• Le Cateau-Cambrésis

    • Cliquez sur l'image pour accéder à l'albumCharte communale acquise en : 1179. le Comte de Flandre, Philippe d'Alsace, avait acquis la prévôté du Câteau, laquelle était tenue en fief dépendant de l'évêché, et conférait des droits considérables. L'évêque, a son retour, voulut annuler cette aliénation, et il fut convenu que la prévôté de Câteau serait conservée par Philippe, sa vie durant, et qu'ensuite elle serait réversible à l'évêque. Cette transaction fut confirmée pat un charte de l'empereur Frédéric de l'an 1184. Il est probable que cette dignité et les prérogatives y attachées, étaient la propriété particulière d'une famille, puisque nous la voyons, en 1225, passer à un gentilhomme du Câteau, nommé Werric, qui en fit l'abandon, du consentement de ses frères, à l'évêque Godefroi de Fontaines (Adolphe Bruyelle. Notes historiques, statistiques et géologiques sur les communes de l'arrondissement de Cambrai. 1849 ; p.234-35)
    • édification par : l'essor de la ville et la charte de privilèges concédée par l'archevêque de Cambrai en 1705, François de Salignac de La Mothe-Fénelon dit Fénelon (écrivain religieux et philosophe, 1651-1715), auteur des Aventures de Télémaque (1699), roman pseudo-historique et utopique contre la politique du roi Louis XIV
    • construit en : 
      • 1001 : l'évêque de Cambrai crée, grâce à un diplôme de l'Empereur Otton III du Saint-Empire une forteresse primitive du nom de Castellum Sanctae Mariae, d'où le nom de Cateau. Le blason de la ville visible sur l'Hôtel de Ville rappelle le château primitif de Sainte-Marie
      • 1533 : construction de l'Hôtel de Ville sur une base plus ancienne sous l'autorité de l'évêque de Robert de Croÿ
      • 1705 : construction du beffroi sous l'épiscopat de Fénelon, archevêque de Cambrai et Seigneur du Cateau. Le procès-verbal porte : "Aujourd'hui mardi vingt-huitième jour du mois d'avril mil sept cent cinq, environ les six heures du soir, a esté mise la première pierre du beffroy, parmi un grand concours du peuple. Messire Jean-Louis de Blondel, chastelain gouverneur, seigneur de Ferhin du Barlet, a mis la pierre ou estoient gravez les armes de monseigneur François Mothe Fénelon, archevêque de Cambrai, nostre prince et seigneur"
      • 1842-1863 : restauration par l'architecte M. de Baralle qui publia une notice sur ce sujet
      • 1977 : Le Cateau devient Le Cateau-Cambrésis
    • architecte du beffroi : Jacques Nicolas de Valenciennes
    • style : Renaissance italienne et flamande (pignon à pas de moineau et clocher à bulbe typique). Selon les préceptes d'Andrea Palladio, faisant la synthèse des classicismes grec et latin : rez-de-chaussée d'ordre toscan, 1e étage d'ordre dorique, colonne géminée d'ordre ionique puis corinthien et composite. Flèche baroque
    • matières : pierres calcaires et grès
    • hauteur : 70 mètres (?? marches / 4 étages)
    • lieu : Hôtel de Ville - Place du Général de Gaulle - 59360 Le Cateau-Cambrésis
    • renferme : les services communaux
    • visitable : dans une visite guidée de la ville
    • inscrit : comme Monument Historique le 8 avril 1909 (non classé sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, comme celui de Merville, au grand désespoir des habitants de ces deux villes)
    • girouette : drapeau argent plaqué or portant le blason de la ville
    • cloches : 27 clochettes de 1933, représentant 1877 kilos (les précédentes au nombre de 14 furent emportées par les Allemands en 1917. Elles sonnaient tous les soirs à 9 heures, les lundi, jeudi et samedi pour inviter les habitants à balayer devant chez eux)
    • carillon (mélodies) : La Madelon ou
      • à l'heure : le Menuet (de Mignon)
      • au quart : Il pleut bergère
      • à la demi : Les cloches de Corneville
      • au trois-quart : Auprès de ma blonde
    • légende / anecdote :
      • Très attachée à ses privilèges donnés par l'archevêque de Cambrai, la majeure partie de la population se montre réservée vis-à-vis de la Révolution, ce qui freine sensiblement le développement ultérieur de la ville. Le fronton au dessus de la fenêtre du 1e étage du centre portant les armes de Fénelon fut martelé lors de la Révolution ; le blason de la ville portant le château de Sainte-Marie le remplace
      • en 1869, dans le Salon d'honneur, au 1er étage de l'Hôtel de Ville se marient Anne Gérard et Emile Matisse, né en 1869 dans la maison de ses grands-parents maternels, bourgeois catésiens qui pratiquaient la tannerie. Le Musée Matisse fut d'abord installé dans ce salon en 1952 avant de déménager dans le palais Fénelon, ancien palais des archevêques de Cambrai (datant 1770-1772 et rénové en 2002, il abrite le musée depuis 1982), non loin de là sur la Place du Commandant Edouard Richez, entre la Rue Charles Seydoux (industriel textile de la ville et député du Nord de 1852 à 1870) et la Rue Gambetta
      • Au XIXe siècle se tenait encore deux grandes foires, le 1er mai et du 22 au 30 septembre. Il y avait aussi une foire aux bestiaux le 22 de chaque mois et des marches aux grains les jeudi et samedi
      • Le Cateau-Cambrésis est la première ville câblée de France. Le réseau local offre trente chaînes de télévision et comprend une chaîne d'information locale, Beffroi vision (créé en 1986)
      • Ses habitants  sont appelés les Catésiens. Le nom jeté des habitants du Cateau-Cambrésis est les Foireux.
    • Carnaval : Le géant du Cateau-Cambrésis est le père Mathieu, un maquignon

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