• Binche

    Binche

    • édification par le développement économique de la cité (à deux pas de la « chaussée Brunehaut », la Via Belgica, qui reliait dans l’Antiquité Bavay à Cologne) et à l’émergence des libertés communales donnaient au XIIe siècle par Yolande de Gueldre (env. 1090-1131), veuve de Baudouin III de Hainaut ; leur fils, Baudouin IV de Hainaut dit « Baudouin l'édificateur » ou « Baudouin le bâtisseur » fait honneur à son nom en fortifiant la ville (élargit au XIVe siècle à sa taille actuelle). Binche est une des premières villes du Hainaut à jouir de franchises municipales.
    • construit en :
      • XIIIe siècle : pour la base originelle, la boucheri (la rue longeant à droite l'Hôtel de Ville se nomme toujours la Rue des Boucheries), avec à l'étage la maison dou bourc ou loge delle ville, le beffroi servait alors de poste de guet qui surmonte l’édifice qui servait auparavant de halle, de boucherie communale et de lieu de réunion du magistrat
      • XIVe siècle : ajout des 3 arcades gothiques
      • 1545 : Charles Quint donne son château à sa soeur Marie de Hongrie
      • 1554 : l'Hôtel de Ville est incendié par les troupes françaises d’Henri II, suit une restauration par Jacques Du Brœucq ou Jacques Dubreuil
      • 1735 : style néo-classique par un décor de stuc et de plâtre de l'architecte Laurent-Benoît Dewez sur la façade rehaussée ce qui engonce le beffroi dans la toiture, à l'intérieur ajout de faux plafonds
      • 1825 : statut de ville par le roi
      • 1856 : le beffroi qui risque de s'effondrer est voué à la démolition, l'hôtel de ville et son beffroi nous sont parvenus grâce à l'opiniâtreté de la Commission royale des Monuments et Sites, relayée par le bourgmestre Derbaix qui suscitera une restauration profonde en 1896
      • 1896 : on retire les décors de Dewez, des cartouches sont apposés sur la façade (celle de Charles-Quint, de Marie de Hongrie et de la ville de Binche ainsi que le monogramme de Marie de Hongrie), rénovation sous la direction de l’architecte Langerock, avec la collaboration de l’historien Ernest Matthieu
      • 1949 : restauration de l'intérieur avec peinture de Suzanne Pletinckx, artiste binchoise, à l'occasion du 400ème anniversaire des Fêtes de 1549 (visite à Binche de Charles Quint)
    • architecte : Jacques Du Brœucq (env. 1505-1584), architecte montois, pour la restauration après l'incendie de 1554
    • style : gothique (hôtel de ville et arcades), renaissance (tour) et baroque (flèche bulbeuse)
    • matières : grès de Bray, pierres de taille en grès et briques rouges, ardoise
    • hauteur : 35m (5 étages - ? marches)
    • lieu : 7 Grand'Place et 2 Rue des Boucheries - 7130 Binche (Hainaut)
    • renferme : services communaux avec Salle des Pas Perdus (halle aux viandes), la Salle des Mariages ; à l'étage, la Salle du Conseil et le Cabinet du bourgmestre (autrefois salle d’audience des magistrats, avec sur la cheminée, l'arbre généalogique des noms des magistrats du XIXe siècle)
    • visitable : l'Hôtel de Ville, uniquement dans le cadre de la visite de la ville : Renseignements et réservations auprès de l'Office du Tourisme de Binche
    • inscrit : 
      • classé Monument par le Gouvernement wallon le  15 janvier 1936
      • en 1999 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO
    • girouette : un oriflamme
    • cloches : un carillon de 26 cloches dont certaines du XVIe siècle, 2 cloches de volée :
      • l’Indépendance (le bourdon pèse 1700 kg et porte l’inscription « J’adnonce l’heure et non le tort. / Chacun se garde de la mort. / Jan Grognart ma faict à Mons 1598 ». Elle porte aussi les armoiries des archiducs Albert et Isabelle, et du duc d’Aumale, gouverneur de la ville)
      • Binette (pour la demi-heure, porte le blason de Binche et l’inscription « Saint-Ursmé notre patron priant à Dieu que toute âme fut sauvai qui sont cause de ma façon. 1596 ». Elle annonçait les assemblées du conseil du Magistrat, de même que les incendies et plus tard les séances du tirage au sort pour la conscription militaire).
    • carillon (mélodies) : du XVIe siècle sonne aux quarts d’heures l’air de gilles « Le Petit jeune homme de Binche »
    • légende / anecdote : 
      • La devise de la ville est « PLVS OVLTRE » (toujours plus loin), devise en vieux-français de Charles Quint. Elle est lisible sous son blason sur la façade de l'Hôtel de Ville tout comme, dans sa version originale PLVS VLTRA, sur le drapeau espagnol. Le blason de la ville montre un château fort symbolisant un des Comtes de Hainaut, avec sur la gauche les armoiries du Hainaut et sur la droite le lion de Binche. La façade de l'Hôtel de Ville porte également le monogramme de Marie de Hongrie.
      • On trouve parfois la version néerlandaise Bing, Bins ou Bijns pour la ville de Binche. En latin, on a Bincium (1124).
      • Sur la Grand'Place, on trouvait plusieurs halles : hale de dras, d'escoherie et de vieswarie, halle dou bleit, halle à la viande Les Maisiaux (du latin macellum, "boucherie, marché aux viandes") ou halle à la chair, halles aux filets, des draperies, des friperies, des tanneries...
      • Une Statue de Yolande de Gueldre, réalisée par Edmond de Valériola en septembre 1911, se trouve face à la gare de Binche.
      • Jacques du Broeucq, l'architecte de la rénovation du Beffroi de Binche, rencontra Marie de Hongrie à Bruxelles pour lui montrer les plans de deux constructions : le château de Binche (détruit lors du siège de 1578 dont il reste les ruines au sud de la ville) et la place-forte de Philippeville. A la fin de cette entrevue, la régente des Pays-Bas lui fait comprendre qu'il est désormais son architecte officiel. Dès lors, les demandes de construction ne cesseront d'affluer avec en point d'orgue le pavillon de chasse de la régente Marie à Morlanwelz (Mariemont).
      • L'architecte flamand Pierre Langerock est l'auteur d’un grand nombre de restaurations et réalisations dans la ville de Binche tels que l’Hôtel de Ville (1896-1899), la collégiale Saint-Ursmer (1898), la Gare (1905-1910).
      • Plusieurs vitraux d'exception sont à découvrir dans les diverses salles de l'intérieur de l'Hôtel de Ville.
      • Le Théâtre communal, sur la gauche de l'Hôtel de Ville, était nommé le Grand Salon ou le Waux Hall (construit en 1825). Il est remplacé par un Théâtre communal (bâtiment actuel), construit en 1932 par l'architecte Saintenoy. Celui-ci prend feu au niveau de la toiture à cause du feu d'artifice de Mardi Gras en 2017. Les 80.000 litres déversés par les pompiers ont provoqué un dégât des eaux. Le théâtre a dû fermer ses portes pendant 6 mois.
      • Le Musée du Carnaval et du Masque (à côté de l'église Saint-Ursmer) se trouve dans les locaux de l'Athénée royal (anciennement Collège des Augustins). Le monument est classé depuis 1965.
    • Carnaval : le Carnaval de Binche est également reconnu en 2003 par l'UNESCO comme faisant partie du patrimoine mondial en tant que chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité. Le Gille porte le prénom du compositeur hennuyer Gilles de Binche ou Gilles de Bins, né à Mons vers 1400 et décédé le 20 septembre 1460 à Soignies. Le Gille apparaît pour la première fois dans les textes en 1795 en tant que personnage se révoltant contre le régime politique français du Directoire qui voulait interdire le port du masque. La légende la plus populaire, imaginée par le journaliste Adolphe Delmée au XIXe siècle, est celle du Gille descendant des Incas (représentés en hommes sauvages tatoués avec des plumes sur la tête) apparu en costume dans un cortège lors des fêtes organisées par Marie de Hongrie en 1549 pour accueillir son frère Charles Quint.

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