à l'origine salle des archives)
      • 2e étage : ancien mécanisme de l’horloge et les quatre «placards» qui renferment les cadrans de l’actuelle pendule (à l'origine salle du trésor avec titres et chartes)
      • 3e étage : reproduction à taille réelle de la girouette, Mélusine
      • 4e étage : salle des cloches
    • lieu : Hôtel de Ville - Grand'Place - 59270 Bailleul
    • renferme : services communaux dans l'Hôtel de Ville, exposition sur la ville dans les salles du beffroi
    • visitable : 
      • de mars à décembre, le 1er dimanche du mois à 16h
      • d'avril à septembre, les samedi et dimanche à 16h
      • en juillet et août, les mardi et jeudi à 11h, le vendredi à 20h, les samedi et dimanche à 16h
      • Du chemin de ronde (difficile d'accès), à 40m, on voit les monts de Flandre (du mont Noir au mont Rouge), les clochers des villages alentours (plaine de la Lys et l’Artois) et même Lille lorsque le ciel est dégagé. Chaque angle du chemin de ronde, est dirigé vers un point cardinal
    • inscrit : 
      • le 11 décembre 1922 (alors qu'il est en ruine)
      • le 30 mars 1992, le carillon
      • en 2005 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO
    • girouette : la sirène Mélusine (depuis 1690, de 1m 20 et 22 kilos, maintenant 1m 35 et 32 kilos en cuivre), d'après une légende poitevine datant de 1392 écrit par le trouvère Jean D'Arras pour Jean de Berry. En 1930, certains Bailleulois voulaient retrouver Mélusine, alors que d'autres voulaient le Lion des Flandres. On décida de remettre Mélusine (elle coûta 12000 francs) et de mettre un Lion sur le clocher de la bretèche. Rénovée en 1966 (après que la foudre l'eut percutée), redorée en 1970 (en même temps que la rénovation de la flèche), rénovée de nouveau en 2006 (après que la foudre ait encore endommagée son bras gauche et son miroir)
    • cloches : 35 cloches dont 8 grosses cloches (un peu plus de 5 tonnes en tout), le bourdon porte l'inscription suivante : Avec mes 34 soeurs je remplace dans le beffroi le carillon de 33 cloches qui fut coulé en 1717 par Antoine Bernard, fondeur à NeufChâteau en Lorraine et qui fut anéanti le 23 mars 1918 par l'artillerie
    • carillon (mélodies) : le manuel est en attente de rénovation, un carillon d'étude se situe au pied du beffroi
      • à l'heure : Drink, drink zuystocktee (Buvez, buvez de la tisane de réglisse) (voir la vidéo)
      • au quart : Een kalemanden rock / Een wit mantlyntjen d'rop (Un jupon de calemande (étoffe) / par dessus un mantelet blanc) (air de Dunkerque)
      • à la demi : air flamand ancien retrouvé par Edmond de Coussemaker, homme politique et ethnologue de Bailleul 
      • au trois-quart : Als de grote kloke luydt / De Reuze komt uit (Quand la grosse cloche sonne / le Géant sort)
    • légende / anecdote :
      • les clefs de la voûte de la salle gothique porte un lion (armoiries des Comtes de Flandre), un agneau portant un étendard, les armoiries de la ville, un agneau pascal portant une croix. Une pierre d'un corbeau porte une fleur de lys (également présent sur un sceau de la ville)
      • en 1894, un employé de l'octroi doit relever l'heure à la gare pour régler l'horloge du beffroi devenue imprécise. On dit qu'elle sonnait une minute avant la cloche de l'église, se targuant d'être à l'heure pile
      • des vitraux à l’image des activités économiques ayant fait la prospérité de Bailleul ornent l'Hôtel de Ville : la dentelle, la poterie, le tissage...
      • le mécanisme du carillon est un cylindre de boîte à musique d’1,20m de diamètre
      • Concernant le beffroi en lui-même, Jérôme Steenkiste (président de l’office de tourisme des monts de Flandre) explique que son style est parfois qualifié de hanséatique car «d’Ypres à l’Angleterre, on retrouve ces façades à pas de moineaux.»
      • Le beffroi sert de phare la nuit
    • Carnaval : lors du carnaval (5 jours allant du vendredi soir précédent mardi gras jusqu'au mardi gras), sortie du géant Gargantua (assis, il mesure 5m) et jets de tripes (de boucher bien sûr) par le docteur Piccolissimo

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